TOME II
AçraddudànâHpunèâ
darmasi/a asya^parantapa, Aprâpya mâm nivartantê
Maya tatam id^im sarvam
jagad avyaktamûrtinâ.
Matslâni sarvaBûiânt,
na ca aham téiw avastilan ; 4
Na ca matstdni Sûlâni :
paçya mêyôgam aeçwaram.
B'ûtaSfn, na ca Bûtaslô,
marna âtmà SûtaMvanaH. '•
Yatâ kâçastùô niiyam
va y lia sarvatragô mahân, Tatâ sarvâni Sùtâni
maisHni ity upaââraya.
SarvaSùtûni, Kioniéya,
prakpirn yànti mâmakîm Kalpaxayé, punas tàni
kalpâdao visfjâmy aham.
Prakpim swâm avasiaBya .
visj'jâmi punan punan B'ûiagrâmam imam kftsnam,
avaçam, prakpêr vaçât.
Na ca mâm tant karmâni
nibadnantt, dananjaya, Uddsinavad^dstnam,
asakiam téiu karmasu.
Les hommes qui ne croient pas en sa conformité à la Loi, ne viennent pas à moi et retournent aux vicissitudes de la mort.
Cest moi qui, doué d'une forme invisible, ai développé cet Univers ; en moi sont contenus tous les êtres ; et moi je ne suis pas contenu en eux ; D'une autre manière, les êtres ne sont pas en moi : tel est le mystère de l'Union souveraine. Mon Âme est le soutien des êtres, et sans être contenue en eux, c'est elle qui est leur être.
Comme dans l'air réside un grand vent soufflant sans cesse de tous côtés, ainsi résident en moi tous les êtres : conçois-le, fils de Kunti.
À la fin du kalpa, les êtres rentrent dans ma puissance créatrice ; au commencement du kalpa, je les émets de nouveau.
Immuable dans ma puissance créatrice, je produis ainsi par intervalles tout cet ensemble d'êtres sans qu'il le veuille et par la seule vertu de mon émanation.
Et ces œuvres ne m'enchaînent pas: je suis placé comme en dehors d'elles, et je ne suis pas dans leur dépendance.
Maya adyaxéna prakftiH
sûyaiê sacarâcaram ;
Hêtxinâ anéna, Kamiéya,
jagad viparivartaté. *®
Avajânanti mâm mûdà
mânuétin tanum âçrùam,
Param Bâvam ajânantô
marna Sûtamahéçwaram» * * •
Môgâçâ, fnôgakarmânô,
môgajnânâ, vicêtasaH, Râxasim ÂsiiHm ca éva
prakj'tim môhinim çritoH. *^-
Mahâtmanas tu mâm, Pârta,
dddvim prakpim âçritân, B'ajanty ananyamanasô,
jnâtwâ Sùiâdïm, avyayam; Satatam kirtayantô mâm,
yatantaç ca, clrâavratâH, Namasyantaç ca mâm, Sakiyâ
nilyayuklâ npâsatê.
Jnânayajnéna ca apy anyê
yajantô mâm iipâsatê, Ekatwênd pftaktwêna
bahuââ viçwatômuk'am . * ^
Aham kratur, aham yajnaa,
swadâ aham, aham soéadam.
iZ.
Sous ma surveillance, rémanation enfante les choses mobiles et immobiles; et sous cette condi-* tien, fils de Kunti, le monde accomplit sa révolution.
Revêtu d'un corps humain, les insensés ipe dédaignent, ignorant mon essence suprême qui commande à tous les êtres.
Mais leur espérance est vaine, leurs œuvres sont vaines, leur science est vaine ; leur raison s'e^t égarée ; ils sont sous la puissance turbulente des Ràxasas et des Âsuras.
Mais les sages magnanimes suivent ma puissance divine et m'adorent, ne pensant qu'à moi seul et sachant que je suis le principe immuable des êtres.
Sans cesse ils me célèbrent par des louanges, toujours luttant et fermes dans leurs vœux ; ils me rendent hommage, ils m'adorent, ils me servent dans une perpétuelle Union.
D'autres m'offrent un sacrifice de science, me voyant dans mon unité et simplicité, la face tournée de toutes parts.
Je suis le Sacrifice, je suis l'adoration, je suis Foffrande aux morts ; je suis l'herbe du salut ; je
Mantrô *ham, aham éva ajyam,
aham agnir, aham kutam. *••
Pùd aham asyajagatô,
mata, data, pùâmahaH ; Védf/am, pavîtram, ômkâra,
jpA, Sâma, Yajur éva ca; *7.
