NOUVELLES RECHERCHES
DE
BiBLIOGRAPfflE LORRAINE
Quelque rapides qu^aient été les progrés de Timprimerie, pendant le demi«siécle qui suivit son invention, il s''en faut bien qu^elle ait prospéré partout où ses propagateurs s^établirent. Yictorieuse des obstacles qu'^avait rencontrés son introduction, elle en eut d^autres et de plus graves à surmonter , pour se créer des moyens d^existence. Aussi est-il à croire que dans plus d^une yille, d^une province, dans plus d^un pays où la civilisation ne rappelait pas encore, où la plume du copiste suffisait aux besoins intellectuels , cette noble industrie ne parvint à se soutenir qu^associée à la vie monastique ou cléricale, à Texercice de quelque négoce, de quelque profession. Là aussi elle dut végéter longtemps, obs-
(5«) cure et langaissaDie^ sasus laisser aucao monomenl durable de ses travaux.
Comment percer les téutibres qui enveloppent les premiers pas de rimprimerie, au travers de drconstanoes si défavorables A son essor P Comment suppléer, d'^abord à Tabsence complète de monuments typographiques, et plus tard à leur insuffisance, quand ils ne se montrent qu^en petit nombre, à de longs intervalles, et pour la plupart imparfaitement connus, ou inexacte* ment décrits?
TeUes sont les difiBcultés que rencontre, à son point de départ et dans sa marche, Phistoire typographique de la Lorraine ducale. Ce pays est un de ceux où, pendant longues années, Timprimerie, quoique importée tardivement, n^eut guère pour s'exercer et s'alimenter que des travaux sans importance. Si Ton excepte ua petit nombre de livres consacrés à la litu^e diocésaine, à la louange du prince et A Tillustration de ses aïeux, on ne voit fonctionner la presse en Lorraine que pour mettre en lumière les principaux actes du gouvernement, des édits bursaux ou monétaires et des règlements de police auxquels la lecture aux différents sièges de justice et la publication à son de trompe, dans les rues et carrefours, auraient pu ne pas donner une notoriété suffisante*
Où les trouver aujourd'hui ces incunables de la typographie lorraine? Je viens de les distinguer en deux classes, les livres et les imprimés officiels ^ mais, au point de vue de la rareté, il n'en existe qu'une. A Texceptioa
( 347 ) du Liber Nanceidos tiré à grand nombre (1) et dont vingt ou trente exemplaires, protégés par diyefrses causes contre Faction destructive da temps et des événements, sont parvenus jusqu^â nous, tous peuvent indistinctement s^appeler rarissimes* On ne connaît qu^un exemplaire, encore est-il incomplet, des Heures de la Vierge, imprimées par Pierre Jacobi (2) ; et c^est tout au plus s^il en existe quatre, ou cinq, des livres qui sont sortis des mêmes presses, à Toul et à Saint-Nicolas-de-< Porty ainsi que des publications de Gaulthier Lud, à Sahit-Dié (3). Quant aux ordonnances ducales mises au jour par la typographie, antérieurement aux vingt der* niôres années du XYP siècle, la recherche n^en est pas moins infructueuse , même au trésor des chartes de Lorraine, où cependant les originaux manuscrits de ces actes du gouvernement ont été conservés en assez bon nombre, et où il est présumable qu^on déposait le résidu des imprimés, après affiche et distribution.
Mais si ces édits, ordonnances et règlements, imprimés en placards ou en cahiers de quelques feuillets, ont eu, malgré Fimportance de leur teneur, le sort commun de toutes les menues impressions ; si, depuis bien des années^ il n''en existe plus ^u Trésor des Chartes de Lorraine, les traces de leur existence y subsistent encore,
(1) V. Recherches sur les commcDcements et les progrès de rimprîmerie en Lorraine'. Nancy ^ Grimblot. 1843. in-8.
(2) Ibidem, p. 36-38. — (3) Ibid., p. 67-70.
de IoId en loin. Cest à Paide de ces traces rapprochées de faits plus ou moios cooous, de documents bibliographiques plus ou moins précis , que je parviendrai, je Pespére, à répandre de nouvelles lueurs sur Thistoire typographique de notre vieille patrie.
Les anciennes provinces de France, celles surtout qui, comme la Lorraine ducale, ont conservé longtemps leur nationalité, avaient et gardaient précieusement leurs archives , vastes dépôts qui, la plupart , dataient du moyen-âge, et où chaque siècle était venu apporter son contingent de pièces diplomatiques , législatives, administratives, domaniales et fiscales. C^estlà qu^on déposait, après apurement des comptes rendus par les principaux officiers des finances, les liasses justificatives de ces comptes et les registres où les recettes et les dépenses étaient inscrites. Cest là que de nos jours, partout où ces liasses n^ont pas été dispersées, où ces registres n^ont pas été détruits, on peut, au moyen d^inVestigalions qui ne sont pas toujours aisées, mais qui ne sont jamais ingrates, s^enquérir de ce que les gouvernements d^autrefois ont fait pour encourager les sciences, les lettres et les. arts, pour exciter ou favoriser Tintroduction de genres d^ndustrie étrangers au pays, pour soutenir les efforts de ceux dont il était déjà doté.
