TOGA DE DIEU INDIVISIBLE ET SUPRÊME
Arja
Qu'est-ce que Dieu, 6 meurtrier de Madhu, et TAme Suprême? qu'est-ce que TActe? qu'appelles-tu Premier Vivant et Divinité Première?
AâiyujiUiH UaUm kâ 'ira
dihé 'smin, Maâasûdana ?
PrayAnakdlé ca katam
jMyô 'si niyatàimaViH 7 ^•
Axaram Brahmaparamam ;
swaSAvô 'dydtmam uéyaté ; RûtaBâvôdBavakarô
vîsaryaH karmasanj%'tam ; ' •
AdiBûtam xarô Bàvaa;'
puruiaç ca adidmvatam:
Adiymfnd *ham éva atra
déhé, cléhaSftdm tara ; ^
AntakAlé ca mâm éva
smaran, muktwà kalévaram, YaHprayàti, sa madSAvatn
yàti, na asty atra sançayan. ^ •
Yam yam va api smaran fàvam
tyajaty anti kalévaram, Tarn tam éva éti, Ksontéya,
sadà tadBûvaBàviiaH. 6.
Tasmdt sarvéiu kdiéèu
mdm aniismara, yudya ca; Mayy arpitamanôbuddir
mâm éva éiyasy asançayah\ 7.
Comment celui qui habite ici dans ce corps peut-il être le Premier Sacrifice? Et comment au jour de la mort peux-'tu être dans la pensée des
hommes maîtres d'eux-mêmes?
I«e Blenhevreuz.
rappelle Dieu le principe neutre suprême et indivisible; Âme suprême la substance intime; Acte Témanation qui produit l'existence substantielle des êtres ;
Premier Vivant la substance divisible ; Bivinité Première le principe masculin ; c'est moi-même qui, incamé, suis le Premier Sacrifice, 6 le meilleur des hommes ;
Et celui qui, à l'heure finale, se souvient de DQoi et part dégagé de son cadavre, rentre dans ma substance ; il n'y a là aucun doute ;
Mais si à la fin de sa vie, quand il quitte son corps, il pense à quelque autre substance, c'est à celle-là qu'il se rend, puisque c'est sur elle qu'il s'est modelé.
C'est pourquoi, fils de Kunti, dans tous les temps pense à moi, et combats : l'esprit et la raison dirigées \ers moi| tu viendras à moi, n'en doute pas ;
AByàsayôgayukténa
céiasd anmiyagdmind, Paramam puruiam divyam
yâit, Parla, anucintayan. 8-
Kavànpurânam, anuçdsùdram,
anôraniyâm samanusmaréd yan, Sarvasya dàtâram, aéintyarûpam,
ddùyavarnam tamasan paraatàt, »-
Praydnakdlé manasdcaléna
Zaktyd yuktô, yôgabaléna ca éva B'ruvôr madyéprdnam dvéçya samyak.
^a tant param puruiam upœti divyam. *0-
Yad axaram vêdavidô vadanti, viçanti y ad yatayô vUardgda, Yad iccantô brahmacaryam caranti,
tat té padam saygrahéna pravaxyé. * * •
Sarvadwdrdnt samyamya,
manô hfdi nirudya ca, Mârdny dddya dtmanaHprdnam,
dstiiô yôgaddrandm, *2.
« Ôm » ùy ékdxaram Brahma
vydharan, mdm anusmaran.
Car lorsque la pensée me demeure constam* ment unie et ne s^égare pas ailleurs, on retourne à l'Esprit céleste et suprême sur lequel on méditait. —Ce poêle antique, modérateur du monde, plus délié que Tatôme, soutien de l'Univers, incomt)rébensible en sa forme, brillant au-dessus des ténèbres avec l'éclat du Soleil :
Lliomme qui médite sur cet être, ferme en son cœur au jour de la mort, uni à lui par Tamour et par l'Union mystique, réunissant en ses sourcils le souffle vital, se rend vers l'Esprit suprême et céleste.
Cette voie que les docteurs védiques nomment l'Indivisible; où marchent les hommes maîtres d'eux-mêmes et exempts de passions ; que désirent ceux qui embrassent le saint noviciat : je vais te l'exposer en peu de mots.
— Toutes les portes des sens étant fermées, l'esprit concentré dans le cœur et le souille vital dans la tête, ferme et persévérant dans l'Union spirituelle.
Adressant le mot mystique ôm à Dieu unique et indivisible, et se souvenant de moi : celui qui
loH praydti tyajan dêham,
sa ydtiparamdm gatim. ^'•
AnanyacétdH satatam
y 6 mâm smarati niiyaçaH»
Tasya aham sulaVan, Pârta»
nityayuktasya yôgmoH^ ^^-
Mâm tq)étyapunarjanma
duaUâlayam, açdçwatam, Na âpnuvanti mahâtmànan, m
sansiddim pàramâm gatéi. ^V-
AbrahmàBuvanàl iâkàn
punar àvartinôr 'tjuna ; Mâm upétya tu, Ksontéya,
punar Janma na vidyaté. *••
Sahasrayugaparyantam
ahar yé Bfahmanô tiduH»
Bdtrtm yugasahasrântdtn,
Éé 'hârdtravidéJanàH. t^.