Gatir, Sartà, praSuH, sâxi,
nivâsan, çaranam, suhft, PraSavaH, pralayan, stânani,
nidânam , vijam avyayam . * ^ .
Tapâmy aham, aham varsarn
nigfhnâmy utsfjâmi ca ; Amftam ca éva mftyuç ca,
sad asac ca aham , A rjima . * s^ •
Trœvidyâ mâm sômapâa, pûtapâpd,
yajnœr iètwâ, swargatimprârtayanté.
Tépiinyam âsâdya surêndralôkam
açnanti dtvydn divi déva66gàni 20.
Té tam Sukttvâ swargalôkam viçàlam,
xtnépiinyé, martya/ôkam viçantù Évam frayldarmam anuprapannà
gatûgdtam kârHakâmâ lapante. **.
— iSK —
suis l'hymne sacré ; je suis ronction ; je fuis le feu ; je suis la victime.
Je suis le père de ce monde, sa mère, son époux, son aïeul. Je suis la doctrine, la purification, le mot mystique ; le Rig, le Sàma, et le Yajour.
Je suis la voie, le soutien, le seigneur, le témoin, la demeure, le refuge, Tami. Je suis la naissance et la destruction ; la halte ; le trésor ; la semence immortelle.
C'est moi qui échauffe ; qui retiens et qui laisse tomber la pluie. Je suis l'immortalité et la mort, l'être et le non être, Ârjuna.
— De moi réclament la voie du paradis les sages védiques qui ont bu le sôma, se sont purifiés de leurs fautes et ont accompli le sacrifice. Parvenus à la sainte demeure du dieu Indra, ils se repaissent au paradis de l'aliment divin.
Et quand ils ont goûté de ce vaste monde des cieux, leur mérite étant épuisé, ils retournent au séjour des mortels. Ainsi les hommes qui ont suivi les trois livres de la Loi, n'aspirant qu'au bonheur, restent sujets aux retours.
Ananyâçritayantô màtn
yé janâa paryupâsaté, Téèâm nityâBiyuktânâm
yôgaxêmam vahâmy aham ; ^-
Yê 'py anyadévaiâ Saktâ
yajanté çraddayà anwitâH, Té 'pimâm éva, Kmntéya,
yajanty avidipûrvakam. 25.
Aham hi sarvayojnànàm
Sôktâ capra6ur éva ca ; Na tu mâm aSiJdnanti
tattwêna, ataç éy avant i té. 24.
Yânti dévavraiâ Dêvân ;
Pitfn yânti pitfvratâa ; Fùtâni yânti Sutéjyâ ;
yânti mad-yâjinô "pi mâm. 23.
Patram, puspam, p'alam, tôyam
y 6 mé Saktyâ prayaccati, Tad aham Baktyupahftam
açnâmi prayatâtmanoH. 26 .
Yat karôèi, y ad açnâsi,
yajjuhôsi, dadâsiyat, Yat tapasyasi, Kœntêya,
tat kuruèwa mad^arpamm. 27.
ÇuVâçiiBap'a/œr êvam
môxyasê karmabandansen ; Sannyâsayôgayiiktâtmâ,
vimuktô mâm upœèyasi. 28-
— Les hommes qui me servent sans penser à nulle autre chose, et me demeurant toujours unis, reçoivent de moi la félicité de TUnion.
Ceux même qui, pleins de foi, adorent d'autres divinités, m'honorent aussi, bien qu'en dehors de la règle antique :
Car c'est moi qui recueille et qui préside tous les Sacrifices; mais ils ne me connaissent pas dans mon essence, et ils font une x^hute nouvelle.
Ceux qui sont voués aux dieux vont aux dieux ; aux ancêtres, ceux qui sont voués aux ancêtres ; aux larves, ceux qui sacrifient aux larves ; et à moi, ceux qui me servent.
Quand on m'offre en adoration une feuille, une fleur, un fruit ou de l'eau, je les reçois pour aliments comme une offrande pieuse.
Ainsi donc, ce que tu fais, ce que tu manges, ce que tu sacrifies, ce que tu donnes, ce que tu f infliges, 6 fils de Kunti, fais-m'en l'offrande.