Les capitales des provinces étaient généralement le
( 349 ) sîége de ces archives, et les chambres des comptes en étaient les gardiennes, antérieurement à ^789. Si, dans ces temps*ià, plusieurs pièces originales ont été soustraites, ou prêtées complaisamment à des gens qui ne les ont pas rendues,ces larcins ne portaient guère que sur des titres trop récents, ou trop indiscrets dans leurs énon* ciations, pour ne pas démentir les prétentions de quelques familles puissantes à la noblesse de race. Confiés plus tard aux administrations départementales, les anciens chartriers provinciaux ont été, grâce aux titres domaniaux qui 9^j trouvaient en grand nombre, protégés par les lois relatives aux domaines do l'Etat, ascensés ou engagés ; et la dernière de ces lois, celle du 14 ventôse an YII, prorogée dans son exécution pendant trente ans, a été, jusqu^en 1829, la sauvegarde de tous les vieux parchemins et papiers qu'ils renfermaient. Cest ainsi que le trésor des chartes de Lorraine s^est conservé à peu prés tel que lé gouvernement de Louis XIY Tavait remis à Léopold, rétabli par le traité de Rysvick dans la souveraineté de la Lorraine et du Barrois* Mais on n^j retrouve pas (1) toutes les lettres d^anoblissement octroyées au XYIP et au XYIII^ siècle ; il y manque plusieurs ordonnancies contre les usurpateurs de noblesse et bon nombre de commissions données par mandements
(1) Ces déficits soot généralement anciens ; constatés au siècle dernier par on recolement de Finventaire du trésor des chartes, lis sont indiqués par un D. sur les marges de ce répertoire.
des ducs de Lorraine, à Teffet de rechercher ces asar« pateors désignés nooiinaUyemeiit, et les soameCCre aux impôts que payaient les roturiers; quelques. pièces his* toriques en original j enfin des recueils d^ancîennes ordonnances et des documents monétaires, piétés à domicile et restés chez les emprunteurs.
Des registres et des liasses de Tespéce de ceux que je Tiens dMndiquer existent à li^ancy, dimsce riche dépôt de documents historiques (1). Les registres forment une nombreuse série de volumes in-folio, qiri commence à 1438-39 et finit à 1669 inclusivement, mais qo -interrompent des lacunes plus ou moins grandes ; ils contiennent les comptes des trésoriers et receveurs généraux de Lorraine, ceux des celleriers et des receveurs du domaine de Nancy, et ceux des receveurs de prévôtés.
L^histoire des beaux -arts et do Tindustrie dans Tancienne Lorraine a déjà, grâce à dMnfatigables et sagaces recherches, profité (2) des énonciations que
(1) Je sois redevable de la coonaissance de ces registres, qu*aacnn historien de Fancienne Lorraine, séculier ou régulier, n a consultés, autant que je sache, à Tobligeance de M. Henri Lepage, qui, de plus, a bien voulu, ainsi que M. Justin Bonnaire, relever
pour moi les passages dont j*ai cru pouvoir tirer utilité.
(2) Ces registres ont été fructueusement consultés, par M, H. Lepage, pourThistoire du Palais ducal de Nancy, et pour d*autres mémoires non moins intéressants, insérés dans les recueils de FÂcadémie de Stanislas et de la Société d'Archéologie Lomiœ.
( 351 ) contiennenl ces manuscrits, f espère, à mon tour, en tirer des notions nouvelles et des édaircbsements utiles dans la sphère des études bibliographiques, études incomplètes quand elles n^embrassent pas à la fois les fails qui ont diversement influé sur les destinées de Fimpri-» merie et sur sa marche générale et locale, la description de ses produits et leur appréciation an double point de vue typographique et littéraire.
L^ordre que je vais suivre est celui des Recherches sur les commencements et les produits de Timprimerie en Lorraine, que j^ai publiées en 1845.
Le millésime de 1500, que j^ai donné pour commencement à la période d^un demi-siécle parcourue dans ces recherches, indique assez Tabsence de faits typographiques plus anciens (1).
H. Heaume les cite fréquemment, dans ses Recherches sur la vio et les ouvrages de Jacques Callot. Nancy, GrimbloU 1855. in-8. (i) Les registres antérieurs à 1500 ne présentent qu'une seule mention relative à rimprimerie. Cest dans un compte de 1485- 86, où le trésorier général transcrit littéralement Tordre de payer qu^il a reçu de René IL n Aux compaignons qui font les livres en » impressipn près noslre hostel de Harecourt à Paris, en don que » leur avons faîct pour les veoir besongner. » Ce fait est analogue à celui que rapporte Chévrier, d'un garçon amené de Paris, qui aorait) en i486, la coïncidence de dates est remarquable,
La première inupression coniiiie de Pierre Jacobi, à SaiDl-Nioolas-de-Port, esl un Utto d^Heares, Horœ virginh Mariœ ad usum Tullensis eeclesiœ, daté de jaîa 1505. On pouvait tenir pour probable que ce n'hélait pas là son début en typographie ; mais, jusqu'à présent, on n'avait pas la plus légère notion d'une fieuille sortie de ses presses avec une date plus ancienne. La probabilité devient une certitude, par la mention ci-après que contient un registre de 1500-1501 (1) : c Payé par ledit
> receveur à jmessire Pierre Jacobi, imprimeur demeu- » rant à Sainct Nicolas, la somme de xx francs, pour
> avoir faicl et imprimé les ordonnances des or et mon-
> Doye nouvellement faictes, et ce par ordonnance de ]» Messieurs du conseil, fiiicte le xx* jour de juin mil v* >ong (2) »
imprimé à Nancy des vers à la louange de René IL On n*en dit pas plas de part et d'antre ; mais il est également probable qn à Paris les campaignons ont fêlé leur angnste visiteur par des vers à sa louange, et qu*à Nancy la libéralité ducale s^est exercée en faveur du garçon, — C'est peut-être le même fait, avec denx versions différentes quant au lieu où il s'est passé : et dans ce cas la version du trésorier général de Lorraine serait incontestablemeot préférable à celle de Remond Messeîo, chroniqueur inconnu sor la foi duquel CSiévrier rapporte l'anecdote. Y. Rech. p. 3 et suiv.
