‹ Mémoires de l'Académie de StanislasChapitre 144 sur 180 · PAR M. BEAUPRÉ · texte numérisé non relu

PAR M. BEAUPRÉ

En 1625, il y eut jusqu'à onze (1) imprimeurs en exercice dans la contrée que parcourent ces recherches ; ce sont : Jacques Marlier à St-Dié ; Simon S. Martel à Toul ; Jean du Bois à Verdun ; Jacob Garnich, Sébastien Philippe et Anthoine Charlot à Nancy ; Sébastien Cramoisy, Jean Appier Hanzelet et Jean Bernard à Pont-à- Mousson ; François et Jean du Bois (associés) à St-Mihiel et Pierre Houion à Epinal. Voiti quelques produits typographiques de cette année à ajouter à ceux qui sont déjà connus et décrits. | … Panecyicys aeternæ memoriae et famae Îoannis Dyns Scoti, doctoris subtilis, dictvs et dicatvs ab... Nicolao Vernulæo S Theel. L & publico Eloquentiæ Professore Louanii... Nanceti, Apud Anthonium Charlot Typo-

(4) Ci-après et Recherches, pp. 366-376 et 527-552.

graphun, via Sancti Nicolu. 1625, pet. in-8 de 15 fF., pag. de 5 à 50.

Parmi les livres que Pantagruel trouva dans la bibliothèque de Saint-Victor, et dont on connait le burlesque catalogue, figurent Barbouillamenta Scoti. Le commenateur de Rabelais, Jacob le Duchat, croit qu'il s’agit des u ouvrages de Jean Scot, cordelier écossois qui vivoit » au commencement du xv° siècle, parce que, dans les n 17 volumes in-folio qu'ils contenoient, il y a de quoi n se barbouiller l'esprit en proportion du papier que Scot n y a barbouillé.n

Erasme n'avait pas oublié, dans son Eloge de la folie,

Jean Scot dont l'esprit, dit-il à propos des théologiens, est , plus hérissé qu'un hérisson. Scoti anima erinaceo spinosior. Lorsque celivre parut, il en donna à son ami Holbein un exemplaire qui ne tarda pas à lui revenir avec les illustrations marginales du célèbre artiste (1). En marge du passage relatif au cordelier écossais, Holbein avait dessiné un enfant nu, capile raso, corolla pilosa continua (2) ; ce que voyant, Erasme reprit la plume et écrivit au bas du dessin ces mots qui me dispensent d’une plus ample description : Scott anima cacat stulta logicalia.

Les brocards de Rabelais et de son commentateur, ceux

(4) Cet exemplaire était autrefois, et je crois qu'il est encore aujourd’hui dans la bibliothèque publique de Basle.

(2) Joannis Physiophili Opuscula. Augustæ Vindelicorum. 178#, in 8, p. 11. Monachus franciscanus.

d'Érasme et de beaucoup d'autres écrivains, non moins itrévérents envers Jean Scot, n empéchèrent pas, comme on voit, un savant professeur de l’université de Louvaia de publier au xvu* siècle le panégyrique du docteur subtil, qui fut suivi, quatorze ans plus tard, d’une réimpression complète de ses ouvrages, en 12 volumes in-folio sortis des presses lyonnaises (1). —

La SAINCTETÉ DE L'EGLISE ROMAINE Er Impiété caluiniste en l’obseruation du Decalogue. Pour Reponse Au Dernier Desespoir et Appendice de Paul Ferry, Ministre de laPretendue à Metz. Composé par le R. P. Ignace Le Gault, Gardien des PP. Recolects à Metz. À S. Mihiel, Par Francois et Jean du Bois. M. DC XXV. Pet. in-8 de 9 f£. prélim., y compris le titre qui est gravé, 859 pp. de texte et 1 f, d'errata.

