A LUCILIUS
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Si Doas possédions les ligoes que dicta Sénèque après s^étre ouvert les veines sur Tordre de Néron, son élève, peut-être aurions-nous le dernier mot de ce philosophe sur la nature de Tàme. A défaut de ce testament d^ua grand et bel esprit, cherchons sa pensée dans les pages les plus spiritualistes qu^il ait adressées à un ami, ou plutôt à la postérité. Tel est le caractère de plusieurs de ses Lettres au chevalier Luciliits, surtout de la quarante* unième* Nulle part, dans ses écrits respectés du temps, Sénèque ne s^est élevé plus haut, et n^a semblé s^approcher davantage de la doctrine chrétienne, dont plus d^un
écrÎTaio religieux a même cru voir un rayon, perçant fe cachol du Bublîme Paul, venir tomber sur le front du Sloîcîen.
Pour mieux fbîrc eonnaUrft*cet(e Lettre fameuse, essayons d^abord de la traduire ; nous rexamiocrons ensuite, en tâchant de nous régler, avec indépendance, sur eelle largeur de vue, sur celle généreuse compréhension qui sont dans le véritable esprit du christianisme.