‹ Mémoires de l'Académie de StanislasChapitre 145 sur 180 · AOT · texte numérisé non relu

AOT

Chalcographe, et de François Thybourel, Chérurgien

Av Pont à Movsson, par Charles Marchant... 16920 ,pet. in-4°. Ces deux livres ont été décrits (1), et je n’y reviens que pour faire connaître une particularité du second. C’est qu'il en existe des exemplaires où le nom de Thybourel précède au titre celui d’Appier: et le lecteur iconophile ne dira pas : que m'importe ? si je lui apprends que cesexemplaires présentent, dans les gravures à l’eau forte dont le texte est entremélé, des différences indicatives du premier état des planches. C’est dans ceux-k qu’il faut chercher les premières épreuves des figures gravées par Appier, et par .

la comparaison l’on voi que dans les autres il y a des planches rognées par le bas, probablement à la demande du typographe et pour la régularité des interlignes (2). Quant aux planches que le volume de 1639 a empruntées à celui de 1620, ce sont généralement des copies ou des "cuivres pesamment retouchés.

Le Beer VsAGe DE L'ARTHMETIQUE par la plume:et par les jettons, tiré de quelques escrits portant diverses questions d'Arithmetique laissés par feu le Sieur J. de Waipy

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(4) V. Recherches pp. 332—5335 et 413—414.

(2) Je suis redevable de cette observation à M. Thiéry-Solet qni pessède, dans sa précieuse collection de livres Fe en shui o deux de ces rares exemplaires. ne

Conseiller en la Cité de Verdun. Auquel on a adjoinct sur la fin un autre usage de l’arithmetique sans plume et sans jettons. À Verdun. Par l'imprimeur de... Monseigneur l’Evesque et Comie de Verdun. El se vendent chez louys le geant libraire rue du tournant. 1651. Pet. in-8, 6 ff. prélim., contenant. le titre, la dédicace à l’évêque François de Lorrame, la table des matières, l'errata et la préface ; texte pag. de 1 à 195. Vient ensuite le CaLsn- DRER OV Cadran Arithmetique povr dresser toutes sortes de comptes avec facilité sans plumes ni jettons : 16 ff. non chiffrés, signat. a— 1, .Le livre est terminé par un Calendrier sans chiffres ni signatures.

C'est, comme on voit, un ouvrage posthume de Jean W apy, dont la mort était du reste encore récente. Mais quel est cet imprimeur anonyme de l’évêque de Verdun? C'est probablement Nicolas Jacquet dont j'aurai à citer, plus tard, quelques impressions. Il est à croire qu'il avait succédé à Jean Wapy, du vivant même de celui-ci ; car en octobre 1630 on les voit en procès, au sujet de registres el feuilles que Wapy avait vendus à ce Jacquet, imprimeur bourgeois de Verdun, pour 5,000 francs dont il lui réclamait le paiement (1).

ERECTION D'VN MONT DE PietÉ en la Ville de Nancy. À Nancy. En l'Hostel de Ville par Hvmbert Bastoigne Im-

(4) Communication de M. Ch. Buviguier, d’après les anciennes minutes des notaires de Verdon.

primeur luré & Ordinaire de Son Altesse & de ladite Ville. 1631. In-£ de 4 ff. pag. de 1 à 8, outre le titre imprimé et un ütre gravé au burin portant: MonT DE PiBTÉ Establi à Nancy sous l'heureux regne de Son Altesse Charles IV, Duc de Lorraine et de Bar &e. 1631 (1). Ce frontispice qui est rare ne porte pas le nom du graveur et je ne sais à qui on pourrait l’attribuer.

L'ordonnance ducale portant érection du mont de piété de Nancy, doit être suivie d'une seconde, imprimée sur un seul feuillet in-4, qui nomme le protecteur et les conseillers ou administrateurs de cet établissement.

LES HONNESTES ET DIVERSES POESIES DE PLacpAS Valornancien diuisées en cinq liures.. À Nancy. Par Sebastien Philippe, 1631, pet. in-8 (2).

Le Catalogue de M. Violet le Duc indique une édition ayant pour titre : Les honestes poesies de Claude Philemon Gody divisées en cinq livres. Paris, Jean Guillemot, 1639, in-8. Ne serait-ce pas l'édition de Nancy avec un titre renouvelé ?

J'ai donné ailleurs (3) la description de quatre volumes sortis des presses lorraines en 1632. S’il en existe d’autres,

(4) V. sar ce mont de piété l’abbé Lionnois, Zbro citato, T. ILE, pp. 144 —145. |

(2) V. Recherches, p. 419.

(3) V. Recherches, p. 420.

— Ai0 —

ils me sont tout à fait inconnus; car pour cette année là je n'ai pas eu à choisir, comme j'ai pu le faire entre* les produits typographiques des années précédentes. La stéräité de mes recherches qu'animait le désir d'en montrer un plus grand nombre, s'explique au reste par l'état du duché deLorraine à l’époque où jesuis parvenu. À la longue paix qui l'avait rendu si florissant, sous les règnes de Charles HE et de Henry IE, avaient succédé, vers la fin de 1651, une première invasion du pays par les armées de Louis XIII, et quelques mois plus tard une seconde. Alors commençait cétte lutte inégale que le duc Charles IV soutinit conire la France, pendant plus de quarante ans, avec une persévérance que secondaient les efforts incessants d’un peuple dévoué à son prince, et peut-être encore plus jaloux de sa nationalité (4). Une des premières conséquences de ces hostilités dut être de raleniir dans toute la contrée, envahie ou menacée de l'être bieruôt, les travaux intellectuels sans lesquels l’inrprimerie ne fait que languir, quand elle ne succombe pas.

L'année suivante n'offre à citer que deux ouvrages de peu d'importance, outre ceux en petit nombre que déjà l'on connait.

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(4) V. sur cette guerre, sur les causes qui y donnèrent lieu et prolongèrent. sa durée fort au-delà de la guerre de Trente ans avec laquelle elle se confond dans l’histoire, l'excellent ouvrage de M. le comte d’Haussonville intitulé His{oire de la réunion de la Lorraine à la France. (Paris, 1854, in-8). |

— Ml 2 RELATION du Reverendissime. Ne d'Bthiopie, Don Alphonse Mendez, toushant la conxersion des .ames qui é'est fait en, cet empire depuis 1699. Pont-d-Mousson, Philippe. Vincent. ss In É de 3f. mn. et 112 pp. de texte.

Ce volume, .que je n'ai À pes v vu el qui. j est probablement ” petitin 8, format beaucoup-plus usité au xyn* siècle. que Pin-12 ordinaire avec lequel on le confond trop souvent, doit être une suite de la première édition des Lettres:édifiantes qui, comme on sait, a paru en.un volumeiplitylé Exrrair des lettres adressées au.R. P. Général dela Eompagnie de Jesus. Pont-à-Mousson, Francois Gaunqql. 1629 in 8. (1). A rm … BaeviaRIum totius orbis serrerum., se | Mossiponti: Phil. Vincent. 1633: In:16 de 112 pp. ne L’Année 1634 n'est guère pins jndigene en produits de la typographie lorraine. Naney éfaitalors- occupée par les Français, et il est peu: probable qu'on y ait imprimé autre chose que des placards de* l'autorité: française. Epinal, dans le duché de Lorrpine, Si.-Mihiel:eu Pont-à- Mousson, dans le Barrois non raouvant, sont-les. seules villé dont qneite des impnessions portantce millésime{(2), On peut y;ajauter Toul, ville française qu’ milieu de la Lorraine, wälle: fortifiée. et,. COUMRE. telle, plus ménagée | par la guerre que le reste du Li 2 .

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(4) V. Recherches. p. 388.

(2) V. Recherches, p. 434.

— A12 — (A'Pont-à-Mousson, grace sans doute à son université” ‘encore en exercice cette année là, quoique la ville fût depuis longtemps au pouvoir de Louis XIII et occupée militairement, l'imprimerie a donné plus de signes de vie que partout ailleurs. Je puis ajouter à ce qu'on en sait déjà deux ouvrages dont le premier est cité, sans indication de format, dans la Bibliothèque des auteurs de Bourgogne au mot Duneau CREME nom du jésuite qui l'a écrit.

Cowrérence tenue à Sedan en 1634 avec Pierre Dumoulin, ministre. Pont-à-Mousson. 1634.

Lesecond est intitulé : | |

Les RemARQves svr la langve Françoise Pour parler a la Mode & selon l’air du Temps. Av Pont a Movsson, Chez Philippe Vincent. M. DC. XXXIV. Pet. in 8 de 3 ff. prélim., titre compris et 170 pp.

