SUR UES
nmis K u sicniM CHRONOSEMIVM,
Lorsqn^en 1847 parut la Rewie des Trèfles delà Section Chronosemium, que j^ai publiée en collaboration avec mon honorable ami le docteur Godron, nous eûmes la satisfaction de voir notre opinion^ quoique renversant dé fond en comble les idées reçues sur la plupart des es-» péces de cette Section, adoptée par un certain nombre de botanistes instruits, entre autres par M. le docteur Puel, dans son Catalogue des plantes du Lot. Cependant, Tinspectionde VHerbariumnormale de Fries, dont il possède maintenant un exemplaire^ et oA ces trèfles conservent les dénominations que nous avions attaquées,, ébranla naturellement la conviction de H. Puel, tant à cause de Il haute réputation du botaniste suédois, que de sa po^ sition qui le met si bien à même de connaître les espèces tinnéennes. Notre compatriote, ayant à insérer les plan-
( 12S ) tes dont il est ici question dans Therbier des flores locales de France, auquel il travaille avec un zélé et une persévérance bien dignes d^éloges, a dû désirer d^y appliquer de sûres déterminations. En conséquence, il pria M. AVebb, dont les travaux consciencieux et les vastes connaissances offrent tant de garantie, et qui se rendait à Londres, de comparer des échantillons qu^il lui remit avec ceux de Therbier de Linné. Voici le résultat de ces investigations :
1** Le Trifolium filiforme L. herb. est trés-ccttaînement le nôtre, c'est-à-^dire, le j. micranthum Vîv, !
2» Le T. procumbens L. herb. est le T. agrarium majus Soy. Will. et 6odr. (T. procumbens mcy'uè des auteurs) !
3» Le T. agrarium L. herb. est Vaureum Poil, et le nôtre 5 par conséquent, X agrarium des auteurs !
4'» On ne trouve dans Therbier de Linné nî inotre t. agrarium minus, ni le T. patens Schreb. {parisiensà D. C ).
Ainsi cette recherche ne nous donne raison que sur un seul point, le T. filiforme^ mais ce point accordé nous donnera, je Tespére, victoire pour le tout, malgré Vimmense autorité de nos adversaires.
Je dois dire d^abord que , lorsque nous avons écrit notre mémoire, nous ne possédions pas un livre trèsimportant dans la question qui nous occupe (le Synopsis methodica stirpium britannicarum de Ray, édit. 3* Londinî, 1?24, in-8°), parce qu'il s'y trouve, T. XIV^
( 426 ) %. 3 et 4, les ûguves citées par Linné des T. filiforme et procumbens. Etant depuis parvena à me procurer ce livre, je regrettai Tivemeot de ne Tavoir pas connu plus tôt ; car il est impossible, après avoir vu ces figures, de se refuser à Pévidence, surtout en y joignant la fig. de Vaillant Botanicon parisiense (T. XXII, fig. 3), citée par Linné pour Vagrarium. Je prie dcmc instamment tous les botanistes qui désirent franchement être édifiés, de ne pas négliger, lorsquMIs le pourront, de jeter les yeux sur les planches de ces deux ouvrages. Maintenant, je ^ais rappeler, le plus brièvement qu^il me sera possible, les raisons qui nous ont déterminés lors de la publication de notre mémoire, en y ajoutant ce que j'ai pu rencontrer depuis, en faveur de notre opinion.
On sait â présent ce que c^est que le T. filiforme L., puisqu^il n^y a plus de contestation à son sujet : c^est la plante que Viviani a décrite de nos jours sous le nom de T. micranthum. On en trouve une excellente description dans le Species de Linné, p« 1088, avec renvoi au Synopsis de Ray, T. XIY, fig. 4.