La Bibliothèque lorraine ne die mot de cet antagoniste

(1) Jean Scot est un des théologiens qui soutinrent avec le plus d'éclat l'opinion de l’Immaculée Conception de la Sainte Vierge, qui, longtemps et vivement contestée, est aujourd’hui un dogme de l'Église catholique. Quelques éerivains prétendent même qu'il en est l'inventeur ; mais cette assertion ne peut se soutenir en présence d’une lettre que S‘ Beruard écrivait, dans la première moitié du xn® siècle, aux chanoines de Lyon qui venaient d’instituer une fête de l’Immaculée conception, et où, réfütant * lopinion qui avait donné naissance à ce faux honneur rendu à du

Vierge reine, il ne reconnait qu'à Jésus-Christ seul le privilége d’avoir

été conçu sans la tache originelle. V. Epistola ad Canonicos Lugdunenses de Conceptione Sanctæ Mariæ : c’est la 473° dans l'édition de Braxelles, 4481, pet. in-fol., et la 174° dans ka célèbre édition de- Mabillon.

de Paul Ferry, et j'aurais imité le silence de Dom Calmet, “si j'avais trouvé des traces de l'association typographique de François et Jean du Bois, postérieures à 1625.

Manuez des Confreres du Rosaire. Nancy, 1695. Ce volume est cité sans autre indication, et je crois devoir le citer à mon tour, parce qu'il concerne une des nombreuses confréries que la dévotion de nos pères avait fondées dans la capitale de la Lorraine.

ReouLa S. Bengoien cum Declarationibus et constitu-- . tionibus Congregationis S. S. Vitoni et Hydulphi. Tullr. 1625, in-32.

Ce petit volume, dont l'imprimeur est probablement Simon S. Martel, est cité par le P. Hélyot, parmi les livres qu'il a consultés pour son Histoire des ordres religieux.

ÂpREssE povr acqverir la facilité de persvader et parvenir à la vraye Eloqvence. Par 1 D W Verdvynois et Citain de Verdvn. À Verdun, Par l'Imprimeur de l'Illustrissi. et Reverend. Prince Monseigneur l'Evesque et Comte de Verdun. S. d. Pet. in-12, bien imprimé avec encadrement à toutes les pages, chiffré 392, signat. À — R i j, non compris le titre ci-dessus qui est aux armes de l'évêque François de Lorraine, et 5 autres ff. préliminaires.

Le nom de l’auteur et la date sont révélés dans l’approbation des censeurs épiscopaux qui permettent d'imprimer n le livre de la vraye éloquence, mis en lumière » par J. de Wapy, citain en cette ville de Verdun. Donné » à Verdun le 19 novembre 1625.n L'Imprimeur garde l'anonyme ; mais il est à croire que c’est encore Wapy.

— JU — Car, sous une date postérieure de quatre ans, le registre des résolutions du Magistrat de la cité de Verdun porte : “ Sur le proposé touchant l'exemption de la taille que # prétend le sieur Wapy, imprimeur en ceste ville, et “ citain d'icelle, Messieurs, pour bonnes considérations « concernant ceste qualité, luy ont accordé l’exemption n susdite (1).n Reste à savoir pourquoi, en 1625 et dans les années suivantes, comme on le verra ultérieurement, le citain de Verdun ne mettait plus son nom sur les ouvrages qui sortaient de ses presses.

À la date de 1625 se place aussiun bréviaire de FEglise de Verdun qui n’est cité que par les Bollandistes et sans autre indication. Son existence parait contestable.

Le Levan pv CaLvimsme ov commencement de l’heresie de Geneve. Faict par Reuerende Sœur Ieanne de lussie, lors Religieuse a Saincte Claire de Geneue & apres sa sortie Abbesse au Conuent d'Anyssi. À Nancy, en l’Hostel de Ville, par Iacob Garnich, Imprimeur luré. 1626, pet. in-8 de 2 ff, prelim., titre compris, et 216 pp. de texte. |

Cette édition lorraine n’est pas la seule qui ait fait connaître la relation historique de la Sœur Jeanne de Jussie.