* La dédicace de ce petit volume.au marquis d Everly, est signée Jean de Wepy. Le nom de l’auteur qui n'est autre que l’imprimeur Verdunois, Jean Wapy, montre combien était variable autrefois l'orthographe des noms propres. Dans les livres sortis de ses presses, c'est Wapy; dans ceux dont il est l’auteur et où la prononciation vulgaire a prévalu, c'est Waipy ou Vvépy. Celui-ci est encore un ouvrage posthume, imprimé avee la dédicace que probablement Jean Wapy se proposait d'y mettre.

Si j'aiajouté Toul aux trois autres villes où les travaux de la typographie lorraine n’ont pas entièrement cessé en 1638, ce n’est pas pour l'importance de l'ouvrage où son

— A3 — nom se trouve inscrit au frontispice. Ce n'est qu'un livre de quelques pages ; mais il y est question des possédées de Loudun et de Laubardemont.

Le cranD mmace arrivé en la ville de Loudun en la personne d'Isabelle Blanchard fille seeuliere recevant le S. Sacrement de l'autel et le procès-verbal faict sur ce sujet per Monsieur de Laubardemont avéc l’exorcisme faict à ladite possedée. À Toul, Jouxte la Coppie imprimée à Troyes par Antoine Chevillot. 1634. In 8 de 8 pp. … Isabelle ou Elizabeth Blanchard était une des possédées de Loudun où le procès d'Urbain Grandier en fit surgir un si grand nombre. !l est question de cette fille et du miracle qui s’opéra en sa personne dans l'Histoire des diables de Loudun, ou de la possession des religieuses Ursulines, et de la condamnation et du supplice d’Urbain Grandier, Curé de la même ville, par Aubery (1). u Comme “ la Supérieure excelloit entre les religieuses n dit cet auu teur, n Elizabeth Blanchard remporta Île prix entre les séculieres.… La Blanchard avoit osé soutenir à Grandier n qu’il avoit eu un commerce charnel avec elle et qu'il lui n avoit promis de la faire princesse des magiciens, si elle n vouloitle suivre au sabbat, quoiqu'il protestât ne l'avoir ” # jamais vue jusqu'au jour qu'elle lui fut confrontée. Elle n se disoit possédée par six diables : par Astarot et le s Charbon d’impureté qui étoient de l'ordre des anges,

(1) Amsterdam. S. D. in 8, pp. 138-139 ; 200 à 206.

“ par Belzebudetle Lion d’Enfer, de l'ordre des Archanges, “ et par Péron et Manon, de l'ordre des Cheruybins.n Six diables au corps d’une fille, sans compter celui dont elle était possédée au jour du miracle et qui ne voulut pas dire son nom, c’est bien plus qu'il n’en fallait pour déterminer chez elle des mouvements convulsifs et autres. Au reste, je suis tenté de croire que, de tous ces suppots de l'enfer, le second était le ia dont elle ft réellement possédée.

Aubery ne dit pas où futimprimée, pour la première fois, la relation du grand miracle opéré en la personne d'Isabelle Blanchard. La Copie de Troyes, sur laquelle fut faite l'édition Touloise, n'est probablement pas la seule qu'on ait imprimé en France, à une époque où la croyance aux sortilèges et aux maléfices était à peine ébranlée, ef lorsqu'un ministre tout puissant avait, en raison du procès du curé Grandier victime de sa vengeance, un intérêt de circonstance à la soutenir. . ,

‘Je n'ai connaissance d’aucun kivre i imprimé à Verdun en 1632 et dans les années subséquentes, et:peut-être n’en existe-t-il point. Ce n’est qu'une conjecture ; mais elle est fondée sur la situation matérielle et morale de cette ville où la peste exerçait alors, et notamment en 1636, les plus affreux ravages (1).

(1) V. Recherches hisloriques sur les maladies épidémiques | et conlagieuses qui ont régné dans le Verdunois, par Ml, Ch. ‘ Bovignier (Verdun, 1853. In-8°). s

À dater de 1635 jusque vers 1660, les produits de la typographie ne se montrent plus que rarement dans le malheureux pays de Lorraine, où de toutes parts la guerre amoncelait des ruines, tandis que, secondée par la famine et la peste, elle changeait en déserts des campagnes fertiles où se pressait naguère une population nombreuse. Deux villes seulement des états du duc de Lorraine, Nancy et Pont-à-Mousson ont conservé des imprimeries qui ne fonctionnent plus que de loin en loin ; il en est de mème de Toul et de Verdun (1), villes françaises dont la guerre a épargné les murailles, mais que la peste a dépeuplées. Pour ce qui est d’Epinal, de Saint- Nicolas et de Saint-Mihiel, il n'y a pas trace, au moins à ma connaissance, que la typographie y ait continué ses travaux dans les vingt-cinq années qu’embrasse cette calamiteuse époque ; et même la première de ces trois villes est la seule dont on puisse citer un livre imprimé

dans la seconde moitié du XVII siècle (2).

Es

(4) Je ne parte pas de Mirecourt où la typographie n’a fait que se montrer en 1616, ni de S'-Dié où elle n’avait reparu, en 1625, que pour donner une édition incorrecte ct mal exécutée des Sainctes Antiquitez de la Vosge.

(2) V. Recherches, p. 444 et suir.

Aux approches de 1660, l'imprimerie semble se ranimer en Lorraine ; mais c’est à Toul seulement, siége d’un vaste diocèse, où l’on voit plusieurs imprimeurs associés exploiter, avec une activité toujours croissante jusqu’à a fin du siècle, le besoin de lectures pieuses et de livres liturgiques. Quelques ouvrages du mème genre se montrent aussi à Verdun, à Nancy et à Pont-à-Mousson ; mais la part des lettres et des sciences est à peu près nulle dans les impressions lorraines de cette époque ; et s’il en est qu’on puisse appeler historiques, c’est à l’histoire ecclésiastique qu'elles appartiennent presque toutes. YŸ a-t-il lieu de s'en étonner quand on voit à Pont-à- Mousson l’université en décadence depuis 1635, et se soutenant à peine ; lorsque Nancy qui, sous le gouvernement de ses ducs, avait été à la fois capitale du duché de Lorraine, résidence princière et siége de hautes juridictions, dépouillée successivement de tous ses avantages sous la domination française, n'était plus en 4683 qu'une ville secondaire, en ruines et aux troisquarts dépeuplée, ressortissant du parlement de Metz ct du présidial de Toul ?

Je vais parcourir cette époque inféconde en produits typographiques et surtout en livres de quelque valeur, quoiqu’elle ne comprenne pas moins de soixante-cinq ans d’un siècle éminemment littéraire. I ne me faudra qu'un petit nombre de pages pour inventorier ce qui. jusqu'à présent a échappé aux investigations de la bibliographie et quelques volumes encore qui, bien examinés,

ne méritaient pas à tous égards le dédain avec lequel ils ont été volontairement passés sous silence. Le butin ne sera pas riche; mais on ne glane avec fruit que dans les champs où la moisson a été abondante. | L'ordre des dates est celui que je vais suivre, quelque soit le lieu d'impression.

Lerrres PATENTES pv Roy, contenant les povvoirs donnés Par sa Majesté à Monseignevr le Prince de Condé, premier prince du sang & premier Pair de France, pour commander és Païs & Duché de Lorraine. Publiées au Conseil souuerain estably par le Roy. à Nancy le 7 May 1635. À Nancy. Par Anthoine Charlot. M. DC. XXXV. Pet. in-8.

Les termes de ces lettres patentes sont remarquables, et Louis XIII n’en aurait pas employé d’autres, si un traité lui eùt assuré la souveraineté du duché de Lorraine conquis par ses armes. — u Nous avons, dit-il, establi » nostre dit cousin nostre lieutenant-général représen- “ tant nostre personne en nostre pays et Duché de Lorn raine. Avec plein pouvoir... de pourveoir et avoir “ esgard à toutes choses généralement quelconques con- “ cernant le bien de nos affaires et de nostre service en v l’estendue de nostre dit Pays et duché, contenir tous + nos subjets habitans d'iceluy en l'obéissance, respect “ et fidélité qu'ils nous doivent... Faire obéir aux arrests “ et jugemens qui seront rendus au Conseil souverain par

“ nous establi en nostre vie de Nancy et autres justices “ et jurisdictions de nostre dit pays... Commander peur » nostre service, dans toutes les villes et places dudit n pays de Lorraine, pareillement en nostre dite ville de » Nancy; en chasser et mettre dehors, comme de tous “ autres lieux qu’il estimera nécessaire, tous les habi- “ tans qu’il recognoistra factieux et mal affectionnés à » nostre service ou qui pourroient nous estre suspects, “ faisant sçavoir aux autres, par les voies qu'il jugera “ propres à cet effect, que le premier qui fera quelque “ action contraire à l’affection qu'il nous doit sera puny » de mort, sans grace ni rémission...…. n

Ce n’est pas, on le voit clairement, pour réprimer un voisin turbulent que Louis XIII a cette fois envahi la Lorraine, c'est animo domini, et ce pays n’estsà ses yeux, comme il le dit encore, qu’une province frontière contre laquelle ses ennemis forment leurs prineipales entreprises et leurs mauvais desseins, et dont il lui importe d'assurer la conservation.