(1) H" année de Georges des Hoynes, receveur génSral . Despense par mandements. Registre non coté, fol. 3.
(2) Tout en conservant dans cet extrait et dans ceux qui soi-
Ainsi, en 1501) rioiprtinerie fonctionnait dans le duché de Lorraine ; reste à savoir à quelle époque elle y fut introduite. Les registres des receveurs et trésoriers généraux de René II nous rapprendraient, sans doute, et nous verrions ce prince éclairé concourir par des subventions aux frais de premier établissement ; mais il y a nalheureuiem«)t, dansia série de ces registres, une lacune qui va de 1465 à l&OO, et c^est, à mon avis, la plus regrettable de toutes celles qu'on y rencontre. .
De là jusqu'en 1506, il n'est plus question de Pierre Jacobi dans ces comptes, si ce n'est pour un voyage fait par ordre du roi de Sicile (René II), en novembre 1509, de Saint-Nicolas à Saint-Dié , puis â Bar-le-Due. Ce voyage dont l'objet n'est point indiqué pourra donner lieu à quelques conjectures bibliographiques, si l'on connaissait avec certitude des produits des presses de Gaulthier Lud, antérieurs à 1507 (1).
En février 1505 (1506), le receveur général, Georges des Moynes, reçoit du même prince l'ordre de payer â Pierre Jacobi» qui, comme la plupart des typographes
TTont Torlbograph e du comptable, je ne me suis pas fait scrupule d*y remplacer les n par des v, et vice versa^ les i par des j et d*y rétablir les accents et la ponctuation. J*en épargne ainsi la peine an lecteur, que rebuterait dans ces citations Texaclitude ttinnlieuse d*iui fac-similé.
(f) Y. Recberches sur les commencements et les progrès de rimprimerie en Lorraine, p. 58 et suivantes.
de fion temps, joignait à cette profession celle de relieur,' « quatre florins d^or pour avoir blanchy, desgressé et » reljé un bréviaire en ^parchemiii estant audict sei- »gneur (1). •
Un compte du trésorier général Jehan Gerlet, 1510- Il (2), témoigne du désir qu'avait le fils de René II de voir mettre au jour Tépopée lorraine .^ue Pierre de Blarru, mort ei^iSOS (3), avait laissée inédite:
« A Philiseus la somme de vingt francs, monnoye de ê Lorraine, que mondict seigneurie duc luy a ordonné » (ordonnancé) cette fois, à condition qu'ail fera imprimer » le livre premier de la Nanceyde. Par mandement a donné à Nancy, le xvi* jour de mars mil v^ et dix •»
Une légère altération de nom n'empêchera pas le lecteur de reconnaître ici Philesius yogesigena^c'est-â-dire, HathiasRingmannou Riihmann, néyCommeBlarru,dan8 la vallée d'Orbey, au versant oriental des Vosges (4).
(i) 1 505-1 fi06. i6« année de George des Moynes.
(2) 21^ comple de Jehan Gerlet, trésorier général de Mgr.
(3) L'auteur de la Nancéide était mort en novembre 1505, et il avait regu la sépulture le Jour de la fête de saint Clément, Çlementis festOf correspondant au 23 de ce mois : c'est ce que nous apprend un cbronograouue imprimé à la fin de ce poème, avec trois ou quatre autres pièces de vers latias.^
(4) 11 parait que Ringmann était originaire de la. partie Alsacienne de cette vallée» tandis que Blarru avait reçu le jour dans la partie Lorraine.
On sait que, dans les premières années du XYI* siècle, ce savant arait, de concert avec GauUbierLud, fondé à Saint*Dié une imprimerie dont un des produits, Gramtnatica figurata, ouvrage de Philesîus lui-même (1), porte la date de juin 1509. On sait aussi que Lud était, ainsi que l'auteur de la Nancéide, chanoine de la collégiale de Saint-Dié. Que de raisons pour conjecturer que la publication de ce poème confiée, comme on vient de le voir, aux soins de Philesius, devait avoir lieu dans cette ville! Toutefois, il ne s^agissait, en 1510, que d^une édition partielle, en rapport avec la modicité de la subvention ducale (2).
Philesius mourut Tannée suivante, sans avoir accompli cette tâche. En tout cas, on ne connaît aucun vestige d^une édition quelconque de la Mancéide, antérieure à celle qu^a donnée Basin de Sandaucourt, et qui est datée de janvier 1518(1519).
Les Recherches sur les commencements de Timprimerie en Lorraine mentionnent, diaprés Tinventaire du trésor des chartes de Nancy, une ordonnance monétaire
(1) Y. Recherches, p. 68 et suiv.