(4) Communication de M. Ch. Buvignier, d’après les registres de l'hôtel de ville de Verdan.

— 39% — J'en ai rencontré une autre du mème temps à peu près, donnée à Paris, si mes souvenirs ne me trompent ; et récemment encore ce hvre a eu les honneurs de la réimpression. Est-ce au mérite de l'ouvrage que ee suceès est du, ou à l'importance religieuse du sujet qui y est traité ?

TRAITÉ DES INDULGExCES, par le P. ni Nancy, Jacob Garnick, 1626.

… Ce livre est eité sans indieauon de format dans k Bibhothèque lorraine, ainsi que le Canon pt arc, 1627, par le même auteur.

OnDonnancs DE Sen Asreses tovchant la fondauon faicte en la Ville de Nancy de la maison utulaire de Sainct Charles Borromée, pour y retirer & loger iusques a trois cents pauures enfans masles, afin d'y estre nourriz & entretenuz, & quant & quant instruictz tant à la piété & vertu qu’a des artz & mestiers pour bonnement gaigner leurs vies au labeur de leurs corps sans mendier. À Nancy, En l'Hostel de Ville par 1acob Garnich, Imprimeur luré & Ordinaire de Son Altesse & de ladite Ville. S. d. in-4 de 10 ff. non chiffrés.

A cette ordonnance rendue le 9 octobre 1626, et dont l'impression est probablement de la même année, il convient d'en réunir une seconde relative au même étàblissement de charité et qui a pour titre : |

ORDONNANCE DE Son ALTESsE, Povr l’vnion & incorporation de l'Hospital Sainct lulien de Nancy: tant a l’aumosne generale des pauures dudit lieu : qu'a la Maison titulaire de S Charles Boromée, y fondée pour pauures

— 393 — Enfants masles. À Nancy, En l'Hostel de ville, p, Hvombert Bastoigne. Imp. Jure ord. de Son Ai. & de. ladite Ville... 1631. In-4° de 4 €, titre compris, pag.

Les premières épreuves des planches du Compar 4 LA BARRIÈRE, faict en covr de Lorraine le 14 febvrier… 1627, ont paru avant l'impression de ce volume, accompagnées de vers qui.ne s'y retrouvent pas tous (1). Dans cet état, ces ont dü, comme programme figaré ou comme souvenir, être distribuées, soit avant, soit pendant le carrousel, aux seigneurs et dames de la cour, ainsi qu'aux étrangers de distinction que le duc Charles IV avait invités à cette fête chevaleresque. Le Discours ou relation n'a été donné que plus tard au public, avec les épreuves du second tirage, dans l’in-#° dont je viens de rappeler le titre. L’Artiste y a substitué de nouvelles gravures à deux des premières que peut-être il ne trouvait pas satisfaisantes, et qui d'ailleurs ne pouvaient guère figurer convenablement dans le volume, à cause de la dimension des planches, l’une trop grande, l’autre trop étroite. De son côté, le poète a fait des suppressions et des changements dans les vers où la critique avait mordu, en sorte

= (1) Collection de M. Robert Dumesnil, auteur du Peintre graveur français.

que ce kvre est une seconde édition, revue et corrigée, de la Poesie du Sieur Henry Humbert.

J'ai vu cinq de ces pièces rarissimes et je ne doute pas de l’existence des autres : car elles ont la même raison d'être. Chacune d'elles présente, sur un placard in-folio, la gravure de Jacques Callot et au-dessous les vers de H. Humbert. Je vais les décrire aussi exactement que possible, en relevant de la ntamière la plus sommaire les différences qui se rencontrent entre le texte de la première édition et celui de la deuxième. |

4° Sans date ni lieu d'impression. En tête du placard, la gravure intitulée Entrée de Monseigneur le Prince de Pfalizbourg tenant au Combat.

