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tiques, des lichens, des champignons et des algues. Ces’ derniers végétaux les distinguent particulièrement, et on est tout étonné de leur nombre et plus encore de leur organisation, lorsqu'on les soumet à l'observation micrascopique. Déjà, dans les faseicules publiés antérieurement, nous avions inséré des Confervoidées, des Ülvaeées, des Nostochinées, quelques Diatomées ; mais, dans le 13°, et surtout le 14° cahier, cette dernière tribu des algues est représentée en assez grand nombre, etles échantillons ont été préparés sur talc, de manière à pouvoir être soumis de nouveau sous le microscope, seul moyen de révéler leur structure délicate et si curieuse. Les Bacillariées habitent les eaux douces et les mers ; on les a placées à la. limite du règne animal, à raison du mouvement de locomotion dont beaucoup sont douées, et on les a aussi comprises parmi les. infusoires. |
Les Diatomées présentent des frustules rigides formées par une enveloppe (carapace) siliceuse, diaphane, se divisant en deux parties emboitées par leurs bords; c'est une sorte de coquille bivalve, dit M. de Brébisson (1), | qui renferme un endochrome de çouleur brune ou jaunâtre. Dans les Annales de la Société d'émulation des Vosges (2), j'ai donné des détails très-curieux -sur les
ne ee ee mt : fine ne den
(1) Note sur quelques Déalomées marines rares ou peu cannues du littoral de Cherbourg ; extrait des Méinoires de la Société des Sciences naturelles de Cherbourg, 1854.
(2) Tome V, page 141.
Bacillariées, à l'occasion de l'envoi d'un grand nombre-de Diatomées, fait au Musée vosgien par M. de Brébisson. Tout récemment ce naturaliste a publié une note sur les Diatomées nrarines (1), dont on nous saura gré de transcrire ici les passages suivants :
-u La matière siliceuse des carapacés des Diatomées les “ rend presque indestructibles. Les enveloppes peuvent résister non-seulement à l’action prolongée des eaux et “à la décomposition putride propre aux matières orga— “ niques, mais encore à la plupart des acidés et à la cal- ” cination. Aussi ne faut-il pas s'étonner si l’on trouve n ‘sur presque tous les points du globe des amas considén rables de Diatomées à l’état fossile: ce sont plutôt n des dépôts conservés en couehes plus ou moins puisn santes dans des points qui ont été couverts d’cau douce “ ou salée dans les temps les plus reculés. Les eaux de- “ vaient alors être peuplées en immense quantité de ces n étrés microscopiques, coïnme on peut le voir par ces n dépôts dont je viens de parler et dont quelques-uns ont n parfois plusieurs mètres d'épaisseur sur une très- “ grande étendue. Lorsqu'on vient à penser que ces ter- * rains, que ces roches même, sont entièrement compo- “ sées de Diatomées, dont les plus grandes atteignent à “ peine la longueur de huit à dix centièmes de milli-
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(1) Mémoires de la Société impériale des Sciences naturelles de Cherbourg, Tome I, 1854,
n mètre |... H semble plus facile de compter les PR de » sable que renferme la mer.
“On connait de ces couches de dns fossiles, “soit marines; soit fluviatiles, sur plusieurs points des n Etats-Unis explorés avec tant de soin par M. Bailey, “ en Allemagne, en Laponie, en-Toscane, en France, en “ Angleterre, etc. Beaucoup de tripotis ou de farines fos- “ siles n’ontpas d'autre origine. La finesse de leur texture, “ résukat de l’agglomération de ces êtres si tenus, et la “. qualité âpre de la silice rendent ces terres id “à polir les métaux.
“+ Il est très-remarquable que beaucoup des spères “ qui entrent dans la composition de ces terrains se “ trouvent être: les mèmes sur les points les plus éloignés “ de la terre, lorsque leur station primitive a été de “ méme nature, c'est-à-dire, marine:ou fluviatile. Des “ faits analogues, qui prouvent la dispersion générale de " ces:petits êtres, se présentent de nos jours pour les " éspèces vivantes dans des parties opposées du globe.