Le procumbens peut-il être la plante ainsi désignée par les modernes, dont les fleurs sont deux, trois et quelquefois quatre fois plus grandes que celles du filiforme ? Non, car Linné n^eût pas manqué de signaler ce caractère. Au contraire, on lit dans le Species, 1. c, à Tarticle du procumbens : c Similis sequenti (T. filiforme) » ; et, dans le Flora suecica, p. 261 : « Di0ert à pra^cedentibus dnobus {T, agrarium et spadiceum)
qaod flores minores, i Les fleure sont donc de même grosseur dans leprocumbens ^ le filiforme. Ces deux plantes ont même tant de rapports, que Linné fait tout son possible pour les distinguer. Consultez le Flora sue* cica, p. :262 : J. filiforme < diflert à praecedenti (T. praoumbens) quod planta spontanea vix spitbamœa ramis procumbenlibus proférât pedunculos vix capillo aat seta equina crassiores, et in capitulis tantùm 5 vel 5 flosculos dislinctos, magis manifesté pedicellatos, cum in antecedenli pedunculi crassilie fili sunt, ut de foliis et habitu diversis nihil dicam. » Et , ^a qu'on ne soit pas tenté de douter de leur dîflërence spécifique, il a bien sein, dans le Systema vegelabilium, d^ajouter à la diagnose du 7. procumbens : < Sata evasit diversa à sequenti (T. filiforme). » Enfin, si on jette les yeux sur la fig. 3, T. Xiy du Synopsis de Ray on y reconnaît pour ce T. procumbens ce que les auteurs prennent pour le filiforme.
Les preuves de notre T. agrarium sont ayssi faciles à donner* G^est pour Linné le Trifolium pratense lu^ teum capitulo lupuli s. agrarium de Vaillant, Botani-' eon parisiense, T. XXII, fig. 3. Or, cette plante est, de Tavis de tout le monde, le T. procumbens des modernes, notre T. agrarium. Une seconde figure, celle de Ri vin (Tetrap. iO Lupulinum)^ citée dans VHorius cliffortianus eiim%\e Flora suecica i^oxxvYagrarium, vient encore à Pappui de celle de Vaillant. Je ne nie pas néanmoins que Linné n''ait pu confondre avec cette es-
pèce le jT. aureum PoUtch [agrwrium des inoderiieB)^ puisque Puae et Tautre croissent en Scanie (Y. FrieS) JPlora scanica, p. i05) ; c^est ce qui espHqueraîl la présence de cette dernière dans son herbier sous le nom ^agraritan, et c^est d^ailleurii ce que semble indiquer la dtatioQ de la fig. du TrifoUum agrarium de Dodoeos (Pempt. 576), quelque mauvaise qu^elle soit. On pourrait en conclure que le nom ^agrarium peut aussi bien être appliqué â Vuureum de Pollich qu^à la plaoie de Vaillant; mais je ferai observer, avec Pollich (F/. Par iat. II) 344), que jamais son aureum ne vient dans les ûhamps^ où se trouve, au contraire, fréquemment notre T, agrarium /T. procumbens des auteurs).
Quant â Tobjection qu^on pourrait tious faire, que notre T. agrarium majus fprpcumbens maj'us des mo-^ dernes) est placé dans Therbier de Linné sous le nom de procumbens, je répondrai que e^est pour moi une nouvelle preuve qu^il y a eu confusion dans cette célèbre collection (1). £n effet, nous le demandons, si cette détermination était exacte ^ Linné eût-il dit de cette
(i) On sait» par exemple, que le Certuiivm artéMe est dans rherbier de lÀnné sous le nom de C vt<comm,et récîproquemeui. Qui est-ce qui voudrait en tirer des cooséquences contre Topi- Djon admise généralement aujourd'hui, et que j*ai contribué autrefois à faire prévaloir (V. mes Observaiims sur guelquei plantes de France, p. 41) ? Je pourrais citer bien d'autres preuves semblables.
planle , ooiiparée au fitt/arme (micranihmn Viv.): < Similis Mqaeati> ? BAUil été néeeMairede les cultivw Fane el Taulre pour prouver que ce sont deox espaces distinctea, et d^en annoDcer le résultat, comme Linné le fait dans le Sysiema: cSata evasit diyersa A sequenti»? Au reste, je répéterai ici ce que nous avons déjà dit dans notre Reçue, p. 15: c^est que nous n^'avons fait que revenir aux idées des contemporains de Linné , perverties par Smith, ensuite des erreurs de Pherbier ; c'^est que « Gouan, Hudson, Scopoli, Po!lich| Gurtis, Reiebard, Yillars, Thuillier, s^accordent d^une manière remarquable pour reconnaître le 7*. agrarium L. dans la plante figurée par Vaillant et par Rivin (i) >
() ) Je profite de ToccasicD pour faire quelques addilions à notre Kevue.