Cartel.

C’est ce mesme guerrier, c’est ce foudre de querre. Chœur de musique :

Ce guerrier à qui la victoire.

Cupidon;

Maintenant je puis dire.

À six vers près du Chœur de musique (1), non réim-

(4) Japin, sçachant que sur la terre

Il est plus craint que son tonnerre

Par les esclairs qui partent de ses yeux, Saivy de tous les autres Dieux Quitte ses foudres souveraines

Pour mourir de si belles mains.

primés, le texte du Combat à la barrière, pp. 8 et 9, 12, 13 et 14, 15 et 16, ne diffère en rien de ce placard.

2 Ce placard porte au bas le nom de l'imprimeur Jacob Garnich.. (1) et la date de 1627. En tête, la figure qui a été remplacée dans l'in-4° par celle que l’on connait généralement de l'Entrée de Monsieur de Couvonge el de Monsieur de Chalabre.

Minos et Rhadamante :

Au bruit qui se faict icy haut, Minos à Madame la Princesse :

Princesse, vos faveurs dont je suis honoré,

Comme dans le Combat à la barrière, pp. 24, 29 et 30.

3° Sans lieu ni date. En tête la gravure de l’Entrée de Monsieur le Comte de Brionne… représentant Jason.

Jason. |

Ce héros débite une tirade de vingt vers qui n’ont pas

(4) Les comptes des receveurs généraux et trésoriers de Lorraine mentionnent l’allocation à Jacob Garnich, d’ane somme de 80 francs « pour avoir imprimé un grand nombre d’exemplaires des vers faictz, « aucuns sur la course de caroselle (carrousel) et autres composez sur « le combat à pied faiet par S. A. en son hostel, es mois de janvier et » février de ceste année. » (1627). Cette mention ne laisse subsister aucun doute sur l’antériorité des épreuves tirées pour l'illustration des 2 et 5° placards qui, comme on voit, ne sont pas les seuls que Garnich ait imprimés, ses presses ayant ausgj mis au jour les vers composés sur le combat à pied.

été réimprimés dans je Combat à la barrière et qui commencent ainsi : :

Cen "est pas en discours que je suis redoutable (1); | La Renommée ; | Du Thessalique bord le prince renommé Comme dans l'in-4°, pp. 342 et 53.

4° Sans date, mais avec le nom de l'imprimeur Fe thoine Charlot. Au-dessus du texte qui est encadré, la

(4) Ce n’est pas en discours que je suis redeutable; .

Ces despouilles pour voir l’effect tres-véritable, Et qu’il .n’estoit besoïing d'envoyer an Jason - Pour gagner la toison.

Ma valeur a forcé et Médée et sès charmes À prendre mon party, à protéger mes armes, .

Pour vaincre ce dragon, le plas malicieux Qui soit dessous les cieux.

Jay squbmais les taureaux à labourer là terre ; J’ay cultivé le champ des enfants de la guerre, Treuvant que c’estoit peu de monstres et d’humains Peur occuper mes mains.

: Maintenant à ce bruict, de ceut que j’ay fait naistre Je viens seul au combat, le soldat et le maistre ; La suite ne m’est rien : car de tous mes effects do loin je les fais. |

Je sçais que ce pais nt des rares hommes Bt qu'il fournit des Mars dans le siècle où nous sommes Mais j’ay cela de plus qu'où jg porte mon cœur Il est tousjours vainqueur.

mm 997 ss gravure qui a pour légende Entrée de Monseigneur Henry de Lorraine, Marquis de 7 soubs le nom de Pirandre.

La Fidelité :

Que les yeux de l'univers La Constance :

Les cœurs ennemys des vertus

La Persévérance :

Par sa fidélité

Le Chœur de la Musique :

Pyrandre seroit Mars

Cupidon trafnant la Salamandre :

Ce feu qui fait vivre la Salamandre.