(2) Pour s'eipliquer celte publication restreinte au premier livre, il faut supposer qu'on ne connaissait en 1510 que cette partie de la Naucéide, et que les cinq autres livres n'ont été retrouvés que plus tard. Peut^tre aussi, n'était-ce là qu'une épreuve au succès de laquelle on avait subordonné l'impression du poème tout entier.
imprimée en 1511^ à SaintrNicoIas. Il en est question dans le même compte, en ces termes (1) : c A Hessire 9 Pierre Jaeobi prebstre, demorant à Sainct Hicobâ, la » somme de quarante sis francs , momioje de jLor- » raine, qui luy ont éié lauxés (taxés) par Mes^eurs de » la Chambre des Comptes , pour ses peine& et salaires » d^avoir faict imprimer les ordonnances des monnoyes B d^or el d^a^ent de Lorraine et Barroîs, en plusieurs » et diverses sortes, appert par sa quittance dattée dn > IX de mars rail cinq cens et unze. > On remarquera qu^icî Jaeobi est seulement qualifié de prêtre, qu^il n^a pas imprimé lui-même , mais fait imprimer. Par qui ? La souscription de Timprimé même dont il s^agit va nous rapprendre (2).
Cette pièce, en placard in-folio, aux armes de Lorraine et au nom du duc Antoine, est intitulée : Obdo- NANCEs DES MoNOTES, faictcs par Hooseîgneur loduc de Caiabre^ de Lorraine et de Bar, en Tannée mil ccccc et unze. On y lit une longue nomenclature de monnaies en or et en argent de France, de Lorraine, Metz et^autrès pays, dont les prix el cours sont fixés par cet acte de Tautorité ducale, et qui sont représentées par des
(I) Fol. h.
(S) Cet imprimé est décrit ici d*après une notice de m$u qQ*a bien vûqIu me commeniquer M. GHIet.Tai sous les jeux le texte de rorâoDDance, réimprimé dans le Dîctionoaire des OrdoonaDces de Lorraine, par Rogé ville. Elle est du 2 décembre 1511.
figures «a bois. Putis vient la âouâcription : Faictes et impfinkùes a Sainci Nicolas du Port le xxn^ tout de Januier. Lan de ^race tnccccc et nnzé (vieux style),. pur Nicolas S/mon diacre demourant au d S. N* Au bas la marqile tjpc^raphique de P. Jacobi, telle qu^éUe se trouve à la fin du Liàer Nancetdos (I), si ce n^esl qu^au lieu de son nom on lit sur la banderole celui ëe Nicolas Symon, Ifnpressîoo en caracléres gc^biques.
Ycilâ un nouveau nom à ajouta à ceux des andens typograpbes lotrains que la bibliographie a déjà enregbtrês. Nicolas Sjmon avait-il succédé à Jacobi dans h'mprimerie de Saint-TIicolas ? Le nom de ce deraier, sur la Liber Nancetdos imprimé sept ans plus tard poiurrait répondre à cette questkm, si d'ailleurs on ne la trouvait résolue plus nettement dans un autre compte de ia iBik»e année (2). 4 Payé par ledict receveur à » Messire Pierre Jacobi, prebstre imprimeur demeurant » à 5 Nicolas, la somme de x fraa<!!S pour rail màndemens » qu^il a imprimé , touchant Fordonnance Êûcte par » mondict Seigneur lé Duc pour les vîHains seremens 9 et Uaspiiomeiis contre le noih de Dieu (5). Appert par
(1) Recherches, p. 41.
(2) 21» année de George des Moynes, 1810-13H.
(S) fl existe au moins deux ordonnances du duc Antoine, contre les blasphémateurs. Celle-ci porte, dans le recueil manuscrit de Chrétien Reboursel, T. !•% fol. 9, la date du 10 avril 1510, Rogéville en donne l'analyse.
> le mandement donné à Nancy, le xxi* jour d^aousl Fan
> T«xi. > Ainsi, il est seulement présmnable qu^à Pimprimerie, Nicolas Symon était le prote on le principal onyrier de cefui dont il était le diacre à Tautel, et que 'dirigeant ou exécutant, en Fabsence de Jacobi, mais diaprés ses ordres, des ouvrages de typographie, il était autorisé à y mettre son propre nom.
A partir de i 51 i- i 2,les comptes des receveurs généraux et trésoriers de Lorraine présentent une lacune de plusieurs années. G^est seulement en décembre 1519 qu^on y voit reparaître notre prêtre imprimeur. Il s^agit d^nne somme de 30 francs que le duc lui accorde € pour les
> causes et raisons contenues en une supplication pré-
> senlée à mondict seigneur et décret faict en icelle (1).» Etait-ce une rémunération pour Pimpression du poème de la Nancéide, achevée le 5 janvier 151 S, vieux style, c'est-A-dire, 1519?
En avril 1524, cinq écus soleil sont comptés cà Fini-
> primeur de Sainct Nicolas, pour avoir imprimé six cens » mandemens en pappier, de non blasphémer le nom de
> Dieu, maulgréer, ne aultres énormes juremens (2). > Cette désignation anonyme de Fimprimeur de Saint- Nicolas s^applique-t-elle au prêtre Pierre Jacobi, qualifié jusqu'ici de Messire? Il y a lieu d'en douter. DV bord, à compter de Fan 1521 où parut à Toul la troi-
(i) 29* année de George des Moines, 1518<-19. (2) 6* compte de Didier Bertrand, 1525-24.