Nous avons dit, dans un post^scriptum inséré dans les Mémoires de l'Académie de Nancy (année 1846, p. 516) et tiré à part, que, M. Tenore ayant eu la bonté de nous adresser un fragment de so|i T. bruiium, nous avons pu reconnaître au premier coup d'œil qu'il diffère loto cœlo du 7. parisienu, auquel nous rayions rapporté sur la fol de je ne sais plus quel auteur. Nous avions cru d'abord que ce pouvait être Tespèce décrite depuis par M, Boissier sous le oom de meiogitammi; mais il paraît résulter de l'échange faite par ces Messieurs de leurs plantes, que ce sont deux espèces différentes, et j'adopte volontiers l'opinion qu'ils ont bien voulu me coronauniquer à ce sujet. %
J^ connais maintenant le T.aomasum Labiil., dont j'ai reçu
vrée à rapricultnre. Cette origine, avouée par les historiens, me parait d^autant plus probable, que ce nom se retroute encore à Vouton dans plusieurs familles. Onn^a pu conlesler à Jacques Darc le titre de laboureur; mais on lui a assigné une origine différente : on a prétendu quMI tirait son nom do village d^Arc-sur-Tille, â trois lieues est de Dijon, ou de la petite ville d^Arc en Barrois.
Ces origines, contestées avec raison par les historiens, ont peu de rapport à la question de Tétat de Jacques Darc, ennobli gratuitement par tous les écrivains modernes qui ont dévoué leurs plumes à Thistoire de Théroîne ; c^est pourquoi je l'abandonne aux auteurs des recherches d^érndition subtile, qui traitent cavalièrement rhistoire, et ne se font pas scrupule de Tenrichir de leurs ingénieuses inventions. La vérité est venue au se« cours de la fiction : afin de préparer é Jacques uno origine héraldique, on a gravé un cachet dans lequel les armes de la iamille Darc étaient composées, d^dn arc bandé, sur champ d^azur, et armé de flèches. Un de ces cachées nous a été offert; mais, comme il ne portait aucun signe d^antiquité, Torigine de ces armes devait être suspectée avec raisob, et nous Tavons considérée comme une des mille supercheries historiques dignes seulement de mépris. Il est certain que le nom Darc se prétait commodément â Taddltion^de la particule héraldique; mais ce serait là le dernier des arguments qu^on puisse imaginer : si Jacques Darc eût été considéré comme
noble parai s«ft compatriotes, dans la disaïaaioo qui eui Kea lofs de la déposition des témoiiis au pyocéa, il eq eût sans doute été question, ainsi que le remarque très» judicieusement M. Lebrun des Gbarmeltes, Fauteur de la biographie la plus détaillée et la plus complète de notre héroïne; mais pas un seul des oompalriotea^amis et parents de Jacques ne parle de lui autrement que comme d^nn honnête laboureur; on ne le désignait qud par son nom de baptême, comme c^est la coutume assez générale en Lorraine. Les étrangers ne lui croyaient pas non plus une illustre origine ; car les soldats anglais n'^auraient pas osé, comme ils se le permettaient, appelée vachère rbéroine qui les faisait trembler derrière les murs de leurs citadelles.
Il y a, d'^ailleurs, un autre argument invincible contre les partisans de la noblesse de Jacques Darc^ c^est le diplôme de Charles YII, qui accorde les titres à toute la. famille, se composant alors de Jacques père, de Jeanne, de Pierre et de Catherine Dulys, sœur de Jeanne. Cette ordonnance est universelle.