Réponse de Pyrandre au Cartel :

Ce guerrier n’ayant point de nom .

Comme dans l'in-4°, pp. 35, 36, 37, 38 et 39, 40 et 41. |

5° Ce placard, le seul des cinq qui soit imprimé en italique, porte le nom de Jacob Garnich. S. d. En tête, la belle gravure de l'Entrée de Son Altesse à pied.

Chœur de musique :

Ce grand soleil par qui seul tout s’anime, |

Comme dans l’in-4°, pp. 44 et 43.

- Cupidon aux Dames :

— 398 — | . Trois stances de 6 vers (1) remplacées par cinq dans lin-4°. : | Je laisse à l’iconographie (2) le soin de montrer les différences, s'il en est, qui existent entre les premières épreuves des gravures et les produits du second urage (3). .

(4) Voici ces stances :

Le soleil, quittant son séjour, Obscurcit le ciel de ténèbres, Etses obecurites fanèbres Obligent ces filles du jour De quitter le palais des Dieux, Pour le suyvre en ces lieux.

Cet astre tout luysant et beau Va joignant ces feux à leurs flammes ; Et n'ayant d'assez forles armes Pour résister à son flambeau Soubmettent pour jamais leurs cœurs A ce Roy des vainqueurs.

Venez belles, à vostre tour, Adorer le jour en son temple ; Et consacrez à leur exemple Vos vœux au père de l’Amour, Puisque cet astre entre les Dieux Le mérite le mieux.

(2) V. Recherches sur la vie et les ouvrages de Jacques Callot, par M. E. Meaume... Nancy, 1853 et années suivantes, 2° partie contenant la description de l’OEuvre de Callot.

(5) Callot reçut par ordre du duc une gratification de 100 francs, « pour avoir faict toutes les gravures des machines servant au combat « de barrière de S. A. — 300 fr. lui furent également donnés, pour les » frais de tirage des tables généalogiques de la maison de Lorraine que

Vira Sancri Nicozn Myrensis episcopi Lotharingiæ patroni, Collecta ex probatis auctoribus, distributeque scripta, À Leonardo Perino, e societate lesv, doctore Theologo Stannensi.. Mvssiponti, Apud Ioannem Appier Hanz… Typog. & Sculpt. Lurat. & prostant apud Ioannem Bernardum Bibliopolam Juratum. 1627. Pet, in-12. Prélim, 8 ff. contenant: 1° le titre ci-dessus, au milieu duquel une petite gravure sur cuivre représente S' Nicolas à mi-corps, bénissant trois enfants qui sont dens unie cuve, et dans le lointain une ville et les deux tours d'une église; 2° la dédicace à Nicolas-François de Lorraine, évèque de Toul. Texte pag. de 4 à 227. A la fin du volume, 4 ff. non chiffrés pour l'approbation, l'index et le privilège.

Le succès de ce livre en fit donner deux éditions la mème année. Celle-ci est l'édition en petits caractères ; l'autre a été décrite (1).

Covsrvues pv BaizuiGe pe Sancr-MimreL. Auec les Ordonnances faictes sur le style & reglement de la Justice au Siege dudict Bailliage & es inférieurs y ressortissants, Redigées par escrit.. Et homologuées.… Ensemble les

« ce prince luiavait faitgraver. » (Comptes da trésor des chartes de Lorraine, année 1627.) | :

On trouve aussi dans ces comptes une autre mention, également relative aux fêtes de 1627. « À Claude de Ruetz peintre, mille francs, pour « avoir peinct les machines, diverses inventions et desseings que 8. A. x “ faict faire pour servir au combat à pied du mois de février de cette » année. »

(1) V. Recherches, p. 380.

articles rehomeloguées par Son Altesse à present regnant… le vingt-troisiesme iour du mois de fuillet mil six eens & neuf. À Sainct Mihiel, Par lean dv Bois, Imprimeur de Son Altesse. 1627. pet. in-4°. Prélim. 2 ff., titre compris ; texte, pag. de 1 à 218, avec lacune de 107 à 149 dans les chiffres: ce qui réduit le nombre des feuillets à’ 103, au lieu de 109 que cette pagination défectueuse semble indiquer. |

Copie assez mal exécutée de l’édition de 1615, S' Mihiel François du Bois (1), dont elle répètel'intitulé tout entier, quoïque les mots à présent regnant.ne s'appliquent pas au due Charles IV, mais à Henry H son prédécesseur.