Ces lettres patentes auraient dù trouver place dans les preuves de la secondé édition de l'Histoire de Lorraine, par Dom Calmet; maison les y chercherait vainement.

RecLeMENT et establissement de la compagnie des penitens blancs de la ville de Nancy. À Nancy par Anthoine Charlot. 1633. Pet. in-8, pag. de 3 à 94, outre le titre ét un frontispice gravé par Callot (1).

(#) C'est la pièce désignée au Catalogue de Sylvestre sous le litre

— A19 — Ce règlement a été réimprimé avec quelques additions “vers 1715, sous le même titre, à Nancy, chez R Charlot ‘ et la veuve de :P Deschamps ; mais les Pénitents de | Callot y sont remplacés par le même sujet gravé en bois.

Manwne de faire election des personnes propres et idoines povr aerer & nettoyer les maisons infectées de Peste. Auec vne facile & assuree façon d’en chasser le foyer Pestilent. Mises en pratique à Nancy depuis l'An 1630, iusques au 19 Tuin Mil six cens trente-six. Dressée par vn Docteur Medecin choisi de Messieurs du Conseil de la Chambre de la ville de Nancy, pour assister au Conseil de Santé. À Nancy, Par Anthoine Charlot Imprimeur…. … M. DC. XXXVI. Pet. in-8 de 16 ff, titre compris, pag. de 2 à 32.

Il est question de cet écrit, dont l'auteur est un sieur de Belchamps, docteur médecin au service de la ville de Nancy, dans une intéressante notice historique et médi- . cale sur l’hospice de Maréville près Nancy, publiée par M. Archambault, médecin de cet hospice, dans les Mémoires de la Société des sciences, lettres et arts de Nancy, année 1847. oo |

des Deux pénitents de la confrerie du Gonfalon. Elle est décrite, sous . le n° 499, daris la seconde partie des Recherches sur la vie et les ouvrages de Jacques Callol, par: M. E, Meauine.

Les registres du Conseil de ville de Nancy contiennent, à la date du 17 Aout 1642, la mention ci-après d'un typographe dont je”n’ai vu encore le nom sur aucun imprimé. u Audit jour a este résoult qu'à l’advenir Pierre “ Pierson, imprimeur, demeurant en cest hostel, sera “ employé à imprimer toutes ordonnances et aultres dé- “ pesches que besoing seroit pour le service de la ville, » sur l'offre qu'il a fait de se contenter, pour ses sal- “ laires, de ce qui luy sera réglé et ordonné par les “ Sieurs Conseillers et gens de céans, sur les parties qu’il “ leur présentera de son travail, de temps en temps. «

On verra plus loin, à partir de 1646, Antoine Charlot joindre, sur les livres sortis de ses presses, le titré”d'imprimeur de la ville à celui d'imprimeur du Roy ou de son Altesse, suivant les circonstances.

CerEeuonIAL des religievses de la congregation de Nostre Dame. Tiré des Rubriques du Messel, Breuiaire, Pontifical, & Rituel Romain. Première partie... — Seconde partie Contenant la Vesture & Profession des Novices, & l’Election de la Mere Superieure. — À Verdon. Par Nicolas Tacqvet, Imprimeur du Roy. M. DC. XXXXIII. 2 parties en 4 vol. in-8.

. Première partie : 7 ff. prélim. titre compris; texte et

— A9 — table pag. de 4 à 184 ; 28 ff. de plain-chant pag. ij-liüj. Seconde partie, pag. 4-2%9 outre le titre.

Il est à croire, comme je l'ai dit au chapitre précédent, que Nicolas Jacquet succéda à Jean Wapy, vers 1630. En tous cas, il était en exercice en 1637: les registres de l'hôtel de ville de Verdun mentionnant, à cette date et en 1641, des requêtes par lui présentées pour être payé * d'impressions qu'il avait faites par ordre du Conseil.

- 1644 ot 1645. |

M. Charles Weiss, auteur de l'article Rigault (Nicolas), dans la Biographie universelle, cite trois opuscules que ce savant philologue a fait imprimer à Toul, en 1644, 1645 et 1651. Rigault était alors Conseiller au parlement de Metz qui, comme on sait, fut transféré à Toul en 1637 et. y siégea jusqu'en 1659; et c'est dans cette dernière ville qu'il mourut en 1654, doyen de sa compagnie :

4° De LEGE venDiTiONIS DiCTA. Observatio duplex ad legem Curabit prœses. God. de actione empti. Tulli. 16484, in-4° ;

2 De nono D ss foœnoris hernic Tulli. 1645, in-4° ; in) à |

3° Osservario de populis fundis, seu de statu: et conditione populorum qui fundi facti esse dicebantur lege ‘Julia, de Civitate Romana. Tulli. 1651, in-4°.

Les deux premiers de ces opuscules doivent porter l'adresse de Simon Belgrand, seul ou associé à Jean Laurent. 28

ADDRESSE À LA VIE CONTEMPLATIVE, par un religieux des peres Carmes deschaussez. À Nancy par Anthoine Charlot imprimeur du Roy et de la ville, pet. in-4°.

En 1647, parut à Toul une traduction française des Chroniques de l'ordre de S‘ Benoit, écrites en espagnol par Dom Antonio Yepez, religieux bénédictin. Voici ce que dit à ce sujet Dom Calmet, dans sa Bibliothèque Lorraine, au mot Rethelois (Martin).

u Dès l’an 1619 le P. D. Olivier Mathieu, natif de n Toulouse, et Profès de l’abbaye de Monferrat en Cata- " logne, avoit entrepris de mettre en françois l'ouvrage “ du P. D. Antoine Yepez, et étant venu à Paris, il mit “ son manuscrit entre les mains de Dom Laurent Ber- “ nard, docteur en théologie, pour le lire et l'approuver ; “ puis il le fit imprimer en 1619 et le dédia au Roi » Louis XIIT. Il avoit aussi traduit en françois un second “ volume d’Yepez; mais la mort l’a empêché de conti- “ nuer la traduction des autres volumes.

“ Dom Rethelois ayant appris la langue espagnole, " résolut de continuer l'ouvrage du P. Olivier Mathieu, » et commença sa traduction par le troisième volume “ d'Yepez qu'il fit imprimer à Toul en 1647, résolu de » faire réimprimer les deux premiers tomes de Dom

“ Olivier en pareille forme : ce troisième volume de Dom » Rethelois est dédié à la Reine régente.

» Le 4° tome fut dédié au prince de .Conty et imprimé “ en 1648; le 5° tome fut imprimé en 1666; le 6° en " 1667, le 7° en 1670 ; ensuite on fit réimprimer en n 4674 le 1° tomè.

» Le second fut seulement imprimé en 1684, par les » soins des supérieurs de la congrégation qui le dédièrent n à M. de Béthune, évêque de Verdune n |

Je renvoie à Dom Calmet pour la continuation de cet article qu’il termine en disant que la traduction du P. Rethelois « n’a pas eu tout le succès qu'on en espéroit, “ par ce qu'elle n’est pas écrite avee une parfaite pureté » de langage et que l'impression n'a pas été exécutée » avec la propreté du papier, ni la beauté des earactères “ que méritoit un livre de cette nature. n

Ces détails sont à peu près exacts, ainsi qu'on va le voir . par la description bibliographique des sept volumes dont il est question, et qui sont in-folio. Dom Calmet aurait pu ajouter qu’en donnant une réimpression des deux premiers volumes, Dom Rethelois en a, c'est lui-même qui le dit dans la seconde préface du tome 1”, u corrigé ke n langage et augmenté l’histoire, selon les mémoires qui “ lui avaient été envoyés » et que, dans cette préface, il promet de faire toutes ses diligences pour recouvrer le texte espagnol du 8° volume de Yepez, encore inédit. Chacun des sept volumes est intitulé :

CHRONIQVES GENERALES DE L'ORDRE DR LS. ie Compo-

sées en Espagnol par le R. P. Dom Anthoine de Yepez abbé de Saint Benoist de Valladolid. Et traduites en francois par le R. P. Dom Martin Rethelois, Président de la Congrégation de Saint Vanne et de Saint Hidulphe. Seulement, dans les tomes 3 à 7 imprimés les premiers, le traducteur ne se qualifie encore que de religieux bénédictin de cette congrégation.