“#' Le guano, cet engrais que l’on retire d'amas anciens » d’excréments d'oiseaux aquatiques, renferme beaucoup: * de Diatomées ayant les formes les plus élégantes. Leurs “ carapaces ont donc résisté au pouvoir dissolvant des » sucs gastriques de l'estomac de ces oiseaux et même à “ celui des poissons qui leur ont servi de proie, ainsi “ qu’à la fermentation de ces matières azotées. Dans le: “ guano et dans les dépôts anciens de Diatomées marines, “ tels que ceux des Bermudes, de là Vera-Cruz, on à
» reconnu depuis longtemps des formés curieuses appar- » tenant principalement aux genres Coscinodiseus, Camn pylodiscus, Arachnodiscus, Actinocyclus, Eupodiscus, n Triceratium, etc. Un grand nombre de ces espèces » nous semblaient être étrangères à nos mers ou ne plus “ exister qu'à l'état fossile. n
En outre de ces Desmidiées si singulières, on trouve dans la 14° centurie l'£Euactis calcivora AI. Braun, qui habite les rochers calcaires baignés par les eaux du lac de Neuchâtel, et qui les ronge en y creusant des sillons flexueux méandriformes. Cette algue, qui appartient à la tribu des Rivulaires, est accompagnée de l'Æydrocoleum calcilegum, qui réunit les parcelles de la roche rongée par l'Euactis et en compose une agglomération formant une couche assez dure d'une nouvelle roche. J'ai joint à cette notice, pour qu'ils soient placés sous vos yeux, des fragments de roches des bords du lac de Neuchâtel, d'après lesquels vous pourrez apprécier l'action de l'Euactis calcivora. Les espèces du genre Æuactis abondent sur les rochers des mers d'Europe ; et, si on ne les connait pas encore dans d'autres régions du globe, c'est probablement parceque ces êtres n'y ont pas été recherchés jusqu'à présent.
Une autre algue de cette 14° centurie, le Sirosiphon Bouteillei de Breb., de la tribu des Scytonémacées, a été découverte par M. Bouteille sur les roches crétacées des environs de Magny, et, avec quelques recherches, on la reverra sur les calcaires jurassiques de la Lorraine.
— SM — Elle est tot à fait aérienne ; elle ne vient pas sur les parois trop humides du bas de la roche, mais à un ou deux mètres au-dessus du sol; où elle s'établit dans des excavations qu'elle a dù creuser elle-même.
: Une aussi curieuse espèce, de la tribu des Lepiourichées, le Leptothrix foveolarum Mont., croit dans les localités analogues à la précédente, sur les marnes calcaires, et de la même manière ; on y remarque également une multitude de fossettes arrondies creusées dans la marne, dont chacune, même la plus grande, n’a pas un demimillimètre de diamètre, et dont la cavité, d’un vert noirâtre ou blanchâtre, est enduite d’une couche très-mince de cette algue. |
Mais les roches de quoiqu’en général plus propices au développement des algues aériennes, ne sont pas seules ornées de ces productions. Dans la 13° centurie, n° 1291, on voit le Glæocapsa Magma Kütx., de la tribu des Palmellées, qui recouvre d'une teinte brune violette de grandes surfaces des grès et granjts des Vosges. L'Achnanthes minutissima Kütz., n° 1395, qui se trouve sur les touffes d'un Scytonema attaché aux cailloux granitiques au bord du lac de Longemer, constamment recouvert des eaux de ce lac, est une Bacillariée des plus curieuses, dont les frustules, réunies par leurs angles, forment des filaments assez longs. J'avais des doutes à l'égard de l'espèce du Scytonema auquel adhère l'Achnanthes ; je sais maintenant que ce n'est pas l’allochroum; mais le S. turicense Nœgdl. B rigi- .
— D2 — dum Kütz. Sp. Alg. p. 306, qui se ‘trouve sur tes rochers de la cascade du Rhin au-dessous de Schaffhouse.
L'étude des lichens a pris dans ces derniers temps une grande extension. Les botanistes ne se contentent plus des formes extérieures, si caractéristiques pour établir les genres et les espèces de cette grande famille : on a introduit, pour arriver à les mieux epnnaître enesre, l'usage du microscope, afin de scruter leur structure intime. On a trouvé de bons caractères. dans les spermogonies, des différences dans l’organisation des utricules et des spores, dont il est fait mention, dans la.{4°-centurie ‘des Stirpes cryp@game, pour l'établissernent ‘de plusieurs espèces de lichens. Nous suivons avec une extrême attention tous les travaux exécutés sur les plantes cryptogames. Nous sommes souvent obligés de. quitter la nomenclature adoptée dans les premiers volumes ; mais nous cherchons à remédier à cet inconvénient, par une rigoureuse syñonymie. co |
Notre intention est de poursuivre autant que nous le pourrons cette publication que nous croyons us et je . m'occupe à préparer une 15° centurie.
Feu Demangeon, à qui nous sommes redevables de la majeure partie des magnifiques échantillons d'algues renfermés dans les 13° et 44°-centurie, nous a légué, avant sa fin si malheureuse, toutes les récoltes de ces ‘végétaux qu'il avaii faites autour dé Remiremont, avec les soins les plus minutieux, et'ce don nous permettra d'en insérer encote, dans la 15° centurie, 36 à 40 formes.