Il existe sous cette date quelques thèses de l’université de Pont-à-Mousson, imprimées par Appier Hanzelet avec son adresse et celle du libraire Jean Bernard. L'une d'elles a été soutenue sous la présidence de François Guinet le £ septembre, d'où l'on pourrait induire que Hanzelet a continué d'imprimer pour l’université, quoique ayant, ainsi que Jean Bernard, encouru au mois d'août la disgrace du recteur (2). Mais ce fait n’est pas concluant ; car il n’est pas sans exemple qu’une thèse ait été imprimée plusieurs mois à l'avance (3).

= (1) V. Recherches, p. 307.

(2) V, Recherches, p. 386. | (5) On trouve quelquefois, dans les thèses de l’aniversité de Pont-à-

= AOC —

.Le Catalogue des livres de Secousse-indique une édition du Discours des choses advenues en Lorraine. (par Nicôlas Remy.) Epinal, 1698, in-8. On en connait trois (4) et celle-ci serait la quatriéme. Mais la date est-elle exactement rapportée? Et, supposé qu'elle le soit, reste encore à savoir si l'exemplaire n’est pas de l'édition de 1626 qui est du même format, rajeunie de deux ans par un renouvellement de titre. |

Ordonnances de Son Altesse Touchant la nourriture,

Mousson, une série de propositions saugrenues que le récipiendiaire s "engageait à soutenir ou à combattre, si elles trouvaient des défenseurs : ais nego ; negas aio. C’élait pour délasser l’anditoire fatigué d’une discussion qui n’était pas toujours amusants et, dans la grande salle de E université, la pelite pièce succédait ainsi, comme au théâtre, à Ix représentation sérieuse, Une de ces thèses, que j’ai sons les yeux, est et CONCLYSIONES DE IVRIDICTIONE ET IMPERIO QVaS... . Svb præsidio.…. Domini Clavdii Christophorini 1. V. Doctoris... Prodecani, ee * primarij m Vaiuersitate Pontimussana..… defendere conabitvr in auditorio... pro suprema in V. I. adipiscenda laurea Adolphvs Baden Treuir. Mvssiponti. Apud loannem Apnier Hanzelet... 1623, pet. in 4° de 30 pp. outre le titre. Voici deux des quatre propositions, mpertinentia, dont le débat devait clore la séance :

. Statutum erat, ut quicumque tyrannum interficeret decem aureorum millibus donaretur, Adolescens quidam, in adulterio eum uxore tyranni ab ipso tyranno deprehensus, ut vitam ro Grannum interimit. Meritus ne prœmium ? | |

Statatum, quo olim mulieribus bibere viaum non licebat, uuinam hodie obseryaretur ?

Cette thèse est encore remarquable par sa date de 4623, antérieure de deux ans aux premières impressions connues d’Appier Hanzeket.

(1) V. Recherches, pp. 254, 245 et 376.

— A9 — entretenement & subüention des Pauures inualides deses pais, en suite de l'institution de l'aumosne generale de la Ville de Nancy, l’vne du 9 octobre 1626, & l’autre du 29 lanuier 1628. À Nancy, en l'Hostel de Ville par Iacob Garnich..…; in-4°, s. d., mais probablement 1628. 10 ff. sans chiffres pour l'ordonnance de 1626, et pag. de 1 à 11 pour celle de 1628.

