TOUS
Ahaykâram, balam, darpam.
kâmam, krôdam, parigrahmn Vîmtfcya, mnnama.H, çântô,
brahmaUùyâj/a kalpatê.
BrahmaUùtaH, prasannâimà,
na çôcati, na kàykati ; SamaH sarvêéu liûtêsu,
rnacWaktim la Uaté parâm .
Faktyâ mâm aSijàndti
yâvân yaç éa asmt tattwataH î Tatô mâm tattwatô Jnâlwâ,
viçaiê lad anantaram. ^^
Sarvakarmâny api sadâ
kiavûnô, madvyapAçrayan, Matprasàdàd avâpnôtt
çâçwatam padam avyayam.
CétasA sarvakarmâni
mayi sannyasya, matparaH, Budâiyôgam updçritya,
maccittaH satatam Sava. ^^•
MacéittoH sarvadurgâni
matprasâdât tarisyasi; Ata cet twam ahaykàrân
na çrôèyasi, vinafxyasi. ^^•
Yad ahaykâram Açritya
tf nayôtsya » ùimanyasê, MHya ééa vyavasâyas té ;
prakftis twâm niyôxyati.
Exempt d'égoïsrae, de violence, d'orgueil, d'amours, de colère, privé de tout cortège, ne pensant pas à lui-même, pacifié : il devient participant de la nature de Dieu.
Uni à Dieu, Tàme sereine, il ne souffre plus, il ne désire plus. Egal envers tous les êtres, il reçoit mon culte suprême ;
Par ce culte, il me connaît, tel que je suis, dans ma grandeur, dans mon essence ; et me connaissant de la sorte, il entre en moi et ne se distingue plus.
Celui qui, sans relâche, accomplit sa fonction en s'adressant à moi, atteint aussi, par ma grâce, à la demeure éternelle et immuable.
Fais donc en moi par la pensée, le renoncement de toutes les œuvres ; pratique TUnion spirituelle, et pense à moi toujours ;
En pensant à moi, tu traverseras par ma grâce tous les dangers; mais si, par orgueil, tu ne m'écoutes, tu périras.
T'en rapportant à toi-même, tu te dis : « Je ne combattrai pas; » c'est une résolution vaine; la nature te fera violence.
SwaSàvaJéna, Kaontêya,
nibaddaa swéna karmand, Kartum na iccasi y an môhât,
karièyasy avaçô 'pi tat. ^•
IçwaraH sarvaSûtdnâm
hrdâéçê, 'rjuna, tiitati ffràmayan sarvaMtàni
yantràrùdâni mâyayà. ^* •
Tarn iva çaranam gacca
sarvaMvéna, Fdraia ;.
Taiprasâdât parâm çâfitim,
sïdnam prâpsyasi çâçwatam . ^^ • Iti té Jndnam âKyàtam,
guhydd guhyataram, maya ; Vimfçya êtad açéàéna,
yald iccasi taïd kuru.
Sarvaguhyatamam Sût/an
çrnu méparamam vacaa ; Jitâ 'si mé dfâamatis ;
iatô vaxydmi tê hitam. ®*-
Manmand bava, madSaktô,
madyàjt, mdm namaskuni ; Mdni êva éèyasi; satyam té
praiijdné ; priyô ^si mé. ^ •
Sarvadarmdn parityajya.
mdm ékam çaranam vraja ; Aham twdm sarvapdpéByô
môcayisydmi. Ma çucaa.
Lié par ta fonclion naturelle» fils de Kunli, ce que dans ton erreur tu désires ne pas faire, tu le feras malgré toi-même.
Dans le cœur de tous les vivants, Arjuna, réside UD maitre qui les fait mouvoir par sa magie comme par un mécanisme caché.
Réfugie-toi en lui de toute ton àme, ô Bhârata; par sa grâce, tu atteindras au repos suprême, à la demeure éternelle.
Je t'ai exposé la science dans ses mystères les plus secrets. Examine-la toute entière, et puis agis selon ta volonté.
Toutefois écoute encore mes dernières paroles où se résument tous les mystères ; car lu es mon bien-aimé ; mes paroles te seront profitables.
Pense à moi ; sers-moi ; offre-moi le sacrifice et Tadoration : par là, tu viendras à moi ; ma promesse est véridique, et tu m'es cher.
Renonce à tout autre culte; que je sois ton unique refuge ; je te délivrerai de tous les péchés : ne pleure pas.
