YOGA DE LA SOUMISSION DE SOI-VÉME
I^e Blenkevrevs.
Celui qui, sans aspirer au fruit des œuvres, accomplit Tœuvre prescrite, est un Renonçant et un Yogi, mais non celui qui néglige le feu sacré et Tœuvre sainte.
Et ce que Ton nomme Renoncement, sache, ô fils de Pàndu, que c'est PUnion elle-même ; car sans le renoncement de soi-même, nul ne peut s'Unir véritablement.
Au solitaire -qui s'efforce vers l'Union sainte, l'œuvre devient une aide ; quand il Ta atteinte, il a pour aide le repos ;
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Car, comme il n'est attaché ni aux objets des sens ni aux œuvres, entièrement dépouillé de luimême, il a vraiment atteint TUnion divine.
Qu'il s'élève donc et qu'il ne s'abaisse pas ; car l'esprit de l'homme est tantôt son allié, tantôt son ennemi :
Il est l'allié de celui qui s'est vaincu soi-même; mais par inimitié pour ce qui n'est pas spirituel, l'esprit peut agir en ennemi.
Dans l'homme victorieux et pacifié, l'Ame suprême demeure recueillie au. milieu du froid et du chaud, du plaisir et de la douleur, des hon^ neurs et de l'opprobre.
L'homme qui se complaît dans la connaissance et dans la science, le cœur en haut, les sens vaincus, tenant pour égaux le caillou, la motte *de terre et l'or, a pour nom Yôg! ; car il est Uni spirituellement.
On estime celui qui garde une âme égale envers les amis et les bienveillants, les ennemis, les indifférents et les étrangers, les haineux et les proches, envers les bons aussi et envers les pécheurs. '
Que le Yôgî exerce toujours sa dévotion seul,