‹ Mémoires de l'Académie de Stanislas (volume 4)Chapitre 45 sur 98 · NOTICE BIOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

NOTICE BIOGRAPHIQUE

SUR

GUIBAL, SCULPTEUR

Pai m. GUTOAL,

AHGlIIf JOGB DB PAIX A NANCY.

La plupart des auteurs de Thistoire de Lorraine , en parlant de la statue de Louis XY qui', avant la révolution, embellissait la Place Royale de Nancy, Tout attribuée à Gyfflé autant qu*à Guibal , mon aïeul. Le principal motif de cette notice est de prouver qu*elle était de ce dernier seul.

Dieudonné-Barthélemy Guibal est né à Nismes, le 3 février 1699. J*ignore où il termina ses études de dessin, d'architecture et de sculpture ; mais il parait qu'il jouissait déjà d'une certaine célébrité en 17S6, puisqu'il fut appelé à Lunéville par le duc Léopold , pour contribuer à l'embellissement de ses châteaux et de ses jardins.

11 s'y maria deux fois. De son premier mariage, il eut un 61s, Nicolas Guibal, qui étudia la peinture à Paris, y

obtint on grand prix, fut envoyé à TEcoIc française à Rome; puis, après avoir parcouru I*Italie et TAIIemagne, fut nommé premier peintre du grand duc de Wurtemberg à Stuttgard.

Quand Bonaparte , premier consul , envoya en Allemagne une commission chargée d*acquérir des tableaux pour le musée, M. Neveu, président, en rendant compte de sa mission, exprima le regret de n'avoir pu apporter aucun des tableaux de Guibal ; parce que, dit-il, ce sont des fresques, qui onient les palais et les églises de Munich et de Stuttgard (f ).

De son second mariage, Barthélémy Guibal eut de nombreux enfants, dont deux fils et quatre filles survécurent ; il maria Tatnée à M. Mathis, son meilleur élève, n embellit le Bosquet de Lunéville de nombreuses statues, parmi lesquelles on remarquait Apollon et les neuf Muses les quatre Saisons et plusieurs groupes et statues historiques ou allégoriques (3).

François III, qui succéda ft Léopold, son père, ne régna qu'un instant en Lorraine , ce duché ayant été échangé contre celui de Toscane, où il devint François II; par son mariage avec Marie-Thérèse , il devint ensuite empereur d'Autriche , sous le nom de François I". Ce

(!) Nieolas Guibal, remporta aossi en 1785, le* prix proposé par racadémie de Roaea, pour reloge de ffîcolas PooMin.

(2) Plu tard il a fait aossi les deox slatoes colossales de saiat Pierre et de saint Micbeîi qui sarmonlent les deax clochers de la paroisse de Luncvine.

qui (probablement après révénement), a donné Tidée de eetle prophétie:

Qaaod trois François dans un homme on verra Le nom Lorraia pour jamais s'éteindra.

Le 30 septembre 1736» Louis XV et Stanislas Leekzioskiy roi de Pologne, son beau-père, signèrent le traité qui donnait à celui-oi Tusufruit de la Lorraine et du Barrois, avec deux des six millions environ que rapportaient ces provinces. Il arriva à Lunéville le 3 avril 1737. Ami et protecteur des arts, il continua les embellissements commencés par ses prédécesseurs. Cest surtout poar Nancy qu*il fit des dépenses qui paraissent exu^ordinaires , vu la modicité de ses ressources. Mon aïeul fit pour lui, notamment : les quatre statues , ainsi que la Renommée et la France couronnant le médaillon de Louis XY, qui décorent TArc-de-Triomphe à TexU^mité de la place de la Carrière ; les groupes d'enfants qui ornent ses fontaines, ainsi que le couronnement des portes et les bustes (brisés en 1792) qui entouraient la place elliptique, devant le Palais du Gouvernement.