Avyaktûd vyaktayan sarvan
praSavanty ahar Agami; RàtryAgami praliyanté
tatra éva cttyaktOsanjAakê. *«.
Rûiagré$MH sa éva ayant
Utwà UûtwdpraHyaté Rdtrydgamé 'vaçan, Pdrïa,
praSavaty ahardgamé. i9.
Paras tasmdt tu Sdvô 'nyô
'vyaktô tyaktdf, smdianan.
part ainsi abandonnant son corps, marche dans la \oie suprême.
Uhômme qui, ne pensant à nulle autrachose, se souvient de moi sans cesse, est un Yogt perpétuellement uni et auquel je donne accès jusqu'à moi.
Parvenues jusqu'à moi, ces grandes âmes qui ont atteint la perfection suprême, ne rentrent plus dans cette vie périssable, séjour de maux.
Les mondes retournent à Brahmà, & Arjuna ; mais celui qui m'a atteint ne doit plus renaître.
Ceux qui savent que le jour de Brahmà finit après mille âges et que sa nuit comprend aussi mille âges, connaissent le jour et la nuit.
Toutes les choses visibles sortent de l'Invisible à l'approche du jour ; et quand la nuit approche, elles se résolvent dans ce même Invisible^
Ainsi tout cet ensemble d'êtres vit et revit tour à tour, se dissipe à l'approchç de la nuit, et renaît à Tarrivée du jour.
Mais outre cette nature visible, il eo existe une autre, invisible, étemelle : quand tous les êtres
YaHsa sarvéiu Bûtéiu
naçyatsu na vinaçyati; ».
Avyaktô 'xara ity uktas;
tara àhuHparamàm gatim ; Yampràpya na nivar tante,
tat dama paramam marna . 21 .
PuruéaH sa paran, Pàrïa,
Saktyd laSyas tw ananyayd, Yasya antanstâni Sût dm',
yéna sarvam idam tatam. ».
Yatra kdlé tw andvftnm
dvfttim éa êva yôgmoH Praydtd ydnti, tam kd/am
vaxydmi, RarataréaBa. «.
Agnirjyôtir, ahaa, çakian,
èan mdsd uttardyanam, Tatra praydtd gaccanti
Brahma Brahmavidô jandh: ^'
Dûmô, rdtrts, tatd kfànaa,
èan mdsd daxindyanam, Tatra cdndramasam jyôtir
yôgiprdpya nivartati. » .
Çukiakfiné gati hy été
jagataa çdçwaté maté ;
périssent, elle ne périt pas; on Tappelle Tlnirisible et rindivisible ;
Cest elle qui est la voie suprême ; quand on Fa atteinte, on ne revient plus ; c'est là ma demeure suprême.
On peut, fils de Prithà; par une adoration exclusive, atteindre à ce premier Principe masculin, en qui reposent tous les êtres, par qui a été développé cet Univers.
En quel moment ceux qui pratiquent l'Union partent-ils pour ne plus revenir ou pour revenir encore, c'est aussi ce que vais l'apprendre, fils de Bhàrata.
Le feu, la lumière, le jour, la Lune croissante, les six mois où le Soleil est au nord, voilà le temps où les hommes qui connaissent Dieu se rendent à Dieu.
La fumée, la nuit, le déclin de la Lune, les six mois du sudj sont le temps où un Yogi se rend dans l'orbe de la Lune pour en revenir plus tard.
Voilà rélernelle double roule, claire ou ténébreuse, objet de foi ici-bas, conduisant, d'une
Ékayà yàty anâvfttim,
anyayâ vartatépunoH.
Na été sfti, Pârta, jànan
yôgt muhyati kaçcana.
Tasmdt sarvéiu kàlééu
yôgayuktô Bava, Arjuna.
Védéiu, yajnéèu, tapansu ca éva,
ddnéèu yat punyapalam pradiètam, Atyéti tat sofvam idam viditwA yôgt, param slAnam lipœti éa Adyam. ^
Iti ÇriBagavadgttÛH...., axaraparaSrak^ mayôgô nàma, aitamô 'dyâyan.
Idam tu té guhyatamam
pravaxyàmy anasûyavé Jnânam vijnénasahitam,
yqfjnàtwà mûxyasê 'çuBàt ; i •
Bâjavidyâ, ràjaguhyam,
pavùram idam uttamam, Pratyaxdvagamam, darmyam,
stisuKafn kartum, avyen/am. t.
— Impart, là d'où Ton ne revient plus, et, de Tautre, là d'où Ton doit revenir.
Connaissant Tune et Tautre, fils de Prithà, le dévot ne se trouble pas. Ainsi donc, en tout temps, sois uni dans l'Union spirituelle.
— Le fruit de pureté promis à la lecture du Vèda, au saint Sacrifice, aux austérités, à la munificence ; le Yogi le surpasse par la science et parvient à la halte suprême. —
TOGA DU SOUVERAIN MYSTÈRE DE LA SCIENCE. E^e Bienlievrenx»
Je vais maintenant t'exposer, dans son ensemble et dans ses parties, cette science mystérieuse dont la possession te délivrera du mal.
C'est la science souveraine, le souverain mystère , la suprême purification , saisissable par l'intuition immédiate, conforme à la Loi, agréable à accomplir, inépuisable.