( 559 ) siéme édition do traité de Perspectwa ariifieiaU (1), ffl bibliographie ne signale plus aucun livre où le nom de Jacobi soit inscrit ; mais ce qui parait bien plus concluant pour la négative, c^est qu^en 152S, un autre imprimeur s^était établi à Saint-Nicolas^ ou Ton ne voit pas que le travail typographique ait abondé au point d^appeler Ta concurrence. Je veux «parler de Jérôme Jacob , chez qui Yolcjr fit paraître alors sa traduction du Sermon de charité^ de frère Thomas Illyrique (2), et c^esl précisément à Foccasion de ce livre qu^on le trouve mentionné dans un compte de 1524*25 (5). < A Jherosme Jacob, » imprimeur demeurant â Sainct Nicolas, la somme de
> vingtsept francs, monnoye de Lorraine, à lui ordonnée » pour avoir imprimé certains sermons de charité que
> frère Thomas a preschié. Far mandement de mondict » seigneur le Duc donné â Bar Te xxvj. jour de septembre
> mil v^xxv^ » Cette mention de Jérôme Jacob est Fa seule que Ton rencontre sur Tes registres des receveurs et trésoriers généraux de Lorraine, dont la série offre, au surplus , quelques lacunes de 1525 à 1530, et de \^^k à 1539. Jusqu^en 1559 il n^'est plus question, dans ces registres, d^imprimours établis à Saint-Piicolas, ou en quef* que autre lieu de la Lorraine ducale (4).
(1) Recherches, p. 46.
(2) Ibidem.
(3) 7« compte de Didier Bertrand.
(4) Cependant on imprimait encore à Saint-Nicolas, en 1528: témoin le Xivr£ de Jésus qui porto celle date. V. Rech. p. 48.
Oa sait que ce n^estpas seulement âSaint-Iïicolas que Jacobi a imprimé, et qu^â Tool où il avait transporté momentaDément ses presses, il a donné trois éditions du traité de Perspectwa artificiali, La troisième est décrite de visu dans les Recherches sur les commencements de IMmprimerie en Lorraine (1), d'après l'exemplaire bien conservé de la bibliothèque de TArsenaL Un exemplaire, non moins complet, que possède la bibliothèque publique de Nancy, va me servir pour la description de Tédilion originale, qui probablement est la plus rare des trois (3).
De ARTiFiciALi PSPECTrvA viATOR. in-foUo de 46 ff* non chiffrés dont 42 signatures Ai— Ev, les 4 derniers sans signatures. Les 4 premiers feuillets sont occupés par le litre ci-dessus qui est en capitales romaines rustiques, et par un texte latin imprimé à longues lignes, en lettres gothiques ; les 57 suivants par de grandes planches de perspective gravées en bois, au simple Irait el tirées d'un seul côté, le 38^ par un avis au lecteur, la souscription et la marque de Timprimeur. Tient ensuite le texte français, imprimé sur les 4 feuillets addi-
(i) Ibidon, p. 22.
(2) Cet exemplaire est celoi de la bibliodièqve de M. Cullim, acquis en octobre 4845, au prix de 315 francs.
tionnels, eBSorte qu^il peut manquer sans qu^on s^en aperçoWe. La souscription porte: Impreswm Tulli Anno catholice veritatis Qmçëtesimo qmto supra Mt' leêimU : Ad nonu Calendas luUas* Solerli opéra pétri iacobi pbrtj Incolepagi Sancii Nicholai. On voit en regard dans un encadrement, une croix transpercée de trois clous, avec les mots, fides fidt, en lettres gothîqtt|9S à droite et des notes de plain-cbant â gauche. G^est la marque de Jacobi, mais agencée autrement que dans la Ifancéide. Les 4 premiers cahiers ont 8 fil, le 5* 10.
L'auteur de ce traité, Jean Pélegrin, surnommé Fiator, chanoine de Téglise cathédrale de Ton], ne survécut guère A la troisième impression de son livre. Il était mort en i5ÎS. Cette date, il est vrai, semble contredite par celle de 1529 que porte une édition des Chroniques d^Anjou, reveufis et additionnées par le f^iateur {\)\ mais elle est attestée, d^une manière irréfragable, par Vé^ pitaphe de Pélegrin, qu^on voyait encore, au siècle dernier, dans la cathédrale de Toul (2).
Le surnom, ou si Ton veut, le pseudonyme de Yiator, ou yiateur,^ue se donnait Pélegrin, se trouve au titre d^un volume très-rare, que jusqu'à ce jour aucun bibliographe n^a décrit, quoiqu'il soit fort remarquable à plus d^un titre. Pélegrin^ quoique Angevin d^origine, appar-
(i) Pan«, ilnt. Cottl^au, in-folio.
(2) Histoire ecclés. et polit, de la ville et da diocèse de Toul» par le R. P. Benoit <Picart). Toul, 1707, în-4% p. 60S-6.
tient à la Lorraine, par la dignité canoniale dont il était rerétu, par sa vie dont une parUe s^est écoulée dans le cloître de la cathédrale de Toal, par sa mort et sa së^ puUure, mais surtout par le savant livre d^art que les presses lorraines de Pierre Jacobi ont mis en lumière et reproduit deui fois. Cest assez, je crois, pour qu^l ne me soit pas permis de passer sous silence un autre ouvrage que son nom recommande aux bibliophiles lorrains. C^est un petit in-^® de 134 ff., titre compris, chiffrés de ij à cxxziiij, et imprimés en caractères gothiques. Signât, a ij — xiiij; chaque cahier composé alternativement de 8 et de 4 ff. excepté le dernier qui en a 6. II a pour titre :
Texte ub Hiob, translate selo la vérité hébraïque. Et bref commitaire du Yiateur, sur icelluy.