Qui a donc pu essayer de tirer Jacques Darc de sa modeste position pour Texposer aux dédains des vrai$ nobles ? La demande d^annoblissement ne fut faite ni par Jacques Darc, mourant de chagrin de ce que safille avait été condamnée par Tinquisition, ni par Elisabeth Romée, accablée, comme son mari, par la même douleur. La demande au roi, s'il y en eut une, fut faite pour les frères, et fut accordée pour eux. Mais pourquoi nç
ÉQpposerait-on pas que cet acte diplomatique fut spontané ; qiie Chaiif es Vil, comparant son état après le sacre à celui qa^l avait an bord de la Loire, sentit combien ii était juste d^onorer d^ane manière particulière, par un acte du souverain pouvoir, une famiUe dont I^un des membres avait rendu i^honneur à la France et lè trône à son roi ?La forme dans laquelle est rédigée cette charte, les détails qu^on y remarque, prouvent assez que tes conseillers du roi attachaient beaucoup d^mportance à son émission. On doit surtout remarquer que Jeanne n'^est nommée dans Tacte que pour désigner ceux qm devaient en retirer les avantages, le roi se réservant peut-être dé la placer dans une position digne dé ses hauts lâlts, si rhéroîne eût sollicité une distinction, qu^elIe aurait sans doute obtenue bien facilement. L^acte aurait alors commencé par la formule ordinaire : Sur la demande de Jeanne, notre chère fille, etc.; comme cela eut lieu pour les faveurs pécuniaires accordées aiix villages de Domremy et de Greux*
■ On doit, au reste, s^en rapporter â la déclàralion de Phéroïne, quf répondit à Taccusation d^un de ses juges, lequel lui reprochait d'user largement des bienfaits dé Charles : c Je ne demandais rien à mon roi, fors' bonnes armes et bons chevaux i. Les comptes des dépenses de Charles ont en effet confirmé cette assertion.
Si Fannoblissement de la famille Darc ne fut pas spontané de la part du roi, à qui donc en attribuerons'nous la demande? GTest peut «être la reconnaissance
simulianée da roi et de ses généraux qoi, convaincus de leur impuiasance & relever le courage du soldat français, malgré la brillante valeur dont ils lui montraient Texemple, se trouvaient forcés de convenir que Jeanne était la cause principale du rétablissement des affiiires. Enfin nepeut*on pas Tattribuer à Topinion et ila gratitude des Orléanais y qui n^avaient cessé de proclamer les vertus de Jeanne» qui lui rendaient de son vivant une espèce de culte ? Je parle surtout du peuple, dont Torigine se rapprochait de celle de Jjeanne, du peuple et de ramée, dont la voix est si puissante dans ces sortes de révolutions j il était assez naturel que la famille de celle, qui les avait si souvent conduits à la victoire fût rangée au nombre des familles illustres.
Dans cet acte d^aonoblissement, Jacques Darc n^est pas désigné d'une manière particulière, mais avec les membres de toute sa famille. Jacques Darc ne fut donc jamais reconnu comme noble d^or igine ; il ne put Pôtre qu^aprés le diplôme de Charles YIL II en est de même de sa fille, à laquelle la particule héraldique usitée ne peut être attribuée. Ce ne sont pas seulement ces raisons qui nous déterminent, mais des témoignages positifs : les titres anciens des Darc sont rares à la vérité, parce que, à peu prés vingt ans après la mort de Jeanne, ses frères et leurs descendants avaient changé de nom, (Comme j^ai tâché de le faire comprendre au public dans plusieurs occasions, sans y avoir réussi : nos pauvres petites voix de province ont si peu de retentissement, que
nous ne pouyons nous faire entendre que lorsque ce que nous ayons dit a passé par les trompeUes infaillibles de la capitale. JPai donc appris au public^ il faut bien lo répéter, que, peu de temps après leur annoblissement, les Darc reçurent le nom de Duljs, Dalis, Dailly, à cause des fleurs de lys de France introduites dans leurs armoiries, et peut-être à la suite de ce nom donné à Pierre Darc dans Pacte par lequel le duc d^Orléans lui donne la jouissance de VÛe aux Bœofi sur la Loire, acte dans lequel il le nomme le cheyalier Dulys.