Tu seras dégagé du lien des œuvres, que leurs fruits soient bons ou mauvais ; et avec une âme toute à la sainte Union, libre, tu viendras à moi.
so.
— iSS —
Samé 'ham sarva5ùt4iu,
na mé dwêsyô 'sti, napriya^; Yé dajanti tu màm Saktyâ^
mayi té, tésu ca apy àham.
Api cet sudurAéârô
Baj'aié màm ananyaSàk, Sâdiir éva sa mantavyan,
samyag vyavasitô hisaa.
Xipram Savatt âarmâtmâ,
çaçwac cântim niyaécati.
Kamtéya, praty'ânthi,
na mé Saktan pranaçyati ; 3 ' •
Mdm hi, Pârïa, vyapâçntya,
yé 'pi syuH pàpayônaym, Striyôj nadfyâs, taXâ cadrés,
té pi yânti parâm gatim ; 32 .
Kimpunar brâhmanân punyà,
Baktâ rdjarèayas tctlA ?
Anityam, asukam lâkam
imam prûpya, 6ajaswa mâm:
Manmanâ Bava, madBaktô,
madyâjî, mâm namaskuru ; Mâm éva éiyasi yukttvâ évam
âtmânam, matparàyanaH. M
is.
Jti ÇriBagavadgitâH...., Râjavidyà-^ràjch guhyayôgô nâma, navamô 'dyâyan.
— iS9 —
Je suis égal pour tous lés êtres ; je n'ai pour eux ni haine ni amour ; mais ceux qui m'adorent sont en moi et je suis en eux.
L'homme même le plus coupable, s'il vient à m'adorer et à tourner vers moi seul tout son culte, doit être cru bon ; car il a pris le bon parti :
Bientôt il devient juste et marche vers l'éternel repos. Fils de Kunlî, confesse-le, celui qui m'adore ne périt pas.
Car ceux qui cherchent près de moi leur refuge, eussent-ils été conçus dans le péché, les femmes, les vœçyas, les çûdras même, marchent dans la voie supérieure ;
 plus forte raison les saints brahmanes et les pieux râjarshis. Placé en ce monde périssable et rempli de maux, adore-^moi ;
Dirige vers moi ton esprit ; et m'adorant, offremoi ton sacrifice et ton hommage. Alors, en Union avec moi, ne voyant plus que moi seul, tu parviendras jusqu'à moi.
Rûya éva, mahdvâhô,
çfnu mé paramam vacoa, Yat té ' ham prlyamànâya
vaxyâmi hitakâmyayà.
Na mé viduH suraganâa
pra5avam, na MahariayoH; Àham àdir hi Dévânâm,
Mahariinâm ca sarvaçoH.
Yô mâm ajam anàdim ca
vétii, lôkamahéçwaram.
AsammûdaH sa marfyéiu,
sarvapâpœn pranmcyalé.
Biiddir, jnânam^ asammôhaa^
xamâ, saiyam, daman, çamah\ SuKam, dunk'am, Savô *Sâvô,
Sayam ca, aSayam éva ca, Ahinsâ, samatâ, tuitis,
tupô, ddnam, yaçô, 'yaçan, B'avanti Bâvâ Sûiânâm
matta éva pftagvidâa. Maharèayaa sapia, Pûrvé
éatwârô, Manavas taïâ.
YOGA DE L'EXCELLENCE.
!«• BleaUenreux.
Ecoute encore, ô héros qui m'aimes, les graves paroles que je vais té dire pour procurer ton salut. Les troupes des dieux et les grands Rishis ne connaissent pas ma nativité ; car je suis le principe absolu des dieux et des grands Rishis.
Quand on sait que je ne suis pas né, que je suis le premier et le seigneur du monde, on échappe à l'erreur parmi les mortels et Ton est absous de fous les péchés.
La raison, la science, la certitude, la patience, la vérité, la continence, la paix, le plaisir et la douleur, la naissance et la destruction, la crainte et la sécurité,
La douceur, Tégalité d'âme, la joie et les austérités, la munificence, la gloire et l'opprobre, sont des manières d'être des choses, dont je suis le distributeur.