Au dessous de rintitulé,on lit, disposée comme il suit, cette épigraphe tirée du livre de Job :
Si nous auons recea bien du seigneur dieu, pourquoy aussy nie recepurÔs Dô le mal ? Le seigneur dî^ eu la donoe, le. seigir db »
eu la oste. il est faict côme il a pieu au seigneur dieu : le nom do seigneur dieu soit beneit.
Réclame à chaque page, si ce n^est à la dernière au
bas de laquelle on lit: Icy fine le texte de Hiob ^
mais sans date ni lieu d^impression. Avant de hasarder à ce sujet quelque conjecture, il faudrait pouvoir comparer le Yolume avec d^autres produits des presses de Jacobi, et notamment avec les Heures de 1505, qui sont ausM de format petit in-i"* (i).
Après avoir épuisé tout ce qui concerne Timprimerie de Saint-Nicolas, dans la première partie du XYP siècle, je reprends la question, déjà controversée en bibliographie, de Fexistence d^une imprimerie à Nancy, vers Tan
On citait naguère encore, comme un des produits de cette imprimerie, la Chronique d^Austrasie, de Symphorien Champier. Si le savant M. Brunet (2) n^avait pas fait bonne justice de cette attribution» je m^en chargerais hardiment, sans autre preuve que Textrait ci-après du vingtième compté de Jehan Gerlet. < A M® Simphorien
> Champier 40 florins d^or que mondit seigneur le duc
> luy a ordonné, pour faire imprimer les couronnicques
(1) Le Texte de Hiob est an des lÎTres rares et précieux qui recommandent aux bibliophiles le cabinet de M. Chartener, à Metz.
(2) Manuel du libraire. 4* édition. Tome 1*% au mot Champier.
( 364) » de Lorraine) au lieu de Lyon, le xxm jour de may > mil y« et dix. •
Maig la questios refilerait encore indécise pour on autre livre d«i même Champier, dont M. Bninet donne ainii intitulé probablement d'après DiiTerdier (i) : Ko- SA Gallica, aggregatoris Logdanensis doniu Syn^oriani Ghamperiî omnibus sanitalem affectantibns ulilis
et necessaria Nanceii\ 1512, in-8*. J^avais toujoars
soupçonné (2) que dans ce volame le mot NanceU n^avait pas plus de valeur, comme indication de lieu dMm> pression, que les mois apud Nanceium qn^on lit sur le titre de la Chronique d'Austrasie, et qu*il signifiait seulement qoe notre cité ducate élait le lieu où Champiet avait composé on compilé son livré. Mais des soupçons ne sont pas des raisons ; en dépit des miens, raltribution subsistait, et devait subsister jusqu'à plus ample informé : car elle avait été puisée, non dans un catalogue tfe livres annoncés en vente, mais dans un auteur des plus accrédités en bibliographie. Enfin, est arrivé le jour où, plus heureux que M. Brunet, j^ai rencontré et me sub hâté d'acquérir (S) Rosa Gallica, dont je vais à mon tour donner letilre, et de plus une exacte description.
(1) Tome 6 des Bibliothèques de La Croix da Maine, et de Daverdier» p. 2^.
(2) V. Recherches, p. 34.
(3) Pour la bibliothèque publique de Nancy oii ce volame sê trouve aujourd*haî.
RosA Galuca aggregatoris LugduDêsis domini SjtiH phoriani Chaperij omnib"^ sanitatem affectanlibus ytilis & necessaria. quae in se o5tinet pcepta, auclorilales, ai(f selëtias memorato digoas, ex Hippocratis, Galeni, £rasislrati , AiScIepîadis ^' Diascoridis , Rasis , Haliabatîs , Isaac, Auiceôâ^, muUorûcg alioru clarorgio virorum H* bris îa yqû collectas : quas ad luedicain arCem rectâq^ yitieiidi foroia plurimu conducûL Yiia cqib. sua pciosa Mai^aritA : De Uedici atcg egri olfioio. ycHundatur ai lodoco Badio*
Tel eii rintitnlé de ce livre. Formai io-*8, fig. en bois sur le litre , impression en lettres rondes et d^une beauté remarquable* Le prologue et le texte que précédent 8 ff. sont chiffrés, folio i â folio cxxxvi. On IH au bas du 135" feuillet : Finis huius pretiosae Margarilae.. Apud Nanceium Lotharingie primarium oppi-- £fti77i..»Ânno MDXII. Si le volume finissait là, il serait difficile de ne pas inférer de ces derniers mots, rapprochés de Tadresse mise au bas du titre, que Rosa Gallica a été imprimé à Nancy, et se vendait à Paris, chez Josse Badins* Mais la véritable souscription est au feuillet suivant ; elle porte : Ex officina Âse^siana emissum,;., Anno domini IIIDXIIII, et Ton sait que le siège de cette célèbre imprimerie était à Paris. L^éditioa de Nancy, 15(2, n^existe donc pas. C'est bien à Nancy qu^aété achevée, en 1912, la compilation médicale dont il est question ; mais c^est aux presses parisiennes de Josse Badius, successeur d^Ascensius, que Champîer en a con-
fié la pablicalion deux ans plus tard (1). Ajoutons que c^est encora de Nancy, 1514, qaMl datait son prologue adressé A Hugues des Hazards, évoque de Toul (2).