Le utre des tomes 1, 3, 4, 5, 6 et 7 est orné d’une gravure au burin, qui en occupe la majeure partie et qui représente S' Vanne et S' Hydulphe supportant un écusson sur lequel est inscrit le mot pax, devise de l'ordre de S' Benoit. Au 2° volume, cette gravure est remplacée par wne autre de moindre dimension où l'on voit un saint abbé, à mi-corps, priant devant un Crueifix. Toutes deux sont anonymes.

Toue 4°. À Toul, par Jean Laurent & Jean François Laurent Imprimeurs du Roy. 1674. 12 ff. prélim., titre et faux titre compris. Texte paginé de 4 à 611, suivi de 60 autres pages pour les preuves et la table des matières. — Tomell: À Tovl par Alexis Laurent Imprimeur du Roy. 1684. 4 ff. prélim. Pages 1-7192, 1-95.-—Tome I : À Toul, Chez Simon Belgrand & Jean Lavrent, Imprimeurs du Roy. 1647. $ ff. prélim. Pages 14-612, 1-96. — Tome IV : À Toul... (comme au précédent). 1648. 6. prélim. Pages 1-623, 1-86. — Tome V : À Tovl, Par Jean Lavrent & Jean François Lavrent… 1656. 4 fT. prélim. Pages 1-612, 1-85. — Tome VI : À Toul.

(eomme au précédent). 1657. 6 ff. prélim. Pages 1-606,

et 1-106. — Tome VII : À Toul... (comme au précécent). 1670. 6 ff. prélim. Pages 1-643 et 1-77.

Reue DE S. Auausn, a l'usage des Religieuses de la Congregation de N. D. avec ses Constitutions (1) & les Reglemens de Pierre Fourrier. Nancy. 1647, in-12.

Le Catalogue de Secousse (n° 320), où je trouve ce titre de livre, ne rapporte pas l'indication du typographe qui probablement est encore Anthoine Charlot, dont le nom est le seul que j'aie rencontré jusqu’à présent sur les impressions faites à Nancy, de 1635 à 1652 (2).

(4) J'ai sous les yeux une autre édition de ces constitutions, posté- - rieure de deux ans à celle-ci, sans indication du lieu d'impression et assez mal exécutée pour être rangée, au moins conjecturalement, parmi les produits des presses Nanceiennes ou Mussipontaines de cetle époque.

Les vrayes Constilviions des religievses de la congregation de Nostre Dame Faictes par le Tres Reuerend Pere Pierre Fovrier leur Instituteur, @& General des Chanoïnes Reguliers de la Congregstion de Nostre Sauueur, approuuées par Nostre Sainct Pere le Pape fnnoccnt X. S. 1. 1649, pet. in-8, 13 ff. non chiffrés, y compris le titre au dos duquel est Le vray Pourtruict du R. P. Piere Fourrier, autheur, et esleu General de ln congregation des chanoines reguliers de Loraine. Decedé le 9° Decembre, l'an 1660, aagé de 76 ans. Ce portrait qui esten médaillon ovale, as6ez bien gravé et qu'on peut croire ressemblant, est signé, au bas de la planche, Gatian Aubry ex. à Paris. Texte : pag. £ (au verso du 14 f. signal B2) à 368 pour la 1"°°et la 2° parties. 3° partie : 1-96. 4° partie : 1 à 149. 5°, 6° e1 7° parties ensemble : 1-68, la table comprise. «

(2) V. Recherches, p. 530, notc (1).

© CLAIRE ET VERITABLE EXPLICATION de l'estat present de tout l’ordre Seraphique des freres mineurs fonde par le grand et insigne Patriarche Saint François. Compose en latin par le R. P. Benite Combusson Savoyard. et traduit en francois par le R. P. d'Alphonse Rethelois, Rel. benedictin de la Congregation de Sainct Vanne &c. Jouxte exemplaire en 1628 et a Nancy pour la seconde édition, par Anthoine Charlot... 1648. Pet. in-8 de 4171 p. p. et 1 f. non chiffré.

L’Impression de ce livre à Nancy et le titre de bénédictin de la Congrégation de S' Vanne, que se donne le traducteur, pourraient faire confondre ce dernier avec le P. Martin Rethelois qui, comme on l’a vu tout à l'heure, a traduit et publié à Toul les Chroniques générales de l'ordre de S' Benoit.

RELATION verITABLE de la mort barbare et crvelle du Roy d'Angleterre arriuée à Lodre le neufuieme Feburier 1649... À Nancy, Par Anthoine Charlot Imprimeur du Roy et de la Ville demeurant deuant la primantiale (1). Pet. in-8 de 8 ff. sans titre (2).

(4) Primatiale. Il n’y a pas plus de 25 ans que les gens du peuple, a Nancy, et surtout les vieillards prononcaient encore primantiale. (2) Au moiss dans l’exemplaire que j’ai vu à Nancy, chez M. Thiéry-

LES HONNEVRS RENDYS A S. losepx, Par l'Eglise Cathedrale, & Ville de Toul. Auee les Regles de la Confrerie établie sous son Invocation, & diuers Exercices devots à l'honneur du mesme Sainet. Ensemble les Petits Offices de lesvs, Marie, & loseph, leurs Litanies, & autres prieres : Le tout pour implorer la misericorde de Dieu, & luy demander la Paix. À Tovl, Par Gerard Perin,

Imprimeur & Libraire. 1651. In-16. 8 ff. prélim. y compris le titre, au verso duquel est l’image deS' Joseph

| gravée en taille douce. Texte pag. de 1 à 292, suivi

d’une seconde image du même Saint, différente de la première, et de la table : 2. ff. Une troisième gravure, représentant Jésus au berceau et à ses côtés Ia S'° Vierge et S' Joseph, occupe le verso de la page 95. Elle est semblable aux deux autres, pour l'exécution qui est fort médiocre ; toutes trois sont anonymes, seulement on lit au bas de celle-ci : Herman Weyen, excu cum Privilegio : ce qui, comme on sait, n’est qu'une indication de tirage.

La ville de Toul était abritée par ses remparts contre les ravages de la guerre qui depuis vingt ans désolait le pays ; mais son territoire n'avait pas été épargné et, dans

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Solet dont la précieuse collection lorraine m’a fourni, pour ces Nouvelles recherches, plus d’un livre rare à citer et plus d’une correction à faire.

— AS — le vaste évêché dont elle était le siége et qui comprenait presque toute la Lorraine ducale, Ia dévastation et la misère des habitants surpassaient tout ce qu'il est possible d'imaginer (4). C'est dans cet état de choses que u Jean. Midot (2), docteur en théologie et ès droits, n Doyen et grand archidiacre, chanoine de l'église de n Toul et vicaire général du chapitre, député par icelui, “ le siège épiscopal vacant, » rendit, le 18 Mai 1650, une ordonnance pour la célébration de la fête de S' Joseph. Les guerres, dit-il, en s'adressant u à tous abbez, Doyens, Chapitres, Doyens ruraux, leurs eschevins, Curez et leurs n yicaires de ce diocèse de Toul. Les guerres nous ayant » réduits à une telle extrémité de misères qu'il nous faut » succomber sous le faix de tant de calamités, si nous ne “ sommes bientost soulagés par le moyen de la paix que “ nous avons demandée au Ciel et à la terre depuis tant “ d'années et toujours en vain, nous ayons creu, pour “ l'acquit de nostre charge, ne pouvoir présenter un “ moyen plus efficace, pour obtenir cette paix si désirée, “ que d'implorer le secours du bienheureux S° Joseph, “ avec celui de la très-sainte Vierge son espouse : Car » que pourroit refuser un fils si pieux et si puissant à ses “ parents qu'il ayme si tendrement. Partant nous vous »“ admonestons et enjoignons de commander, tous les “ ans, en vos églises que la feste de ee grand sainct soit

(4) V. Ilistoire de la réunion de la Lorraine à la France. Chap. XVI (2) V. Biblioth. Lorr. au mot Aidot.

n célébrée comme feste de commandement, conforméñ ment à la Constitution d’Urbain VIII et de luy destiner n un autel particulier (4), ou de faire mettre son image * sur quelqu'un de ceux qui sont dans vos églises, devant : laquelle tout le peuple fasse prières à Dieu pour la paix “.et principalement en cette année de Jubilé qui est un » temps de pardon. De plus, de célébrer une messe # solennelle en l'honneur de ce bienheureux patriarche, n tous les mois, à certain jour que vous assignerez, et » faire autres prières publiques chaque semaine, au jour n pareillement que vous destinerez, adjoutant en outre n aux messes que vous célébrerez tous les jours une » collecte particulière de ce saint, pour impétrer son n aide... n |

L'Etablissement de la confrérie de S‘ Joseph eut ken par une autre ordonnance datée du 3 juin de la même armée et dont le préambule est remarquable. u y a “ vingt ans et plus que le ciel nous voyant engagés opi- “ niastrement dans nos péchés, nous tient par une juste » punition enchaisnés dans une longue suite de funestes ñ malheurs et asservis sous l'esclavage d'une impitoyable n guerre, sans que dans l'obscurité de tant de tourbillons “ et tempestes, nos esperances se puissent relever à la “ veue d’un seul rayon favorable. Le fléau de Dieu se » déborde tousjours et passe sur nos testes ; nous sommes

(1) L’Autel qui fut alors érigé à S' Joseph, dans la cathédrale de Toul, subsiste encore aujourd’hui.