Voici la. Jiste: des espèces contenues dans les deux centüries offertes à l'Académie de Stanislas:
… Tréizièmé Centurie : 1201. Aspidium Braunit Ci 1202. 4: rigidum Sw. 1203. À, alpinum Sw. 1204. Acatloh muticum Müll.. 1205. Tayloria ‘splachnoïdes Hook. 1206. Encalyptg longicolla Br. et Schimp. :1207. E. :obtusifolia, Funck.. 1908. Grimmia anodon Br.: et Schimp. 1209. Barbula rigida Schultz. 1210. B. imucronifolia Br. et Schimp. 1211. Dicranum Sauteri Br. et Schimp. 1212. Campylopus fragilis Br. et Schimp. 1213: C. torfaceus Br. et Sehimp. 1214. Fissidens grandifrans Brid. 1215. Orthotrichum cupulatum v. b. Br. et Schimp. 1916. Bryum bimum Schreb. 1217. B. capillare v. cochlearifolium Brid. 1218. B. turbinalum v. latifolium Br. et Schimp. 1219. Hypnum üllecebrum L. 1220. 4. catenulatum Brid. 1921. H, nilidulum Br. et Schimp. 1222. H, minutulum Hedw. 1225. H. Conferva Schw. 1224. H. pallescens ViH, 1225. A. flagellare Vil: 1226. A. crassinervium Wils. 1227. H. Vaucheri Lesq.. 1228. I. cupressi[orme v. ericetorum Schimp. 1229. Cylindrothecium Montagnei Schimp. 1230, Anomodon longifolius Hart. 1254. Leskea nervosa Myr. 1232. Rebouillia. hemisphærica Radd. 1255. Riccia Bischoffii Hübn. 1234. Parmelia. Mougeotii Schær: 1235. Cladonia fimbrinta Schoœr. 1236; C. weglecta. Flœrk. 1237. Calictum nigrum v. b. curhum Schoœr.. 1958. Coaiocybe furfuracea Schær. 1239: Collema minuliasinrum Flœrk: 1240: C. Demangeonii
— Ddik — Moug. et Mont. 1241. Stictis exigua Desm. 1282. S. hysterioides Desm. 1245. Hysterium cladophiluwm Lév. 4244. Chœnocarpus Simonini Desm. 1245. Sphæria carpophila Fries. 1246. S. suffusa Fries. 1247. S. Godini Desm. 1248. S. ditopa Fries. 1249. S. Xylostei Pers. 1250. S. mamillana Fries. 1251. S. amæna Nees. 1252. S. subradians Fries. 1253. S. bruneola Fries. 1254. S. Lebiseyi Desm. 1255. S. rousseliana Desm. 1256. Microthyrium microscopicum Desm. 1257. Melanconium ovatum Link. 1258. M. sphærospermum Link. 4959. Coniothecium Amentacearuwm Cord. 1260. Dinemasporium gramineum Lév. 1261. Phragmotrichum Chailletu Kunz. 1262. Pestalozzia funera v. b. heterospora Desm. 1265. Neottiospora Caricum Desm. 1264. Septorra Equiseti Desm. 1265. S. Ficarie Desm. 1266. Phyllosticta Laureolæ. Desm. 1267. Cheilaria Arbuti Desm. 1268. Hendersonia Lupuli Lév. 1269. H. Oleæe v. Phillyreæ- Desm. 1270. Diplodia atrata Desm. 1271. Phoma Lingam Desm. 1272. Cytispora Mougeotii Lév. 1273. Tremella exigua Desm. 1274. Geaster fimbriatus Fries. 1275. Rhizopogon luteolus Fries. 1276. Melampsora betulinum Desm. 1277. Chara aspera Willd. 1278. Nitella syncarpa Kütz. 1279. Merismopædia violacea Kütz. 1280. Scytonema cinereun Menegh. 1%81. Nostoc purpurascens Kütz. 1282. N. verrucosum Vauch. 1283. N. gymnosphæricum Kütz. 1984. Hapalosiphon Braunii Naeg. 1285. Cylindro-
spermum spirale Küw. 1286. C. Demangeonii Moug.
1287. Lyngbia discolor Al. Br. 4288. Oscillaria princeps Kütz. 1289. O. Fraælichit Kütz. 1290 Tetraspora gelatinosa Ag. 1291. Glæocapsa Magma Kütz. 1292. Protococcus miniatus Kütz. 1293. P. viridis Ag. 1294 P. vulgaris v. b. pleurococcus Kütz. 1295. Pediastrum boryanum Kütz. 1296. Didymoprium Grevillei Kütz. 1297. Closterium striatulum Ehrenb. 1298. C. Ehrenbergti Menegh. 1299. Cocconema lanceolatum Ehrenb. 1300. Melosira varians Ag.