(1) Gomment se fait-il que les deux ouvrages de Ghampier, composés à Nancy, niaient pas été imprimés à Saint-Nicolas ? Se* rait^^ parce que Tauteur, quoique médecin du duc Antoine, ne rendait pas habituellement en Lorrune, et n'aurait pu surveiller leur impression ? Peut-être aussi Jacobi n'avait-il psks alors les caractères convenables ou en suffisante quantité. Cette dernière conjecture n'est du reste admissible que pour Rasa GoUiea dont rimpression est en lettres rondes»
(2) On voit dans un compte de 1509-10 (20« de Jehan Gerlet), que le duc Antoine qui avait attaché Cbampier à son service, en qualité de premier médecin, craignant apparemment qu'il ne fût d'humeur inconstante, avait imaginé un moyen de le fixer en Lorraine.
« Â maîstre Simphorien Champier, docteur en médecine^ la 9 somme de mille francs, monnoye de Lorraine, que Monseigneur » luy a donné, tant pour achepter une maison en ce lieu de Nancy » que pour les réparations et accouslrement d'icelle. De laquelle 9 somme ledit maistre Simphorien avait promis par la quittance • qu'il a baillé, sons l'obligation de tous ses biens quelconques, » achepter une maison audit Nancy, dedans quatre mois après la 9 date d'icelle. »
Un compte du trésorier général, Didier Bertrand, 1538-39, peut servir à fiser l'année de la mort de ce médecin. « A la vesve » de feu M» Simphorien Champier, conseillier de mondit seigneur » le duc, la somme de deux cens francs monnoye de Lorraine, que
Ainsi, Ton peut tenir pour constant qu^il n^existait pas d^élablissement typographique à Nancy, dans les prer miéres années du XVt siècle. S^il y en avait eu, c^est assurément là que l^autorité ducale aurait fait imprimer ses actes, et on en trouverait mention, quelque part, dans les comptes déposés au trésor des chartes.
Je reviens [maintenant sur mes pas, dans Tinvesligation des registres qui m^ont fourni les documents que je viens de produire. Ils ne contiennent aucune mention relative à Timprimerie de Saint-Dié ; mais j^y trouve, en 1506, les traces d^un typographe fonctionnant à LongevilIe-devant-Bar-le-Dùc.C^est encore un prélre,comme Jacobi à Saint-flicolas, comme Lud à Saint-Dié ; son nom et son existence entièrement ignorés jusqu^à ce jour sont révélés par un comptede Jehan Gerlét d'Amance(l). < AMessire Martin Mourot, prebstre demeurant à Lon« » geville, la somme de quatre florins d^or, pour avoir > imprimé cent douze transcripts et vidimus de la Bulle » de Laciicimi8, dont il y en a dix en parchemin et le
» mondit seigneur lay a ordonné pour sa pension de Tannée pré- » sente, nonobstant qu*il n^eust attaincl le temps. » Ainsi, Champier n*existait pins au 1*' mars 1539, jour où, suivant le yîeux style, commence cette année.
(1) 16* compte, 1505«6.
> surplus eo papier. Par mandement du Roy (René II), » donné à Bar le XTin* jour d^octobre mil Y* et six. >
Il j a vraisemblance que c^est aussi Martin Hourot qui a imprimé en 1527, à Longe ville, par ordre de Hector d^Aillj, évéque de Tool, le F'iat de saiut de Guillaume Parvi ou Petit. Les bibliographes diaprés lesquels on cite ce rarissime produit des presses Barrisiennes (1) ne paraissent pas Pavoir vu, non plus que les vidimas im* primés par Martin Mourot, de la Bulle de Lacticùuis.
J^ai dit tout à Pheure que, jusqu^en 1559, les comptes des receveurs et trésoriers généraux ne montrent plus aucune trace d^imprimeurs établis dans le duché de Lorraine. Cet intervalle embrasse plus de la moitié du régne du duc Antoine, le régne de François P' et la durée presque tout entière des régences de Ghrisline de Daneraarck et de Nicolas de Vaudémont. Cependant, divers travaux typographiques ont été exécutés, dans ces quelques trente ans, par ordre et aux frais de Tantorité ducale ; mais c^est aux presses Messines qu^iis sont confiés, ainsi qu^on va le voir.
En 1546, des ordonnances de police pour les états du duc de Lorraine sont imprimés par les soins de ïiicolas
(1) V. Recherches, p. 92.
de LesenU On lit dans ua compte de 1S46-47 (1). « Payé à Nicolas de Lestsaf , secrétaire de HonâeigDeur,
> sxvii francs pour despeose par luy faicie à un voyage » à Metz, pour faire impritner certaines ordonnances de
> police pour les pays de nostre sourerain seignear ; 1 icelle despense faicie pftir le salaire de rimprimeur,
> papier et aultrement. > Nicolas de Lescut est ce joris* consulte lorrain dont Duverdier et D. Calœet (2) ttien^ tiennent plusieurs ouvrages publiés de 1537 à 1547, à Haguenau, i Slrasbouq;, à Paris, à Lyon; et il est remarquable que, vers le même temps, Christophe Pni« dhomme de Bar-Ie-Duc, et Fauteur de la Rusticiade, Pilladitts, chanoine de Saint-*Dié, faisaient imprimer leurs ouvrages à Strasbourg, à Paris et à Metz <5}.