— 430 — ; » abandonnés au mespris, foulés aux pieds et accablés “ sous le poids de la misère mesme. Nous avons invoqué n le Seigneur d'une forte voix, sans qu'il nous ait con- “ solés d’un seul regard de sa miséricorde. Au contraire » les calamités s'élèvent plus fortement contre nous et, # s’enflant sans mesure, elles frappent nos yeux de l’hor- “ reur présente d'un espouvantable naufrage. Toutefois “ 1] faut se roidir contre le désespoir. Frappons à la porte “ de la Providence divine, mesme au milieu de la ruine n de nostre adversité..…. n | J'appelle encore l'attention sur ce qui suit, mais à un autre point de vue. u Donnons nos attentions à la voix » de Dieu qui nous crie du Ciel : allez a Joseph. Et de » vrai, ce n'est pas en vain que Dieu a remis en son n premier lustre le nom merveilleux de ce grand Sainct. n . Pour bien comprendre ces deux phrases et surtout la dernière, il est bon de feuilleter encore le petit volume dont je viens de donner la description. On y verra que le culte de S' Joseph ne date en Lorraine que de l’époque où furent rendues les deux ordonnances dont il vient d'être question, c’est-à-dire, du milieu du xvn° siècle. On avait bien fait à l'époux de la Sainte Vierge les honneurs du calendrier dans les missels (1) et dans les bréviaires

(4) V. Missale ad insignis Ecclesiæ Tallensis consuetudinem (Tulli, 1551. in folio) où S' Joseph figure au Calendrier, au jour accoutumé du 19 Mars. Mais on l’y chercherail vainement dans un livre d'heures, maauscrit du xin° siècle ou de la première moitié du x1v°, que j'ai sous

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du diocèse de Toul, mais il était relégué parmi le commun des saints, sans place dans les églises et sans fête de commandement. ..

u Sur le commencement du siècle quatorziesme, je laisse parler l'auteur (1). » Henry Chiquot, chanoine de u, l'église de Chartres et Jean Gerson chanoine de Nostre » Dame et chancelier de la faculté de Paris, deux célèbres n théologiens, après avoir conféré ensemble des moyens “ qui seroient les plus propres et les plus efficaces pour # procurer de la gloire à St Joseph qui alors estoit peu n cognu et encore moins considèré des fidels, ils trañ vaillèrent, de vive voix et par livres escrits, à le faire # cognoistre et à establir sa dévotion auprès des grands ñ et parmy le peuple, représentant partout que les excel- “ lentes charges, l’éminente saincteté, la sublimité de la “ gloire et la grändeur du pouvoir de ce patriarche mén ritoient que tout le monde l’honorast, que chacun se “ mist sous sa protection et eust en luy une confiance # extraordinaire. Leur zèle eut son effect, de telle sorte * que plusieurs personnes recommandables pour leur "” probité, doctrine et condition, s’estant joincts à eux,

les yeux et qui très-probablement a été fait pour le diocèse de Toul : car on y trouve S' Gengoull, S' Amaat et S' Epvre que d’autres Saints remplacent dans les calendriers des autres diocèses de France ct, encore aujourd’hui, dans les almanachs imprimés ailleurs qu’en Lorraine. S° Joseph est remplacé dans ce livre d’heures par S' Offrodose.

(1) Libro citato, p. # et seq.

=. 1 » aussitost le clergé, la noblesse et le tiers estat embras- “ sérent d’une commune ardeur le dévotion de S' Joseph » et revérèrent ce grand sainct d'un culte particulier, “ avec de rares et excellentes démonstrations de la très- * haulte estime en laquelle ils l'avoient. .

“ Depuis ce temps et particulièrement depuis trente » ou quarante ans, il s’est faict beaucoup de choses très- # honorables à Sainct Joseph en plusieurs églises Cathé- . # drales et collégiales d'Italie, de France, d’Allemagie, on d’Espagne, de Flandres et de plusieurs autres provinces # où Messieurs les vénérables chanoines ont conspiré “ avec nosseigneurs les Prélats à exalter son auguste nom “ et à réclamer son secours en leurs nécessités. Ils ont “ célébré sa grande feste avec plus de magnificence » qu'auparavant. Ïls ont commencé de solemniser celle “ de ses espousailles virginales ; ils luy ont basti des “ autels, dédié des images, érigé des confrairies et fondé »“ des services solennels. Ils ont publié ses louanges dans “ les chaires et dans les livres. Îls ont composé des “ messes, des offices, des litanies, des hymnes et des “ oraisons propres pour luy. Bref, ils ont exécuté à son " honneur tout ce que leur excellente piété leur a sug- » géré d'illustre et de dévôt. n

L'Exemple donné par le chapitre de Toul ne tarda guère à être suivi à Verdun : témoin la mention ci-après

que j'extrais de l'Almanach nn de Verdun par Dom Cajot, année 1776.

uBaillot, Jacques, chanoine de la Cathédrale. Nous | “ avons de lui un livre de devotion intitulé : Venoun “ voué à S' Joseph. Chez Jacquet imprimeur à Verdun n 1653. n |

Psautenivu BEATAE maniae Vincmis a S. Bonaventvra eximio Ecclesiae Doctori Seraphico editum... 1 H S. À Verdvn. par Jeun Jacquet Imprimeur du Roy. M. DC. LIN in-16 de 5312 pp. Initiales des phrases et des versets en encre rouge. La note que je transcris ajoute : u Charmant petit volume dont l'exécution typographique ne laisse rien à désirer. n

Il y avait alors à Verdun deux imprimeurs du nom de Jacquet: Jean Jacquet, éditeur du psautier de la Vierge qui vient d'être décrit et Nicolas Jacquet dont je ne connais pas d'impression antérieure à 1643, quoique son établissement remonte à treize ans en arrière de cette date (1).

Lerrre dv sievr Lalovette av sievr de Vemicovr son frere, contenant les raisons qui l'ont porté à embrasser la Communion de l'Eglise Catholique, Apostolique & Romaine. À Toul, Par S. Belgrand & I Lavrent.. 1653. In-4 de 76 pp. outre le titre au verso duquel on lit, sous la date du 20 Juin 1653, une approbation de Bossuet

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(1) V. Supra, p. 408.

— A3À — alors chanoine en l’église eathédrale de Metz. u Cet éerit,n dit-il u donnera à mon advis beaucoup de satisfaetion “ aux pieux lecteurs. Les considérations en sent trèsn solides. n

VERDVN EN 1OIE dediée a Monseignevr le Prince Francois de Lorraine, eveesque (sic) et comte de Verdvn. Pour son Hevrevx Retour (1). Par les Escoliers du College de la Compagnie de Iesvs de Verdun; le second iour de Mars de l'an 1654. I. H.S. À Verdun par Nicolas lacqvet. s. d. 6 ff. in-4 titre compris, paginés de 3 à 21 (pour 12).

C'est le Canevas d’une représentation théâtrale, avec les noms des personnages et ceux des jeunes acteurs.

TERRORIS SACRI TRIVMPHVS, sive Salomon penitens. Drama... Mvssiponti, Typis Iloannis Guillere.……. s. d. 5 ff. in-4, pag. de2à9. de

Canevas d’une autre pièce annoncée comme devant ètre représentée, en février 1654, par les écolicrs des Jésuites de Pont-à-Mousson. Le nom du typographe est imprimé de manière à faire lire Civillere au lieu de Guilleré (9).

(1) Le Prince Francois de Lorraine avait été, en exécution d’un article du traité de Munster, remis en possession de l'évêché de Verdun et des droits qui en dépendaient.

(2) V. Recherches, p. 449.