En 1750, il présenta à Stanislas les modèles des deux fontaines , Tune de Neptune , Tauti^e d*Amphitrite qui embellissent la place Stanislas. Le roi lui dit: Cela est tré»-beau, mais ton devis est trop cher ; mes revenus ' ne me permettent pas une telle dépense. Cela tient, répondit Guibal, au prix du bronze, si vous voulez ne les

Taire faire qu*en plomb» cela ne coûtera que rooUié. Le roi y consentit (1) (2).

Stanislas » pour compléter rembellissement de cette place» voulait Fomer de la statue pédestre de son gendre. On lui conseillait de s^adresser à des sculpteurs de Paris qui avaient faic leurs preuves ; il répondit : je ferai on appel aux artistes, mais j*ai confiance dans le goAt et le talent de Guibal ; j'espère qu*il empêchera un étranger de venir lui ravir Thonneur qu'il peut acquérir par ce nouvel ouvrage.

Guibal se mil immédiatement à Tœuvre. Il ne se borna pas k faire un simple dessin. Pour qu'on pût mieux juger de la statue» vue sous tous ses aspects» il fit un modèle en cire, de 29 pouces (0,90^.) de hauteur, qu'il présenta au roi ; celui-ci en fut satisfait et en ordonna immédiatement l'exécution.

Je possède le portrait que Girardet a fait, en 17B6, de Guibal, présentant au roi le modèle dont je viens de parler. Ce tableau a pour moi le quadruple mérite de représenter à la fois : mon aïeul, un artiste distingué, une

(I) Du» la petite fontaine )i ganehe da Neplone, on voit nn enfant ^ pleure» on ne sait plus pourquoi. C'est qu'une écrevisse pendue à son doigt lui arrachait des cris de douleur. Cette écrevisse a disparu aujourd'hui; on pourrait facilement la remplacer.

(8) rvmB, k la maison, la première pierre, posée avec un certain eérémonial, le 29 novembre 1751, par mon aïeul, pour la construction des deux fourneaux destinés k la fonte des ouvrages en métal, dans un jardin quMl possédait hors de la ville ; je Tai donnée av Musée Lorrain.

statue brisée par le vendaiisme en 1793 et d'être Ycemtt d*un peintre distingué.

Depuis quelque temps un jeune homme d'un grand avenir, Paul-Louis GyfQé» âgé de 2S ans, natif de Bruxelles, était venu s*établir à Lunéville. Il demanda au roi de Tassoeier à Guibal, pour tout ce qui était relatif i la statue. Mais mon aieul 8*y refusa : Cependant vivement pressé par Stanislas, il finit par consentir. Il fut convenu néanmoins, que ce ne serait qu*au moment de la fonte, qu*on déciderait quels noms devraient être mis au bas.

Ce moment arrivé, Cyfflé demanda qu'on y mit: GUIBAL BT CYFFLÉ FBCERUNT. Mou grand-pérc 8*y opposa, par les motifs qu*il développa dans une lettre adressée au roi, et que je crois devoir donner m exienso :

u Sire ,

n Barthélémy Guibal, remontre U-és humblement à Il Votre Majesté, que, lors de la discussion qu'il eut avec n le sieur Cyfflé, au sujet du nom à poser sur la statue, n il s'est soumis avec le plus profond respect à sa dédn sion, qui était de garder m pello ce nom jusqu'après n la fonte. Ce temps est venu, où le suppliant ose réclan mer son droit auprès de Votre Majesté. II fera qudn ques observations pour meUre ce droit en évidence.

n Si Voire Majesté voulait avoir la bonté de se resouven nir que la veille de son départ pour Paris en 1731, n elle me fit appeler, étant pour lors à la Malgrange et 11 médit: Guibal, je veux faire faire un monument;

