TOMB II
Nibaânanti, mahâvâkô,
déhé déhinam avyayam.
Taira sattwam nirmalatwât
prakâçakàmanâmayam SuHasaj^géna badnàti
jnânasaygéna éa, anaga. Bajô ràgàtmakam vidât,
tpnâsafgasamudSavam ; Tan nibaânàti, Kaontéya,
karmasafgéna déhinam.
Tamas tw ajnânajam vidai
môhanam sarvadêkinâm, PramâdâlasyanidrâBis
tan nibaândti, Ràrata. S-
Sattwam suk'é sanjayati,
rajaiî karmani, ffârata ; Jnânam âvftya tu taman
pramddé sanjayaty ut a. 9-
Bajas tamaç ca aBiBûya
sattwam Bavati, Fârata, jRaJaH sattwam tamaç éa éva,
taman sattwam rajas tdtà. lo.
Sarvadwârééu déhé hmin
prakâça upajâyaté Jnânam yadà, tadâ vidyâd
vivfdâam sattwam ity uta ; il-
LôBaH,pravpttir dramBan
karmanâm, açaman, spfhâ.
qui naissent de la nature et qui lient au corps rame inaltérable.
La vérité, brillante et saine par son incorruplU bilité, l'attache par la tendance au bonheur et à la science ;
L^nstinct, parent de la passion et procédant de Tappétit, rattache par la tendance à Faction ;
Quant à l'obscurité, sache, fils de Kuntt, qu'elle procède de l'ignorance et qu'elle porte le trouble dans toutes les âmes; elle les enchaîne par la stupidité, la paresse et l'engourdissement.
La vérité ravit les âmes par la douceur; la passion les ravit dans l'œuvre ; l'obscurité, voilant la vérité, les ravit dans la stupeur.
La vérité naît de la défaite des instincts et de l'ignorance, ô Bhârata ; l'instinct, de la défaite de l'ignorance et de la vérité ; l'ignorance, de la défaite de la vérité et de l'instinct.
Lorsque dans ce corps la lumière de la science pénètre par toutes les portes, la vérité alors est dans sa maturité.
L'ardeur à entreprendre les œuvres et à y pro-
Rajasy étànijâyanté
vivfdâê B'aratarsaBa ;
Aprakâçô 'pravfttîç ca,
pramâdô, môha êva ca,
Tamasy étànijâyanté
vwfdâé, Kurunandana.
Yadà sattwé pravfdâê tu
pralayam yàti déhàbft,
Tadâ uttamavidàm lôkân
amalân pratipadyaté.
Rajasi pralayam gatwâ
karmasa^gisu jàyaté ;
Taïâpraltnas tamasi
mûdayôniéu jdyaté.
KarmanaH sukftasya ôâuh
sâttwikam nirmalam pralam ;
Rajasas tu p'alam dmKam ;
ajn&nam tamasan j/alam.
Sattwât sanjâyatéjnânam,
rajasô lôSa éva ca ;
Pramddamôhs) tamasô
Savatô 'Jndnam éva ca.
Ûrdâwam gaécanti sattwasld ;
madyé tistanti râjasân ; Jasranyagunavfttislâ
aàô gaécanti tâmasâH.
-^ 197 — céder, Tinquiétude, le vif désir, naissent de Tinstinct parvenu à sa maturité.
L'aveuglement, la lenteur, la stupidité. Terreur, naissent, fils de Kuru, de Tobscurité parvenue à sa maturité.
Lorsque dans Tàge mûr de la vérité, un mortel arrive à la dissolution de son corps, il se rend à la demeure sans tache des clairvoyants.
Celui qui meurt dans la passion, renait parmi des êtres poussés par la passion d'agir. Si Ton meurt dans l'obscurité de l'âme, on renait dans la matrice d'une race stupide.
Le fruit d\ine bonne action est appelé pur et vrai ; le fruit de la passion est le malheur; celui de l'obscurité est l'ignorance.