AnaGRAmMES par Tho. Salomon Musicien. À Verdun. 1629. Pet. in-8 de 46 ff. non chiffrés, tout compris. À l’exception du titre au milieu duquel on voit une petite image de la Sainte Vierge, et des ff. Aij et Aiij, le volume n'a d'impression qu'au recto. Les anagrammes qu'il contient sont ceux des noms des dignitaires et chanoines du chapitre de Verdun. |

La tragi-comédie de Richecourt (4) et les Odes sacrées du P. Gody (2) sont les seules impressions, connues jusqu'à présent, de Jacob François à St-Nicolas de Port. En voici une troisième non moins rare (3).

HARANGVE FVNEBRE svr la mort dv havlt et pvissant seignevr, Messire George de S. Belin, Chevallier de l'Ordre dv Roy, Seignevr de Bielle, Mandre... &c. Prononcée

(4) V. Recherches, p. 390.

(2) Ibidem, p. 409. | (3) Collection lorraine de M, Thiéry-Solet à Nancy.

Se 109 =

par R. P. F. Thomas le Paige Prédicateur de l'Ordre S. Dominieque. A S. Nicolas, par Iacob François a Lechequié à la grand rüe. M. DC. XXIX, In-8 de 28 ff. non chiffrés, titre compris, signat. Aij — Dij, le dernier f. blanc. Le texte commence au verso du feuillet signat. Aiiij.

La Bibliothèque Lorraine cite entre autres ouvragesde . ce Dominicain qui avait, dit Dom Calmet, toutes les qualités de l’orateur, trois autres oraisons funèbres prononcées et imprimées à Paris. Pas un mot de celle-ci qui a été imprimée en Lorraine.

SOMMAIRE DE LA SPHERE ARTIFICIELLE et de l'Vsage d'icelle. Par lean L'Hoste, Mathematicien, Conseiller & Ingenieur ordinaire és Fortifications des pays de son Altesse. À Nancy, Aux despe ns de l’Autheur, 1629, In 4 de 208 pp., y compris le titre, l'épitre dédicatoire au duc Charles IV et l’avis au lecteur où l’on voit que « rendant présentement n à S. À. deux globes de bronze d’une grandeur bien no- “ table sur lesquels il a tracé et buriné, par un travail de n sept à huit ans, et rapporté toutes les singularités, tant » de la terre et de la mer que des orbes, l'auteur a jugé “ utile d’en indiquer à ce prince l'usage et la pratique."

Jean l'Hoste est, comme on sait, l’auteur de l'Epipolimétrie imprimée en 1619, à Saint-Mihiel, par Francois du Bois, et dont il existe des exemplaires portant la même date, avec l'indication de Verdun au lieu de St.-Mihiel, et l'adresse de Jean du Bois, imprimeur de Monseigneur Charles de Lorraine, évesque et Comte de Verdun, sub-

— À04 — stitué à celle de François du Bois (1). L'Almanach historique de Verdun par Dom Cajot, année 1777, fait mention de lui comme du premier professeur de mathématiques qu'on ait eu dans cette ville.

ENTRETIEN ECCLEBIASTIQUE, OV recveil des ones et ” mystères de l'office divin, sur les plus remarquables so— lemnitez de l’année. par Pierre Le Hevdre Curé de Bourg. À Toul, par Simon S. Martel, M. DC. XXIX. Pet. in-8, 12 ff. prélim., titre compris, texte pag. de 1 à 683, et 18 FF. pour la table qui commence au dos de la pag.

On voit que Simon S. Martel exerçait encore, en 1629, la profession d'imprimeur à Toul, en concurrence avee Simon Belgrand établi dans eette ville depuis deux ou trois ans.

(1) V. Recherches, p. 327,et Nouvelles Recherches, p. 73, où il est dit, par erreur, que les exemplaires sur le titre desquels on lit Perdun portent le nom de Francois da Bois. Ce nom ne se trouve que sur F. exemplaires à l'indication de S' Mihiel.