«I j*en ai parlé k plasieurs pour m'en faire des modèles ; fi Tals-en un, ,el celui qui me plaira le plus sera eelui Il qui fera Fouvrage. Personne s'est-il mis en peine de n travailler pour donner du contentement à Votre Ma«» tt jesté, si ce n'est Guibal qui> rompant un voyage qu'il n était sur le point de faire, avec congé de Votre Man jesté, se mit à travailler, et à voire retour, lui pré- Il senta le modèle en petit qu*il avait &it et qui eut le n bonheur d'éU'e agréé. Ce fut en jce moment que le Il sieur GylDése trouvant dans votre chambre, soit par fi hasard, soit autrement, Votre Majesté me dit: qu'elle N voulait que tout le monde travaillât. Je lui répondis, n que cela était juste et aisé ; qu'il n'y avait qu'à donner « k Cyfilé les bas-reliefs et autres décorations du piédes- 11 tal, qu'il était très-capable de s'en tirer, tandis que je Il ferais la figure du roi. Votre Majesté me témoigna le « désir qu'elle avait que je le prisse pour associé et que n cet ouvrage se fit de concert ; j'y résistai, mais pas Il assez, enfin je dis oui (époque la plus onéreuse de «I ma vie).

n II fallut opérer, faire un modèle de 9 pieds 9 pouces tt de hauteur; étudier pour l'exécution de la grande. « Qui est-ce qui l'a fait? C'est Guibal. Il fallut diriger n les charpentiers et platreurs, pour la construction du n piédestal en grand, sous l'approbation de M. Héré. Ce n n'est pas Gyfflé qui a été chargé de ce soin et qui n en ait eu la moindre inquiétude. Guibal a tout conn duit de la main et de l'œil ; il a donné tous les profils

n elks a &il exécuter, après avoir été approuvés par tt mon dil sieur Héré architecte du Roi.

If II s*esi transporté à Nancy» par ordre de cdui-di n pour faire faire un modèle semblable à celui qu'il avait Il fait faire dans son jardin» pour servir de modèle au marn brier ; il a tracé tous les marbres pour être d^ilés à n profil et tracé les coupes, donné les mesures el div mensions pour envoyer en Italie, et c*est l'ouvrage de « lut seul.

n Tout le monde sait, et H. Héré plus que personne, n que c'est Guibal seul qui a fait la statue, pendant M lequel temps Gyfflé devait faire les bas-relie&. Mais ti lorsqu'il crut se délasser des fatigues d'un ouvrage Il aussi pénible que celui de faire une figure de onze n pieds, contraint à son âge de grimper une haute n échelle trente fois par jour, endurer sur un échabud n le froid et le chaud ; il a été contraint , pour donner ti satisfoclion à Votre Majesté, d'embrasser des basn reliefs que son associé devait faire, et d'en faire autant n que lui, c'est-à-dire chacun deux.

n II fallut ensuite travailler aux opérations delà fonte, n et commencer par la construction du noyau et Tarais « ture de fer intérieure, ouvrage des plus difliciles , qui n a été conduit par Guibal seul ; Cyfllé étant pour lors fi occupé h d'auU'es ouvrages qu'il faisait à son OHnpte.

ti L'on a ensuite procédé à réparer les cires, ce qui à n été fait de concert avec Gyfflé, seul ouvrage où il ait n aidé jusqu'au bout, et c'est à la fin de cet ouvrage

n que Votre Majesté se réservait le nom de celui qu'elle n voulait qui y fut placé. Le reste des opérations de la n fonte et du réparage a été conduit de concert entre n les deux associés Guibal et Cyfflé.

n Ce considéré, Sire, vu Texposé du présent mé« n moire, il plaise accorder au suppliant la permission de n mettre guibal uiVBivrr et fbcit, et de suite : goibai. bt n CYFFLE FusoRES, puisquc ccttc dernière opération est n des deux et sera justice, n