De la vérité naît la science ; de l'instinct, l'ardeur avide ; de l'obscurité, naissent la stupidité, l'erreur et l'ignorance aussi.
Les hommes de vérité vont en haut ; les passionnés, dans une région moyenne ; les hommes de ténèbres qui demeurent dans la condition infime, vont en bas.
Na anyam gunéSyaa kartâram
yadâ drasta anupaçyati, GunêSyaç éaparam vétti,
mad-Sâvam $6 'âigaécati. ^ ^•
GwnÀa êtàn atUya trin
dêhi dêhasamudBavdn Janma-mfiyu-Jarâ-duHk'aer
vimuktô *mftam açnutê. *®-
Ariana axà^a i
Kddr lifffses trin gunân étân
atitô Savati, praBô ?
Kim âcàroH ? katam ca êtàns
trin gunân ativartati ? ^^ •
Prakdçam ca, pravfttim ca,
môham éva ca, Pândava, Na dwéèti sampravptàni,
na nivfttâni kàyxati ; ^^
Uddsinûvad âsinô
gunser yô na viéâlyaté ; a Gund vartanta » ity éva
yô 'vatièïati, na ifgatê; *3.
SamaduHk'asuKaH, swaslan,
samalôétàçmakancanaH,
Quand un homme considère et reconnaît qu'il n'y a pas d'autre agent que ces trois qualités, et sait ce qui leur est supérieur, alors il marche vers ma condition.
Le mortel qui a franchi ces trois qualités issues du corps, échappe à la naissance, à la mort, à la vieillesse, à la douleur, et se repaît d'ambroisie.
Arjnii».
Quel signe. Seigneur, porte celui qui a franchi les trois qualités? Quelle est sa conduite? Et comment s'affranchit-il de ces qualités?
ItfC BloiIieiiFeiiz.
Fils de Pàndu, celui qui en présence de l'évidence, de l'activité, ou de l'erreur, ne les hait pas, et qui, en leur absence, ne les désire pas ;
Qui assiste à leur développement en étranger et sans s'émouvoir, %t s'éloigne avec calme en disant : <x C'est la marche des qualités ; d
Celui qui, égal au plaisir et à la douleur, maître de lui-même, voit du même œil la motte de terre, la pierre et l'or; tient avec fermeté la balance
Tulyapriy&pnyù^ diras,
tufyanindâtmasaûsiutîH, Mdnàpamânayôs tulyas,
tulyô mitràripaxayôa, SarvârarnSaparityàgt,
ffunâtUan sa ucyaté. ^^
Màm ca yô 'vyaStcârêna
Sakityôgénasêvaté, . Sa ffundn samatltya éiân
brahmahûyàya kalpatê.
Brahmanô hipratièïâ aham
ampasya avyayasya éa, Çâçwatasya ca darmasya,
suk'asya êkântikasya ca.
Iti ÇrtSagavadgitÛH..»., GunatrayaviBâgayôgô nâma» caturdaçô 'dyâyan.
Çrtl»agaTftii nvâ^ t
Ùrddtvamûlam, adançâJcam
açwattamprâhiir avyayam^ Candànsi yasya parnàni ;
yas tam vêda, sa védavit.
Adaç ca ûrddwam prasftâs tasya çàKâ gunapravfddâ vièayaprabàlâa.
— 20i — égale entre tes joies et les peines, entre le blâme et reloge qu'on fait de lui,
Entre les honneurs et Fopprobre, entre Tami et Tennemi ; qui pratique le renoncement dans tous ses actes : celui-là s'est affranchi des qualités.
Quand on me sert dans l'union d'un culte qui ne varie pas, on a franchi les qualités, et l'on devient participant de l'essence de Dieu.
Car je suis la demeure de Dieu, de l'inaltérable ambroisie, de la justice éternelle et du bonheur infini.