Le Soupar GeNEREvx. Par le R. P. Thomas Le Blanc de la Compagnie de lesvs. Povr l'vtilité de tous les Soldats, afin qu’ils soient de iour en iour plus courageux & vertueux : & des Bourgeois qui les logent, afin de les auoir plus doux & plus traitables. Av Pont à Movsson. Par Iean Gvilleré. 1655. Pet. in-8 : 6 ff. prélim. contenant le titre et la dédicace aux Soldats François ; texte paginé de1à364

Le titre seul de ce livre témoigne de la candeur du P. Le Blanc, non moins que de ses bonnes intentions. Assurément ce n'est pas sa faute, si les soldats qui, en 1655, étaient logés sous le toit et mangeaient le lard du bourgeais mussipontain ne se montrèrent pas plus doux et plus traitables que leurs devanciers ; s'ils continuèrent de battre leur hôte et de courtiser brutalement sa femme et sa fille, de maugréer et blasphémer ; s'ils restèrent pillards et maraudeurs ; et si une horreur salutaire ne les tint pas à tout jamais éloignés du tripot, de la taverne et autres mauvais lieux. Îl est fort à croire qu’ils n’ont pas lu son Soldat généreux. Ce n'est pourtant pas que ce livre soit illisible ; il doit même y avoir quelques bonnes pages, à en juger par le commencement du chapitre II . que je transcris textuellement.

. à Plusieurs nous dépeignent la vertu comme une bonne “ vieille toute ridéc et chassieuse, qui tient son chappelet

“ en main, baisse les yeux et la tête en terre, marche “ sur des ronces et des épines et se cache dans quelque “ grotte d'une montagne stérile, affreuse et retirée du “ commerce des hommes, pour y vivre d'un peu d'herbes “ et de légumes et détremper son pain dans les larmes n que la discipline et la douleur luy ürent du corps. Les “ autres jettent la vertu dans un cloître de religieuses où “ elle a non seulement les fers aux pieds et aux mains, __» mais aussy aux yeux : ne pouvant regarder le monde “ qu’à travers d’un voile et du fer (4) qui 7 borne la » veue de bien près.

s Non! non! la vertu est belle, vigoureuse, forte et “ agissante ; elle se trouve non seulement dans les grottes # des hermites, les monastères des religieuses et les ”“ églises des prêtres ; mais aussy dans les cours des “ princes et des Rois et au milieu des armées, à la pointe “ des épées et à la bouche des canons. Elle se jette dans " les plus rudes mélées des batailles ; elle paroit avec ñ joie et allégresse sur les brèches les plus dangereuses » et se fait place au milieu d'un mülion de piquiers, de “ hallebardiers, de mousquetaires et des plus furieux “soldats, armés de grenades, de pots à feu, d'huile “ bouillante et de tous les instruments que la furie des n hommes et des enfers a inventés. n

En parcourant la table des derniers chapitres, on est

(4) La grille du parloir.

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étonné du grand nombre de prières et d'oraisons jaculatoires que le P. Le Blane fait dire au soldat généreux, et qui n’ont pas toutes le double mérite d’être courtes et bannes. C'est pour ne pas être blessé et lorsqu'il est blessé ; avant, pendant et après la bataille ; quand elle est gagnée et quand elle est perdue; quand il monte la garde et quand il la descend ; quand il entre dans la tranchée et quend il en sort ; lorsqu'il monte à l'assaut. Il y en a pour tous les actes et pour toutes les circonstances de la vie militaire, sans compter les oraisons et les litanies que notre soldat doit encore réciter en se levant et en se couchant; quand il s'habille et quand il a fini de s’habiller, et les pratiques de dévotion, journalières, hebdomadaires et mensuelles que lui prescrit le bon jésuite son instituteur. Je ne sais pas jusqu’à quel point tout cela peut s'arranger avec les exigences de la vie de soldat, avec l'attention au commandement de ses chefs et l'exécution prompte et rigoureuse des ordres qu’il reçoit individucllement et collectivement, Si de nos jours, où tant de vieux livres sont remis en lumière, je voyais annoncer une réimpression de l'ouvrage du P. Le Blanc, je conseillerais à l'éditeur d'y ajouter une oraison que dirait le soldat généreux, toutes les fois que ses dévotes préoccupations le feraient mettre à la salle de police ou au cachot ; le P. Le Blanc a oublié de composer celle-là. |

Le Soldat généreux n’est pas le seul ouvrage que le P. Le Blanc ait-confié aux presses lorraines, témoin le titre ci-après recueihi dans un catalogue. |

— À38 — L'HOMME DE BONNE COMPAGNIE, par le P. Thomas Le Blanc, Jésuite. Pont-à-Mousson, Jean Guilleré. 1655. In-8 de 94 pp: h on Vsaznix Comte de Montee ou le bon pensionnaire de la Compagnie de lesvs. Presenté pour etrennes aux Pensionnaires du Collège du Pont à Mousson. De l'Imprimerie de lean Guilleré. Pont-à-Movsson. 1655. Pet. in-8, 42 ff. prélim. titre compris, texte pag. de 1 à 483.

La Vie pe Samcr Âstn religievx anachorete confessevr. Par le R. P. Antoine Aubertin, Prieur de l'abbaye d'Estival. À Nancy, Par Anthoine Charlot. 1655. Pet. in-8. Prélim. 5 ff. titre compris, 107 pp. de texte.

On connait généralement (1) l'édition de la Ve du tres-revérend père Pierre Fourier, dit vulgairement le Pere de Mathaincour, par le P. Jean Bedel, imprimée à Pont à Mousson, chez Jean Guilleré en 1656. C'est la seconde édition d’un ouvrage. très-recherché en Lorraine. La première fut donnée à Paris en 1645, suivant l'indication que fournit une pièce manuscrite où il en est fait mention et qui, émanée d'un abbé de S' Sauveur en Vosge, porte la date de 1647.

” (4) V: Recherches, p. 449.

L'IMITATION VÉRITABLE de la Saincteté de N. D. representee dans l'institut des religieuses de la Congrégation. Composé par M. I. Bailliot chanoine de l’église de Verdun. A Verdun, chez Nic. Jacquet, imp de Mons. le Prince F. de Lorraine, Evesque et Comte de Verdun. 1657. Pet. in-8 : 3 ff. prélim., 227 pp. de texte et 3 ff. pour la table et l'approbation.

TRAITTÉ DE LA Divine Sagesse et Contemplation des Chrestiens. Ou se voyent les tesmoignages certains de l'amour de Dieu enuers les hommes, & de l'amour reciproque des hommes enuers Dieu. Compose par le R. P. Cyrille de la Passion Carme dechausse. À Vancy, Par Anthoine & Clavde les Charlots Imprimeurs. M. DC. LVIH. Pet. in-8 : 8 ff. prélim. contenant un frontispice gravé par Sebastien Leclerc ct signé de lui, le titre imprimé et la dédicace à très-haute, très-puissante et très-excellente Dame Madelaine d' Angene, Mareschale de la Ferté Senecterre, Gouvernante des duchez de Lorraine et du Barrois, etc. Texte pag. de 1 à 715 et 9 ff. pour la suite de la table qui commence au versode la page 715. Le titre gravé reproduit les neuf premiers mots du titre imprimé, avec cette sentence : La multiplicité nous trouble, l'unité nous donne la paix. I y à en outre dans le volume

. — À440 — une planche de cercles concentriques, exécutée probablement par ke mème artiste.

La CLer pvcaix de la Serenissime..….. Maison de Lorraine (par le P. Jacques Saleur). À Nancy, par Anthoine, Clavde Et Charles les Charlot. 1663. Pet. in-fol. (1).

On rencontre quelquefois des exemplaires cartonnés de cet ouvrage qui contiennent, outre les deux pages de la Question apologétique, trois autres feuillets additionnels, paginés 129 à 134 et occupés par les généalogies des ducs d’Austrasie, etc.

IL existe à la date du 1° août de cette année un document sur la police de l'imprimerie, rapporté par François de Neufchateau, dans son Recueil des anciennes ordonnances de Lorraine. C'est un arrêt de la cour souveramne de Lorraine et Barrois, rendu sur les réquisitions du procureur général, à l’occasion d'un imprimé relatif au commerce et à la marque des fers, et portant à la fin défense à tous imprimeurs ou autres d'imprimer ou afficher, soit imprimés, soit manuscrits, sans avoir préalablement communiqué à ce magistrat ou à ses substituts.

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(4) V. Recherches, pp. 465 et suivantes, où ce livre est décrit avec détail.

— Ali — Claude Charlot ayant été poursuivi pour cet imprimé, fl avait d’abord été ordonné qu'il serait constitué ès prisons de la conciergerie et que ses biens seraient saisis et confisqués ; mais l'arrêt du 1° août 1664 ne prononce en définitif contre lui qu'une amende de 200 francs.