Si ce mémoire établit que mon aïeul maniait miQUx le ciseau que la plume, il prouve aussi que GyflCié n*a pas rempli les obligations que lui imposait son titre d*as * sodé. Déjà absorbé parla composition de ses charmantes figurines en terre de pipe, dont il avait un placement avantageux et qui avec la fontaine de la place d*Alliance, qu'il fit seul beaucoup plus tard, lui ont valu la réputation dont il jouit i juste titre, il s'embarrassa peu de la statue. U ne fit que deux des quatre bas-reliefs dont Guibal Tavail chargé; celui-ci fut obligé de faire les deux autres, dont Tun portait Tinscription : Arlificemducebai amorprma-^ tcmtiar arte. CytRé i^e commença à s'occuper de la statue que lorsqu'il s'agit du coulage. Aussi Stanislas décida-t-il que l'on devait inscrire au bas : gcibal fegit coopb* RARTE cyfflb. Maiscc dernier, blessé de n'avoir pas été mis à l'égal de Guibal, enleva du moule, avant la fusion, les deux derniers mots, en sorte qu'il n'est resté que: GcmàL nciT, ainsi que le prouve la gravure qui a été faite plus tard de ce monument.

La statue a été coulée à Lunéville le iS juQlet 1755; un nommé Perrin fondeur, Mathis^ gendre de Guibal et deux ouvriers surveillaient la fusion. Les cheveux de Matbis devinrent totalement blancs; il attribuait ce phé* noméne à Tinquiétude qu*il avait éprouvée sur le succès de Topération. Gomme on lui disait que cela venait plutôt des émanations des vapeurs du cuivre, il répondit: Si cela était ainsi, elles auraient également blanchi les cheveux des trois personnes qui m^accompagnaient.

La statue fut conduite à Nancy, le 16 novembre 1755, par un véhicule consU*uit exprés et traîné par trente-six chevaux. Elle fut inaugurée en grande pompe, le S6 du même mois.

Guibal survécut peu à cette solennité: ses travaux et les soucis qu'il avait éprouvés altérèrent sa santé; il mourut le 5 avril 1757. Maihis prit la conduite de Tatelier , mais il fit mal ses affiiires ; sa femme le quitta pour aller s'établir à Moscou, où on lui procura une position avantageuse (1).

CyQlé, depuis la mort de mon aïeul, employa tous ses efforts pour se faire croire, sinon l'auteur unique, au

(!) Elle emmena ses trois filles, qa*elle y maria plas tard arec trois Lorrains.

Elle y appelle son frère et ses trois sœnrs, dont Tune époosa le général Perret, one antre devint dame d'honneur de l'impératriee Catherine II. fl ne resta k Lunéville près de sa mère que son jeoBe frère (mon père), qui faisait alors ses études et y mourut notaire, en 1818.

moins Ton des deux auteurs de la statue de Louis XV. Il dît : que, s'étant présenté avec Guibal devant Stanislas pour y discuter leurs droitSt ce monarque avait décidé que Ton écrirait au bas : FaU par Guibal d^un coup de Cyfflé. Le roi de Danemark, passant à Lunéville en 1769, Cyfllé lui offrit de ses jolies statuettes, en se disant Fauteur de la suiuie de Louis XV ; il le fit même imprimer dans les journaux.

Durival dans sa description de la Lorraine, en parlant de cette statue, se borne à rapporter le calemboui^ prêté par Gyfflé à Stanislas. M"** Hathis ayant lu son ouvrage ï Moscou, s*en émut et lui écrivit en mars 1786 : h Eloin gnée de mille lieues de ma patrie, et conservant touti jours pour elle le plus tendre intérêt, j'ai recherché n avec empressement et lu avec le plaisir le plus vif votre Il description de la Lorraine et du Barrois. Il ne m*ap- « partient pas. Monsieur , de juger de tout le mérite de « cet ouvrage et de vous donner des éloges, qui seraient N si fort au-dessous de tout ce que vous méritez si bien n pour toutes les savantes recherches dont il est rempli. n Mon objet, en prenant la liberté de vous écrire, est n de relever une erreur, peu importante, peut-être, pour n le public , mais qui intéresse particulièrement ma fil- « mille, en ce qu'elle attaque la mémoire de mon père « et peut porter atteinte à celle de notre bon roi Stanis- « las. n Puis elle entre dans le détail des faits rapportés ci--de86U8, et continue ainsi: u En disant, comme vous n le faites, que Gwbal voulait que son nom fût &eul