(1) Compte de Quiriace Fournier trésor ier*géDéral.
(2) Bîblioth, de La Croix du MaÎDe et de Ânt. Dtt?erdier, T. 5, p. 140. — Biblioth. Lorraine au mot Leseut.
(S) V. Recherches, p. 113-116. — Trompé longtemps par une ressemblance de noms, j*ai cru, avec D. Calmet, que deux au moins des trois poêles dont Christophe Prodhomme a réuni les ouvrages dans le recueil publié à Paris, en 1539, sons le titre de Porceîii, Basinii et Trehani opwcula, étaient des Lorrains ; je me trompais, tous trois sont Italiens. Une très-bonne dissertation» insérée par M. Clesse, de Commercy, dans les Mémoires de la Société des Sciences^ Lettres et Arts de Nancy, 1851 , ne laisse subsister aucun doute à ce sujet: Et comme Ta dit spirituellement le rapporteur des travaux de cette Société, la mémoire de Basin
Vêttoée d^aprdSfOn toH quiSI firanos Sfros sont pajdf € à Emand da Bottlkj) Roj«d^anMS de S* A*^ en ^ y6|iiboan«Bmt das frais et peioet per loy expeete, > tant powr oonposer que {KRir frire imprimer, relier ei 1^ dorer, aiiasy graver el enluimBer les armes des livres » de la fénéalogie el cérémoftes aeoompiies aoz enter- » reaneats de (bas MeiseigBettrs les does Aatoioe el 9ran- » {ois. > Cette pobtiealion aroil eu liea par orAre^de la Régente de Lorraine, Clirestienne de Daneoiarek» B s^agk évidemment des deux ouvrages de da BonHay (fni je crois ne font qii*ua^ sortis en 1547 des presses de JlèBn Palier, i Metz, et inlitnlés i La vie et trespas âeê deuz princee de paix le bon duc Ânthoine et uùge duc FratÊfoie»..» Ensemble les Xàyattes*... cérémcniee observées.*», à leurs fiméraillee. — Les généalogies des très illustres et ires puissans princes, les ducs de Lcr^ raine (i).
En 1S49, ce n^est plus à Metz que dq Boullay, probablement pea satisfait du savoir fiiire de Jean Palier, fait r^mprimer ses Généalogies des ducs de Lorraine. G^est à Paris, d'^oû Ton voit sortir vers la même époque d^eiulres ouvrages de sa composition ; et c^est & Stras* bomg que qwtre ens plus tard, en 1558, il livre i Vb
de Sândaecoart est déchargée ; ce bon chanoine de Saint-Dîé né passera plus à Tavenir pour avoir célébré la beauté de h mattresse de Sigismond de Malatesta, seigneur de Rimini. (t) Y. Recherches, p. i08-10| texte et notes.
prenion iSst IKaiogum det ù^ùyg B^ëiz de Lwrâine.
En pféfoiicode cet fkiU irrtoùialdM, et lonqa« d*cilitfirf on ne conmit anean Kvrei aucun plaosnl^ fanj^mé de 1539 i i5S9 dans les états do doc de Lorraibe) en peut dire, et ce n*est point une assertion hasardée^ ^^a- Ion oe pays était sans iaipriaierie* Cet état de efaoses né peut da reste s*expliqoer que par des eonjectores (!)• ^
Bésimons les prindpaox bits bÂUograpUqaes tpA Cannent d'être exposés.
LHmprunerie de Pierre Jacobi, dans la ville de Sàint-^ Rkxdas-ée^Port) était en exercice an môis4e jnfn VM^ deux ans avant Tinipression des Heures de la ¥iei^e. Il estprésnmaUe qu^elIe existait déjà dans les dernières années dn XV* siècle* En 1512 Jacobi avait pour prote, on pour associé, le diacre Nicolas Symon qualifié d^imprimeur i Saint-Nicolas, sur un placard daté dn S2 janvier.
Le f^iat de sabit, imprimé à.Longéville*devant-Barle-Doc, n^est pas la première impression qui ait été fiiite en ce bourg. Un prêtre du nom de Martin Hourot y imprimait déjà en 1506.
CTest par erreur que Dnverdier, et après lui d^antres
bibliograpbes, citent Nancy comme lien d^impression en
1513 de jRosa GaUiea Symphùriani Champerit. Il en
* est de ce livre comme de la Chronique d^Austrasie du
même auteur; composés tous deux à Nancy, ces ou-
(i) y. RecbercbeSy p. 117 ^et sair.
(573) yragH onl été mis an jour, rim i Paris, Tantte à Lyon. Ainsi disparait cette indication trompeilse d'une imprimerie existant à îlaney dans la première moitié dn XVI-siéde,
Enfin il n^ ^ ^^^ ^ ajouter, en 1855, à te que la bibliographie a pu découvrir des traTau delà tjpograpbie
à Toal et i Saint*Dié; et de noaTeâux documents
Tiennent fortifier Topinion déjà émise, au moins conjectoralement, qu^aprés 1538 la presse cessa de fonctionner dans le dudié de Lorraine, et que pendant trente années du XYb siéde, ce pays est resté sans imprimerie*