Enict D£ s0N ALTESse portant la redvction des droictz d’entrees, et Sorties, Impostz de fredeav et des Toilles, auec le Reglement sur iceux. À Nancy, Par Charles Charlot, Imprimeur Luré de Son Altesse... 1665. In-4° de 8 pp. ÿ compris le titre aux armes de Lorraine. — Tanir general des droicts d'entrées et sorties des Dvchés de Lorraine et de Bar, Pays & Estat de Son Altesse. À Nancy... (comme ci-dessus)... 1665. In-4° de 16 ff. non chiffrés, y compris le titre aux armes de Lorraine, signat A-D. |

Ces deux imprimés qui sont inséparables peuvent être eonsultés, comme documents officiels, sur le commerce qui se faisait, au xvn° siècle, dans les états du duc de Lorraine.

1668 et 1669.

ALExANDER et Aristobvivs tragœædia Ad solemnem Præmiorum distributionem Dabatur in theatrum a Selecus Rhetoribus Collegii Mussipontani Socictatis lesv. Die 21 Augusti 1668. Mvssiponti Typis Ioannis Guilleré. In-4° de 6 ff. non chiffrés, titre compris, qui suivant

l'usage ne contiennent autre chose que l'argument de Ia pièce, les noms des personnages et des jeunes acteurs.

H n'est pas à ma connaissance que le nom de Guiïlleré reparaisse après 1668. |

L'année suivante, deux pièces de circonstance furent jouées par les écoliers des Jésuites, l'une à Bar-le-Duc, l’autre à Pont-à-Mousson. Ce fut pour célébrer le mariage du Prince de Vaudémont (1) fils naturel de Charles IV. Le lieu d'impression ne s’y trouve pas : ce qui donne lieu de douter si elles ont paru à Pont-à-Mousson, ou si elles ne sont pas sorties des presses messines qui, vers cette époque, ont été employées plusieurs fois à de semblables publications, pour les collèges que les Jésuites avaient en Lorraine. En tout cas, l'exécution typographique de ces deux pièces diffère avantageusement de celle d'Alexander et d'Aristobulus.

1° Mars Vaincv par L'Anovr. Action representée par les écoliers dv college de Bar de la Compagnie de lesvs. Pour l'heureux Mariage de Monseigneur Charles Henry de Lorraine, Prince de Vaudemont auec Madame Anne Elizabeth de Lorraine, Duchesse d’Elbœuf. $S. I. ni d. in-4°, 4 ff. pag. de 2 à 8.

ARIGENE ET CHaripHiLe. Comédie Héroiqve Representée par les Escholiers du College & de F'Vniuersité de Pont à

(4) C’est de ce prince qu'il existe an beau portrait gravé par N. de Larmessin, d'après un tableau de Rane.

— A43 — Mousson. Povr l'hevrevx mariage de Monseigneur Charles Henry de Lorraine Prince de Vaudemont avec Madame Anne Elizabeth de Lorraine d'Elbœuf. Imprimé en l'an 1669. In-4°, 5 ff. y compris le titre, pag. de 2 à 9.

Les dix années qui s'écoulèrent de 4670 à 1680 sont encore plus pauvres en impressions Nancëiennes que celles qui suivirent l'entrée des Français dans la capitale du duché de Lorraine, en 1633. Claude Charlot et ses fils, qui seuls exerçaient l'industrie typographique dans cette ville appauvrie et déchue de toute son importance (4), n'eurent guère à imprimer durant ce long intervalle que les ordonnances de la police locale et les actes des intendants que Louis XIV avait préposés à l'administration du pays. Et plus tard, jusqu'aux approches du xvm° siècle, ce que

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(4) V. Recherches, p. 476. C’est, je crois, au pillage da palais ducal, en 1670, qu’il faut attribuer la dispersion d’un certain nombre de manuscrits de haute importance artistique et historique, de livres imprimés, exemplaires de dédicace ou de présent, qui ont évidemment fait partie de la bibliothèque des ducs de Lorraine et qu'on retrouve au xvsn° siècle et de nos jours, les uns chez les bibliophiles célèbres tels que Gaignat et le duc de La Vallière, les autres parmi les livres que la révolution française a fait sortir des monastères de l’ancienne Lorraine. L'existence d’ane bibliothèque ducale est attestée par les registres des receveurs généraux et des trésoriers de Lorraine, conservés au trésor des chartes, et notamment en 1630 par un compte de Claude Gennetaire où se trouve la mention suivante. « Au S' Antoine Coupdelance 25 » francs que S. A. luy devoit de terme échu, tant pour gages de la » charge de bibliothécaire de-S. À. que pour l’enretien de sa biblio- » thèque. » |

= AE = ces typographes imprimèrent, en dehors des publications officielles, est si olair semé que mes recherches pour découvrir quelque livre de cette époque, échappé aux bibliographes lorrains, sont restées infructueuses.

Le sermon dont l'ntitulé va suivre ne porte pas de date d'impression ; mais il est à croire que le jour où il fut mis sous la presse suivit de près celui où il fut prononcé.

Sermon des graces qve la glorievse vierge Marie a fait à Verdvn, et des secours qu'elle luy a donnée, particulièrement contre les Heretiques. Prononcé par le R. P. Vrbain Quillot, Gardien des Peres Recolets. Le 3. septembre 1671, en la Procession générale, qu’on fait à Uerdun. À Uerdun, Chez Iean Iacquet, Imprimeur de | Monseigneur l'Illustrisime & Reverendissime Evèque, & Cote de Uerdun. s. d. in-8 minimo. 8 ff. prélim. | dont les 7 prermers contiennent le titre ci-dessus et ka dédicace à Armand de Mouchy d’Hoquincourt, alors évêque de Verdun et le 8° est blanc. Texte pag. de 1 à 76.

On trouve dans ce sermon un narré, qui n'est pas sans intérêt, des dangers que Verdun courut à diverses époques, notamment au xu° siècle, dans la guerre que cette ville eut à soutenir contre-Renauld Comte de Bar, et en 1562, lorsque les protestants d'Allemagne que le Prince de Condé avait appelés à son secours tentèrent de

— A5 — s’en emparer par surprise. Mais la meilleure partie est celle que l’orateur consacre à la mémoire de Nicolas Psaume évêque de Verdun, lors de ce dernier événement. La biographie de cet illustre prélat peut y puiser plus d'un trait caractéristique de sa sollicitude pastorale et de la vigilance avec laquelle, de loin comme de près, il administrait son diocèse. |

Wassebourg qui a écrit l’histoire des évêques de Verdun, dans ses Antiquitez de la Gaule Belgique, imprimées en 1549, disait (1) de Nicolas Psaume dont l'épiscopat ne datait encore que d'un an : u Nicolas Psaulme natif de n Chaulmont en Barrois, diocèse de Verdun, homme sa- “ vant..… obtint l'évesché de Verdun l'an 1548... Il mit “ toute sa cure, tant par lettres, exemplaritez de vie que “ par prédications ordinaires, réformer son clergé et les n subjectz de son évesché, ayant grand zèle d'entretenir n et deffendre l'honneur de Dieu, les droicts et libertez de “ sondict évesché. En sorte qu’un chascun a grande “ expectation de luy qu'il proffitera cy-après, par ses ver- “ tuz et sçavoir, en tous faits héroicques. n

Au troisième point de son sermon, le P. Urbain Quillot donne quelques détails sur le temporel de l'évêché de Verdun qui de son temps comprenait u 420 villages et “ plus, » dit-il, u sans parler de quantité d’autres pièces “ d'importance qui en ont été aliénés, comme les Comtés

(4) Fol. 530.

# de Clermont, de Valdense, de Chiny et de Los, les » seigneuries de Dun, Jametz, Stenay, Mussy, Neuville, ñ Viennes, Hans, Varennes, Montfaulcon, Aubreville, » Aspremont, Sampigny, Hatton-château avec sa prévoté # de dix-sept villages, Renepont et plusieurs autres. n

Urbain Quillot, né à Verdun, dit Dom Cajot (Almanach historique de 1776), y fit profession chez les récollets en 1640 et mourut en cette ville, le 5 février 1693.

BiEN-SEANCE DE LA CONVERSATION entre les hommes. Commvnis inter homines scita urbanitas. À Tovl, Par Jean Laurent, & Jean François Laurent Imprimeur du Roy & et de Monseigneur. M. DC. LXXVI, pet. in-8., 8 ff. prelim. titre compris. Le texte français, imprimé en caractères romains, tandis qu’en regard le texte latin est en italique, commence au verso du 8° feuillet. Pagination 1-293 ; cahiers de 8 et de #4 ff. alternativement.