11 8ur la statue f on poumit penser que mon père , ea n réclamant la protection du roi, a sollicité une înjus- 11 tice. Je crois ne pouvoir mieux vous répondre, qu'en 11 TOUS envoyant copie du mémoire qu'il eut Thonneur 11 de présenter au roi à ce sujet. Vous n'y trouverez point, 11 Monsieur, un style recherché; mais vous y verrez la 11 vérité pure et simple, et qu'il ne demandait que oe 11 qui lui était dii. Ce serait faire le plus grand tort à 11 l'intégrité et aux lumières de notre bon prince, que 11 de croire qu'il ait voulu éluder, en plaisantant, un ju- 11 gement aussi intéressant à l'honneur et à la gloire d'un 11 de ses plus fidèles sujets, etc.

Dans la réponse de M. Durival du 38 novraibre 1786. on lit : u II est vrai qu'en citant une gaieté du feu roi de 11 Pologne, sur la dispute entre MM. Guibal et Gyfflé, 11 touchant l'inscription de la statue en bronze de Louis n XV, érigée è Nancy, je n'ai pas dit que Stanislas avait n décidé en faveur de Monsieur votre père et j'en suis 11 féché à présent ; mais pouvais-je prévoir que mes 11 faibles écrits se trouveraient un jour dans la capitale n d'un vaste empire à mille lieues de nous? U nous 8uf«^ Il firait de lire au pied de la statue ces mots uniques : 11 Guibal fecHy qui assurent à jamais la gbire de l'ezé* n cution à Monsieur votre père. Nous l'aimions et l'esli* n mions tou^s j'ai suivi ses nombreux travaux et vu 11 jusque dans l'atelier les beaux ouvrages qui assurent n à sa mémoire un rang si. distingué parmi les grands n sculpteurs et les hommes de génie.

n J*ai donné celte année au publie un quatrième tome n de ma description , qui sert de supplément aux trois n autres, j*y ai ajouté à la notice de Barthélémy Guibal <i des choses honorables et fais celle de Nicolas Guibal, n votre frère, peintre aussi distingué dans son art que tt son père Tétait dans la sculpture. J*ai bien 5 regretter n de n'avoir pas su ce qui vous faisais peine , pour le n corriger, comme j'espère le faire un jour, n

La plupart des auteurs qui ont écrit sur Thisloire de la Lorraine, notamment Tabbé Lyonnais et tout récemment M. Digot notre collègue, disent que la statue était l'ouvrage de Guibal et de Cyfflé. Le général Beauvais^ dans sa Biographie universelle et classique ou Dictionnaire historique portatif (Paris 1839), dit cependant : u Guibal (Barthélémy) , sculpteur et architecte du duc ti Léopold cl du roi Stanislas^ né à Nismes en 1699, a fi exécuté des groupes en marbre et en bronze; son dert« nier ouvrage est la statue de Louis XV, qu'on voyait , tf avant la révolution, sur la place Royale de Nancy* «t

Une partie des faits ci-dessus a déjà été consignée dans un mémoire fait par mon père en 1814 et dont il a déposé un exemplaire à la bibliothèque de Nancy : mais il y est resté ignoré.

J'ai cru devoir compléter sa notice, par l'addition des preuves et des faits omis ; une des principales missions de l'Académie, étant, d'après l'institution de Stanislas, de s'occuper de ce qui. est relatif à la Lorraine, qui conserva jusqu'à la mort du roi de Pologne, en 1766, ses monnaies, ses mesures et ses lois. 12

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