Idaffi té na aiapasyàya,
na àSçLktàya kadâéana, Na éa açuçrûiavé vâct/am,
na éa mûrn y 6 'dyasùyati. ^7-
Ya idam paramam guhyam
madSaktéiw oBidàsyati, Vaktim mayiparâm kftwd,
màm êva éèyaty asaûçayan. ^•
Na éa tasmdn manuàyéiu
kaçéin mé priyakfttamaa, B'avità na éa mé tasmâd
anyaa priyatarô 9nvi. ^•
Aâyéiyaté éa ya imam
darmyam samvàdam àvayÔH, Jnânayajnéna téna aham
iàtan syàm ; ùi mé matin. ^^•
Çradââvdn anasûyaç éa
çfnuyâd api y 6 naran, Sa 'pimuktaH çuSdnl lôkdn
prâpnuyât punyakarmandm . ^* •
Kaééid étaé crutam. Parla,
twayà ékàgréna cétasâ ?
Kaééid ajUânasammôhaa
pranaétas té, dananjaya ? 7*-
Ne répète mes paroles ni à rhomme sans continence, ni à rhomme sans religion, ni à qui ne veut pas entendre, ni à qui me renie.
Mais celui qui transmettra ce mystère suprême à mes serviteurs, me servant lui-même avec ferveur, viendra vers moi sans aucun doute ;
Car nul homme ne peut rien faire qui me soit plus agréable ; et nul autre sur terre ne me sera plus cher que lui.
Celui qui lira le saint entretien que nous venons d^avoir, m'offrira par là même un sacrifice de science : telle est ma pensée.
Et rhomme de foi qui, sans résistance, Taura seulement écouté, obtiendra aussi la délivrance et ira dans le séjour des bienheureux dont les œuvres ont été pures.
Fils de Prithà, as-tu écouté ma parole en fixant ta pensée sur TUnité? Le trouble de l'ignorance a-t-il disparu pour toi, prince généreux?
Arina» wwàim. t
Naétô môhan ; sfnpir labââ
twatprasâdân maya acyuta.
Stitô 'smi, gatasandihaH :
karisyé vacanam iava. 73.
Sa^jaym UTâca :
Ityakam Vdsudévasya
Pârtasya ca mahdtmanaH
Samvàdam imam açrœèam,
adButam, rômaharsanam. 7i.
Vyàsaprasâdâc crutavân
êtad guhyam aham param, Yôgam, yôgéçwarât Kfènât
sâiât katayatah' swayam, 7*-
Rûjan, sansmftya sansmftya
samvàdam imam adSutam KéçavârjunayÔH punyam ,
hfsyénii ca muhur miihm ; 76.
Tac ca sAnsmpya sansmftya
rùpam atyadSuiam Haréa, Vismayô mé mahân, râjan,
hfsyâmi ca piman piman. ^7.
JLrJaiia,
Le trouble a disparu. Dieu auguste, j'ai reçu par ta grâce la tradition sainte, Je suis affermi ; le doute est dissipé ; je suivrai la parole.
Ainsi, tandis que parlaient Vâsudèva et le magnanime fils de Prithà, j'écoutais la conversation sublime qui fait dresser la chevelure.
Depuis que, par la grâce de Vyàsa, j'ai entendu ce mystère suprême de l'Union mystique exposé par le maître de l'Union lui-même, par Krishna :
0 moii roi, je me rappelle, je me rappelle sans cesse ce sublime, ce saint dialogue d'Arjuna et du guerrier chevelu, et je suis dans la joie toujours, toujours.
Et quand je pense, quand je pense encore à cette forme surnaturelle de Hari, je demeure stupéfait et ma joie n'a plus de fin.
Yatra yôgécwaran Kfènâ,
yatra Pâftô danurâaran.
Taira çrir, vijayô, Sûiir,
âruiâni. Iti matir marna. 78.
/// ÇrtBaffavadffitdH...,, môhasannyâsayôgô nàma, aètâdaçô 'âyàyaa.
III VrftlNiff«Tadffltâ MunâplA.
ÇURAM ASTU SARVÂJAGATÂM.
— 2S1 — Là où est le maître de TUnion mystique Krishna» là où est Tarclier fils de Prithà, là aussi est le bonheur, la victoire, le salut, là est la stabilité : telle est ma croyance.
Fin de la Bha|ra^i^-<8fi<A.