C'est une réimpression sans aucun changement, à ce qu'il m'a paru, de l'édition de Pont-à-Mousson, 1617 (1).

Tan povr les Conseillers dv Roy, banqviers expeditionnaires en Cour de Rome, arresté au Conseil d’estat de sa Majesté le 25 May 1675, auec une briefue Instruc-

(4) V. Supra.

tion pour ceux qui veulent obtenir des Expéditions de Cour de Rome, dans le Ressort & Estendue du Parlement de Metz & pour les Bénefices y situez... À Toul, Chez Estienne Rolin Imprimeur & Libraire. 1679. In-4° de 24 pp. titre compris.

Je ne connais pas d'autre trace que celle-ci, découverte depuis peu, de lexercice de l'imprimerie à Toul par Etienne Rolin, antérieurement au xvin° siècle.

Tanir de redvction de toutes les espèces de France en celles de Lorraine. Pour la commodité des personnes qui font leur résidence dons les Duchez de Lorraine & de Bar, Eveché & Comté de Toul, ou qui sont obligés d'y faire voyage trafiq ou Recette. Troisième Edition reveue & augmentée de plusieurs Especes. Par M. F. D. L. D.S$. P., À Toul, Par Alexis Laurent... 1680. Pet. in-8, pag. de 2 à 57, outre le titre.

La quatrième édition de ce tarif, datée de 1687, ne diffère en rien de celle-ci. Dans l'une et dans l’autre, la pagination saute de 15 à 25, quoiqu'il n'y ait pas d’interruption dans les signatures (B. C.) Et cette reproduction d'une faute de typographie, si facile à corriger, donne lieu de croire qu’Alexis Laurent n’a fait que renouveler le titre des exemplaires de la 3° édition, qui restaient invendus en 1687.

Ce livret indispensable à nos ayeux, est encore aujour-

d'hui d'une utilité rétrospective, en ce qu'il montre quelle était la valeur relative de l'argent de France et de l'argent de Lorraine, ainsi que du franc Barrois. Il a été souvent réimprimé au XVIIE siècle.

ReLarion lovrnaliere dv siege de la ville de Vienne en Avstriche. Ecrite par un officier de Chancellerie de la Cour qui étoit dans la Place. Avec une Description du Combat qui se fit le 12 septembre 1683. À Espinal, Par Françoïs Maret, Imprimeur & libraire. S. D. (A la fin.) Sur la Coppie Imprimée à Metz. Pet. in-12, pag. de 3 à 48, outre le titre. |

Ce petit volume ne porte pas de date; mais on peut croire qu'il a vu le jour peu de temps après les événements dont il donne Îa relation.

Le siège de Vienne avait commencé le 14 juillet 1683 et il fut levé le 12 septembre suivant.u Après le combat de “ ce jour (1), les troupes Ottomanes, « dit l’auteur de la Vie de Charles V duc de Lorraine (2), « rentrèrent dans leur “ camp toutes délabrées et en désordre; mais n'ayant : " pas cru y être en sureté, elles prirent la fuite à la fa- “ veur des ténèbres. L'Épouvante des Turcs fat si grande

(1) Le burin de Sébastien Leclerc a concouru avec l'histoire à perpéluer le souvenir de ce combat. La gravure qu'il en a donnée, sous le litre de Deffaite des Turcs pres de Vienne, fait partie de la belle suite des Conquéles ou Victoires de Charles V.

(2) Amsterdam, 1691 in 12.

— A9 — # et leur fuite si précipitée, qu'ils abandonnérent toutes “ leurs tentes et la plus grande partie de leur équipage, # toutes leurs munitions généralement, toute leur artil- » lerie et l’étendart de l'empire ottoman avec les queues “ de cheval qui sont les marques du pouvoir absolu que » les Grand-visirs ont dans leurs armées... Le lendemain n le Duc de Lorraine envoya complimenter le Roi de " Pologne (Jean Sobiesky) sur la victoire que l’armée “ chrétienne avoit remportée sur ses ennemis. Mais le “ Roi de Pologne qui avoit été témoin de ses actions et " de celles des autres généraux lui fit répondre que “ c’étoit une victoire à laquelle tout le monde avoit part ; » mais que cependant on en devoit tout l'honneur à sa “ conduite et à la fermeté des troupes allemandes qui “ étoient entrées les premières dans le camp et dans les “ travaux des ennemis.n C'était, comme on sait, Charles V qui commandait les troupes allemandes, dont faisaient partie plusieurs régiments lorrains, restés fidèles à leur

drapeau. Le petit volume dont on vient de voir le titre ne porte pas de date ; mais il est à croire qu'il a vu le jour peu de . temps après les événements qui y sont rapportés. En tout cas, c'est le premier, à ma connaissance, qu’aient produit les presses Spinaliennes au XVII siècle, depuis les dernières impressions d’Ambroise Ambroise, en 1634 (1).

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(4) V. Recherches, p. 430.

On retrouvera un peu plus tard le nem de François Maret sur des livres imprimés à Pont-à-Mousson.

D£ L'Erar et qualité de l’abbaye de Sainct Mihiel. À Toul, chez Alexis Laurent. 1684. in-12.

L'auteur de la Bibliothèque lorraine attribue ce livre, tantôt à Dom Hennezon, tantôt à Dom Paul Cachet. Cette dernière opinion est celle que partage Dom de l'Isle (1) qui le trouvait indigne du savant abbé de Saint-Mihiel.

Cura cLericaLis, hoc est sacramentorum breve memorialc. Tulli Leucorum, 1688. Pet. in-12 de 118 pp.”

La date de 1691 est inscrite sur la troisième édition de la Vie de... Philippe de Gueldres.. Pont-à-Mousson, Claude Cardinet et François Maret (2), suivie, dans tous les exemplaires complets, d’une seconde partie due à l'éditeur Nicolas Guinet, abbé de Sainte Marie de la même ville et intitulée Anpirion à la vie de. Philippe de Gueldres. Le livre est bien connu (3), et si je le rappelle .

(4) Auteur de l'Histoire de l’abbaye de Saint-Mihiel. Nancy 1757. in-4.

(2)Ilest à remarquer, que ces noms se trouvent sur des livres imprimés à Epinal : Claude Cardinet en 1634 et Francois Maret en 1684.

(3) V. d’ailleurs Recherches, pp. 453—454.

ici, c'est pour dire que le P. Guinet y a reproduit une dédidace au duc de Lorraine, par les sœurs et religieuses du couvent de Sainte-Claire de Pont-à-Mousson, où la veuve de René II a fini ses jours. Cette dédicace, datée de Pont-à-Mousson, le août 158$, pourrait déjà servir à fixer avec quelque probabilité l'époque où parut l'édition originale. Mais il n’y a plus de doute possible, en présence de ces lignes que je transcris de la page 37 de l’Addition. u On a déjà deux fois v dit l’éditeur de 1691, u imn primé cette vie si édifiante, la première, l'an 1585, la “ seconde l'an 1607, vingt-deux ans après... Nous prou- “ vons l'impression de 1585 par celle de 1607 où l'épitre n dédicatoire, écrite en lettres italiennes (italiques), est n datée de sa première date, 1585... Nous n'en avons " pu, » ajoute-t-il n retrouver un ancien exemplaire en- » tier.n Ce qui explique pourquoi: l'édition de 1691 est jouxte la copie imprimée (à Pont-à-Mousson) par Melchior Bernard, 1607, copie qui, soit dit en passant, parait aussi introuvable aujourd’hui que l'était à la fin du XVII siècle l'édition originale.

Si c'est à Pont-à-Mousson qu'a paru pour la première fois cette vie de Philippe de Gueldres, elle a dù sortir des presses de Martin Marchant qui y était établi dès 1582 (1), et dont la dernière impression connue est datée de 1587.

(4) Parmi les documents dont je suis redevable, pour ces Nouvelles recherches, à M. Blondeau ancien principal du collége de Commercy et l’un des collaborateursà la Biographie umiverselle, figure un titre de livre ainsi

Brevianion Virpunense Illustrissimi et Reverendissimi in Christo patris, D. D. Hyppoliti de Bethune Dei gratia Episcopi et Comitis Virdunensis autoritate editum. Virduni, sumplibus Francisci Vigneulles Regis ac Illustrissimi Episcopiet comitis Typographi, 1693, . 4 volumes.

En tête de chaque volume, le mandement de M. de Bethune, daté du 1°" février 1695, et le calendrier faisant avec le titre 11 ff., sans chiffres, suivis, dans le tome 4° seulement, de 12 autres feuillets intitulés Rubricæ generales.

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