Les sept grands Rishis, les quatre Prajàpatis et tes Manus, contenus dans ma substance, sont nés
MadSàvà mànasà jâtà :
iééâm lôka imânprajàn. ^•
Ètàm viBûtim yôgam àa
marna yô tétti tattwatan, Sô 'vikanipéna yôgéna
yujyaté : na atra sançayaa. 7-
Ahûtn sarvasya praSavô,
maticH sorvam pravartalé :
Itimatwà Bajanté mâtn
budd SâvasamanwitâH. 8-
3tac éittà, madffaiaprânâ,
hôdayanian parasparam, Kalayantaç éa mâm niiyam,
titèyanti'éa, ramantiéa; ••
Tésàm sataiayuktânâm,
Bajatâm prUipûrvakam, Dadâmi buddiyôgam tam^
yéna mâm npayànti ié ; *0 .
Têsàm éva anukampârlam
aham ajnânajam tamaa Nâçaydmy dtmaBâvaslô
jnânadtpéna Bàswaià. \ t .
Param Brakma, parant âdma,
pavitram paramam foodn.
par un acte de mon esprit ; et d'eux est issu en ce monde le genre humain.
Quand on coxuiatt dans leur essence cette puissance souveraine et cette Union qui résident en moi, alors sans nul doute on s'unit à moi par une union inébranlable.
Je suis Torigine de tout ; de moi procède TUni* vers : ainsi pensent, ainsi m'adorent les sages, participants de Tessence suprême.
Pensant à moi, soupirant après moi, s'instruisant les uns les autreS, me racontant toujioursj ils se réjouissent^ Us spnt heureui;.
Toujours en état d'union, m'offrant uq sacrifice d'amour, ils reçoivent de moi cette Union mystique de l'intelligence par laquelle ils arrivent jusqu'à moi.
Dans ma miséricorde et sans sortir de mon unité, je dissipe en eux les ténèbres de Tignorance, avec le flambeau lumineux de la science.
Vous êtes le Dieu suprême, la demeure suprême^ la purification suprême ; FEsprit éternel
— iU —
Puruéam çdswatam, divyam,
âdtdévam, qjam, viSum, **•
Àhus twâm J^sayaH sarvé, |
Dévarsir Ndradas tatd, 1
Asitô, Dévala, VyàsaH ; \
swayam éa éva braviii mi. *' |
Sarvam étad pam manyi \
y an màm vadasi, Kéçava ; \
Na hi té, ffagavan, vyaklim
vidur Dévâ na DànavÔM ; **•
Swayam éva âtmandtmânam
vétla tivam, purukôttama, RûtaMvana, Sutéça,
dévadéva, jagatpaté I *'
Vàktvm arhasy açéiéna
dîvyâhy âtmaviBûtayaa, ' Yd5ir viSûtiSir lôkàn
imâns twam vyâpya tiàlasi. ^^'
Kaïam vidyâm aham, yôgins,
twâm sadd paricintayan î Kéèu késu éa Sdvééu
éintyô 'si, ffagavan, mayd î *^-
Vistaréna dtmanô yôgam
vîBûtm éa, joftdrdana, FûyaH kataya ; tfptir hi
çpiwatô fia asti mé 'mpam . **•
— 1*5 — et céleste, la Divinité Première, sans naissance; le Seigneur.
Cest ce que confessent tous les Rishis, le Dévarshi Nârada, Asita, Dévala, Vyàsa. Cest aussi ce que tu m'annonces.
Je crois, 6 guerrier chevelu, en la vérité de ta parole : car ni les dieux, ni les Dànavas ne savent comment tu te rends visible ;
Toi seul, lu te connais toi-même, ô le meilleur des hommes, être des êtres, prince des vivants. Dieu des dieux. Seigneur des créatures.
Veuille me dire sans réticences les vertus célestes par lesquelles tu maintiens ces mondes en les pénétrant.
Dis-moi, 6 Yogi, comment, uni à toi par la pensée, je pourrai te connaître; dans quelles parties de ton essence^ ô Bienheureux, tu me seras intelligible.
Raconte-moi longuement ton Union mystique et ta vertu suprême, ô vainqueur des hommes. Ta parole est pour mon oreille une ambroisie dont je ne puis me rassasier.
TOMK II. 10
Hanta ! té kalayisyâmi
divyâ hy âtmaviSûtayaH, PrddânyataH, Kuniçrésla ;
na asty antô vistarasya mi. <••
Aham àtmd, Gudâkéça,
sarvaSûtâçayasîitaH; * Aham âdiç ca, madyam éa,
Sûtânâm anta éva éa. *>•
Àditydnâm aham Visnur ;
jyôtiiâm Ravir ançumétn ; Maricir Marutâm asmi,
naiatrânâm aham Çaçi ; 2i .