Est-ce à S' Mihiel, par François du Bois, ou à Verdun par Jean du Bois, sou fils, que l’Epipolimétrie a élé imprimée? La première indication est plus fréquente que la seconde sur les exemplaires connus : motif qui probablement l’a fait prévaloir. A cela près, el si ce n’est aussi l’antériorité de l’établissement typographique des Du Bois à St Mihiel, il n’y a aucune raison de décider ‘entre les deux villes. Ce qu’on peut tenir pour cerlain, e’est que le père el le fils étaient associés, qu'ils ‘ont'exercé la typographie à St Mihiel et à Verdun, imprimant tantôt ici, tantôt là, et que l’impression de di un est un des fruits de cette collaboration. ,

NannarioN panegyrique de s Elophe martyr au duché de Lorraine. Nancy, 1629, sans indication de format.

La note qui me fournit ce üitre ajoute que le rédacteur | de l’article Saint Eliphe, dans la continuation des Bollandistes, mentionne une vie de, St. Eliphe par François : Henry, imprimée à Nancy en 1 629 (1), et une autre vie du même saint, imprimée à Pont-à-Mousson en 1602. L'auteur de cette dernière s'est “désigné par les initiales M. P. M. C. D.S. E., dont les quatre dernières semblent devoir s'interpréter par Curé de Saint Eliphe ou $. | Elophe.

Recvez de temoignages apostoliqves mis en lumière pour la deffense des Religieux ou Religieuses du Troisiesme ordre du Seraphique Sainct François, contre ceux qui les calomnient et persécutent. À Nancy, Par Anthoine Charlot. 1629, in-4° de & ff. prelim., titre compris, et 84 pp. de texte.

C’est probablement la seconde partie, avec titre et pagination distincte, d'un livre sorti la même année des mêmes presses et intitulé pe L’Insrirvrion et progres des religievx et religievses du troisiesme ordre dv Seraphique Pere

(1) Le P. Adrien de Nancy, capucin, auteur de l’Eloge historique de Pillustre martyr St Elophe (Nancy, N. Balthazard 1721, in 8) cite dans son avant-propos, parmi les légendes dont il s’est servi: « celle qui fut composée par M. François Henry, licencié en droit canon et doyen des chanoines de l’église collégiale de St Nicolas de PRE: et imprimée à Nancy en 1629. » | | 27

Saint François, auec vn sommaire des lettfes Aposto— liques, concernant l'establissement et la defénce dudit

Ee Secrer be LA Covr sainète, povr acqvérir et se consérver la favevr dy not 2 monardve. Tiré du latin du P. Jeremie Drexel de k°C Compagnie de Jesus par J. de Wepy verdunois. À Verdun.:Tls se vendent chez Jacques le marquis au tournant, 1629. In-12, chiffré 658, outre tes f. prélitn. au nombre de 5.

Srarÿs strictioris refofmationis in ordine Præmonstratensi institutæ. Et ad revérendos admodvm eiusdem ordinis äbbates ‘svpplicatio commvnitatis (qvam vocant) antiqvi rigoris. Mussiponti, Apud Gasparem Bernardum. 1650. In-4°, prélim. 4 ff., titre compris; texté : 1° partie 83 pp., © 42 pp. La dédicace fait connaître le nom de l'auteur, Pierre Desbans, prieur de St Paul de Verdun.

C'est en 1650 qu'a päru la PyrorecaNE d’Appier Hanselet, où se trouve refondue une partie de ce que contient le Recvei de plusieurs machines militaires et feux artificiels pour la guerre et récréation, avec l'alphabet de Tritiemius.… Avssy le’ moyen d’éscrire la nuit à son ami absent. De la diigence de Jean Appier dit Hanzelet,

(4) V. Recherches, p. 412.

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