Je profiterai encore une fois de Toccaslon qui se fré^ sente pour remettre sous tes yeux du public une tiote relative à la femille de rhéroïne, par M* Waikenaer, et insérée dans la Biographie Uniyerselle, article Jeanne Darc. Quand on yeut reconnaître ayec certitude si la personne qui prend le nom de Dulys a droit de le por* ter, ilfauts^assurer : 1® de Pépoque où elle yivait; 3<^ si elle porte ce nom seul ou précédé d^un autre nom par-<> liculier. Ne connaissant pas ces signes caractéristiques^ H. WaDcenaer fait éteindre la famille de Jeanne dans la personne d^un chanoine de Champeaux, nommé de Cottlombe Dulys, pendant que Dulys, receyeur des finances, à Paris, yiyait encore en l(i20. Le chanoine mort était éyidemment un de Coolombe, et portait le nom de Dulys par tolérance, comme le font quelques membres de celte famille par les femmes. Quand on écrit Thistoire, il faudrait, ce me semble, remonter aux sources, surtout si elles intéressent une famille subsistante.
(ilFl)
Mais jeiaiisse ces discussions poxir revenir abi litres de Jacques Darc. Quant à la particule bératdiqné, on ne peat en donner aucune preure valable ; mais on peut en donner de Irés^fortes et irréfragables qui lui sont eon^ trafres t c^est que les livres relatifs à l'hérolae publiés avant i€29 ne lui oot jamais donné cette distinction. Je désignerai seulement troiis ouvrages que je possède : 1* une tragédie du Père Fronton du Duc, jésuite, im^ primée à Nancy en 1581, par la veuve Jeanson; â<* PHistoire de Jeanne, écrite en latin, par Hordal, professeur de droit à Pont-à-Bfousson, et imprimée dans cette ville en 1612 (t). Si ce savant n^a pas donné la particule héraldique à la famille Darc, ce n^est pas mauvaise disposition ; car il traite Jeanne de noàiiisêimay et il était lui-même un descendant de cette famille ; 3^ un Recueil de plusieurs inscriptions proposées pour remplir les tables d^attente étant sous les statues du roi Charles Vil et de la Pucelle d^Orléans, etc., par Charles Dulys, imprimé à Paris en 1628.
D'après la disposition de ces auteurs, dont deux étaient parents de la famille, par conséquent intéressés à soi> illustration, peut*on croire qu^elie ait reçu la particule ? Cette distinction est de peu d^importance, il est vrai, relativement à Jeanne, dont la gloire est au-dessus de
(1) Heroinse nobilissimae Joannse Darc, vulgo aurelianensis puclke bîstorîa, etc. Ponti-Mussi, apud Melcbiorem Bernardum , etc. M. DCXII.
toutes les gloires humaines ; c^est sans doute un hommage honoraUe pour cef x qui 4^oat faU les premiers ; mais ce n^eo est pas moins une erreur historique , et elles doivent être éloignées d^un sujet si grave et si digne d^admiration, ou la Providence se montre avec autant d'éclat.
Ce serait le sujet d^une utile recherche que de constater Tépoque oà se répandit la<30otume de donner à Jeanne le signe héraldique ; il parait qu'elle ne remonte pas même au XYI* siècle, puisque le recueil de Duljs porte la date de 1628.
En appréciant toutes les circonstances qui aôcompagnent remploi delà particule héraldique, iUembie qoHI &ut la considérer comme un hommage public enven Théroîne^ à une époque où elle était Tobjet de reUlhou*siasme universel, et où Ton était loin de se douter qu'UB jour viendrait, où, à Fingratitude la phis révoltante, joignant Te^travagance la plus scandaleuse, un prefes-* seur du collège de France oserait taxer de folie celle qui a rétabli le roi de France sur son trône légitime et délivré son pays du joug de rétronger.