Vêdànâm Sâmavédô '$mt\
Dêvânâm asmi Vâsavaa ; Indriyànâm manaç câ asmi;
Sûtânâm asmi cétanâ ; ^^ .
Rudrânâm Çaykaraç éa asmi;
vittêçô Yaxaraxasâm; Vasûnâm Pâvakaç éa asmi;
MêruH çik'arinâm aham ; ^
Purôdasâm éa miiKyam mâm
vidai. Parla ^ Vfhaspatim.
Sénântnâm aham Skandan ;
sarasâm asmi Sâgaran ; 2i.
I«e nealiOTvenx*
Eh bien ! je vais te raconter mes vertus célestes: sommairement, fils de Kuru, car il n'y a pas de bornes à mon immensité.
Je suis TÂme qui réside en tous les êtres vivants ; je suis le commencement, le milieu et la fin des êtres vivants.
Parmi les Adityas, je suis Yishnu ; parmi les corps lumineux, le Soleil resplendissant ; je suis Marltchi parmi les Maruts, et la Luilte parmi les constellations.
Entre les Yêdas, le Sàma; entre les dieux, Vâsava. Entre les sens, je suis TEsprit ; entre les vivants, TlntelUgence.
Entre les Rudras, je suis Çankara ; je suis le seigneur des richesses entre les Yaxas et les Ràxasas ; entre les Vasus, je suis Pàvaka ; entre les crêtes des monts, le Mêru*
Je suis le premier des pontifes, sache-le bien, fils de Prithà ; je suis Vribaspati. Entre les chefs d'armée, je suis Skanda ; entre les lacs, TOcéan.
Maharéinâm Ffgm* aham ;
girâm asmy ékam ^xaram ; YajnânAm japayajnô 'smi;
sîâvarânâm HmâiayaH ; ^'-
AçwailaH sarvavfxânam ;
dévarsinâm éa Nàrad&H ; Gandarvânâm Citraratan,
Siddânàm Kapilô munin ; Ucc3dHçravasam açvânâm
vidât mâm amftôdSavam ; JSrAvatam gqjêndrânam ;
narânam éa narâdipam.
Àyuâânâm aham vajram ;
âênunâm asmi Kâmaâxiii ; Prajanaç éa asmi Kandarpan ;
sarpânâmasmi Vâsulan: ^•
Anantaç éa asmi nâgânâm ;
Varunô yâdasâm aham ; Pitfnâm Aryamâ éa asmi;
YamaH samyamatâm aham ; ^•
Prahlâdaç éa asmi Dadtyânâm ;
kâlaa kalayatâm aham ; Mfgànàm éa m^géndrô 'ham ;
Vsenatêyaç éa paxinâm ; ^^
Pavanaa pavatâm asmi;
BâmaH çasirabpâm aham ; Jaéûnâm makaraç éa asmi;
srôtasâm asmi JâhnavL ^^ •
— U9 — Entre les Maharchis, je suis Bhrigii ; ealre les mots prononcés, le mot indivisible dm ; entre les sacrifices, la prière à voix basse ; entre tes chaînes de montagnes, THimàlaya ;
Entre tous les arbres, Taçwattha; entre les dèvarchis, Nàrada; entre les musiciens célestes, Tchitraratha ; entre les saints, le solitaire Kapila.
Entre les coursiers, je suis Utchtchœçravas, né avec l'ambroisie ; entre les éléphants, iErâvata ; entre les hommes, le chef du pouvoir.
Entre les armes de guerre, je suis la foudre ; entre les vaches, Kàmaduk. Je suis le générateur Kandarpa ; entre les serpents, je suis Yàsuki ;
Entre les nàgas, Ânanta; Varuna, entre les bétes aquatiques. Entre les Ancêtres, je suis Âryaman ; Yama, entre les juges ;
Prahlàda entre les Dœtyas ; entre les mesures, le temps ; entre les bètes sauvages, le tigre ; entre les oiseaux, Garuda ;
Entre les objets purifiants, le vent. Je suis Râma entre les guerriers ; entre les poissons, le Makara ; entre les fleures, le Gange.
— lîM — Sargdnâm àdir» antaç ca,
maâyarn ca éva aham, Arfuna; Aâyàtmavidyà vidyànàm ;
vadaH pravadatdm ahatn ; '*•
Axarànâm akàrô 'smi;
dwandwan sàmAsikasya ca.
Aham éva axayan kdlô,
âàtà aham viçwatômuKaH. 53.
MftyuH sarvaharaç ca aham,
udSavaç ca Savièyatâm; Kirtia, çrtr, vâk ia nârinâm.
smftir, méââ, âftia, xamd. 54.
Vfhatsdmd tatd sâmndm,
gdyatti candasdm aham.
Mdsdndm mârgaçirsô 'ham,
ftûndm kusumâkaraa. 35.
Dyûtam calayatdm asmi,
téjas t^aswinâm aham ; Jayô 'smi, vyavasdyô 'smi,
sattwam sattwavatâm aham. 56.
Vfènindm Vdsudévô 'smi,
Pdndavdndm danat^jayaH:
Muntndnhapy aham Vydsan,
Kavindm Uçandn kavia. 57,
Dans les choses créées, Ârjuna, je suis le commencement, le milieu et la fin ; entre les sciences, celle de TÂme suprême ; pour ceux qui parlent, je suis la Parole ;
Entre les lettres, je suis TA; dans les mots composés, je suis la composition. Je suis le temps sans limites ; je suis le fondateur dont le regard se tourne de tous côtés ;
La mort qui ravit tout et la vie des choses à venir. Entre les mots féminins, je suis la gloire, la fortune, l'éloquence, la mémoire, la sagacité, la constance, la patience.
Je suis le grand hymne entre les chants du Sàma ; et entre les rhythmes, la gâyalri. Entre les mois, je suis le màrgaçirsha ; entre les saisons, le printemps fleuri.
Je suis la chance des trompeurs; Téclat des illustres; la victoire; le conseil; la véracité des véridiques.
Entre les fils de Vrishni, je suis Yàsudèva; entre les P&ndus, je suis toi-même, Arjyna. Entre les solitaires, je suis Vyàsa; entre les poètes, Uçanas. ' ^
Dandô damayatâm asm,
nîtir asmijigisatàm; Maonam ca éva amti guhyànâm,
jnânamjnânavaidm aham. '^•
Yac ca api sarvaSùtdnàm
vljatn^ tad aham, Afjuna ; Na tad asti vind yat syàn
maya Sûtam cara-acaram. '••
Na antô 'sti marna divyànàrn
viSùtinàm, parantapa ; Êia tu uddéçataH'prôktô
viSûtér vistarô maya : ^-
Yadyad viBûtimat saJtwam,
çrtmad ûrjitam éva va, Tat tad éva avagacca twam
marna téjôm 'çasamBavam. ** •
Ata va bahunà éténa
kitnjnànéna tava, Arjtma?
ViitaBya aham idarn kpsnam
ékdnçéna, sîitôjagat. ^2.
Iti ÇrtBagavadgttâH...., viSûtiyôgS ndma, daçamô 'âydyan.
Je suis la pénitence des ascètes, la règle d'action de ceux qui désirent la victoire ; le silence des secrets ; la scieoce des sages.
Ce qu'il y a de puissance reproductive dans les êtres vivants, cela même c'est moi : car sans moi nulle chose mobile ou immobile ne peut être.
Mes vertus célestes n'ont pas de fin, ô Ârjuna ; et je ne t'ai exposé qu'une faible partie de mes perfections.
Tout objet d'une nature excellente, heureuse ou forte, sache qu'il est issu d'une parcelle de ma puissance.
Mais pourquoi t'appesantir sur cette science infinie, Ârjuna? Quand j'eus fais reposer toutes choses sur une seule portion de moi-même, le monde fut crastitué.
JLl.
JUad anugrahâya param
guhyam adyâtmasanjhitafn Yat twayà uktam vacas, têna
môhô 'yam vigatô marna.
B'avavyaydo Ai Bûiânâm
çruido vùtaraçô maya, TwattaH, kamalapatrâxà,
mâhâtmyam apica avyayam.
Évam étadyaïâ Atta twam
âtmànam, paramêçwara, Draétum iccdmi té rûpam
œçwaram, puruèôttama.
Manyasê yadi tac cakyam
maya drastum iti\ praBô, Yôffêçwara, tatô mê twam
darçaya âtmànam avyayam.
Paçya mé, PMa, rûpàni
çataçô 'ta sahasraçaH
Nânâviâdnz, dwyâm\
nânâvarnakrtîm ca.
Paçya Âdityân, Vasûn, Rudrân,
Açwindo, Mamtas tdtâ ;