Quatorzième Centurie : 1301. Equisetum elongatum Willd. 1302. £. trachyodon Al. Br. 1303. Aspidium Filixz mas v. degenerans Dœll. 1304. Phascum cuspidatum v. piliferum Br. et Schimp. 1305. Sphagnum squarrosulum Lesq. 1306. S. Mougeotii Schimp. 1307. Grimmia uncinata Kaulf. 1308. G. torquata Grev. 1309. Dicranum subulatum Hedw. 1310. D. palustre Brid. 1311. Barbula paludosa Schw. 1312. Orthotrichum tenellum Br. 1313. O. fastigiatum Br. 1314. Bryum capillare v. Fercheli Br. et Schimp. 1515. Rhynchostegium demissum Schimp. 1316. R. confertum Schimp. 1317. À. rotundifolium Schimp. 1318. Hypnum imponens Hedw. 1319. AH. revolvens Sw. 1320. H. fluitans v. falcatum Br. et Schimp. 1321. H. aduncum Hedw. 1322. H. pratense Koch. 13923. Jungermannia rubella Nees. 1324. Lophocolea hookeriana Nees. 1395. Arthonia lurida Ach. 1326. Lecidea ostreala Schœr. 1327. L. parasema, statu ecrustaceo Nyland. 1398. L. disciformis, idem Nyland. 1329. L.
melæna Nyland. 1330. L. (Biatora) vernalis v. anonala Nyland. 1331. Lecanora sophodes, stutu ecrustaceo Nyland. 1332. Collema ( Leptogium ) scotinum Ach. 1353. Caliciym disseminatum Fries. 1334. Sphæria latericia Fries. 1335. S. sinopica Fries. 1336. Diplodia pustulosa Lév. 1337. D. vulgaris Lëv. 1338. Dothidea insculpta. Waler, 1339. D. Potentillæ Fries. 1340. Cytispora carphosperma Fries. 1541. Phoma albicans Rob. 1342. P. subordinaria Desm. 1343. Sporonema strobilinum Desm. 1544. Erxosporium Lilacis Desm. 1549. Peziza smaragdina Lèv. 1346. Stictis berkeleyana Dur. et Lév. 1547. Podisoma fuscum Duby. 1348. Glæosporium Mougeotui Desm. 1549. Cronartium asclepiadeum Fries. 1350. Bispora monilioïdes Cord. 1351. ” Phycomyces nitens Kunz. 1352. Chara strigosa À. Br. 14353. C. hispida L. 1354.. Spiragyra adnata Kütz. 1555. Chantransia chalybæa Fries. 1356. C. pygmæa Kütz, 1557. Bulbochœte setigera-Ag. 1358. Oedogonium affine Kütz. 1359. Draparnaldia acwa Kütz. 1360. D. pulchella Kütz. 1361. Stigeoclonium tenue Kütz. 4302. Ulothrix tenuis Küw. 1363. U. pallidevirens Kütz. 1364. U. monilifornus Küw. 1365. U. œqualix Kütz. 1366. Euactis calcivora À. Br. 1367. Hydrocoleum calcilequm A. Br. 1568. Sirosiphan Bouteitlei de Bréb. 1569. Calothrix Brebisson Küt. 1370. C. radiosa Kütz. 1571. Scytonema natans, de: Bréb. 1572. Nostoc foliaceum Ag. 1573. N. Demangeoui de Bréb. 1374. Leplothrix foveolarwn Mont. 1375. Phormidium
pannosum Kütz. 1376. Oscillaria tenuis v. formosa Kütz. 1377. O. limosa v. uncinata Kütz. 1378. O. limosa v. allochroa Kütz. 1379. O. limosa v. chalybæa Kütz.-1380. Hydrurus penicillatus Kütz. 1381. Palmogloeæ Brebissoni Kütz. 1382. Glæocapsa Peniocystis Kütz. 1383. Hyalotheca mucosa Ehrenb. 1384. Cosmarium Meneghinii de Bréb. 1385. C. tetraophtalmum Kütz. 1386. Euastrum crassum Kütz. 1387. E. insigne Hass. 1388. Micrasterias oscitans Ralfs. 1589. Penium Digitus Ehrenb. 1390. P. Brebissoni Ralfs. 1391. Closterium didymotocum Cord. 1392. C. didymotocum v. baillyanum Ralfs. 1393. Leptomitus lacteus Kütz. 1394. Ceratoncis Arcus Kütz. 1395. Achnanthes munutissima Kütz. 1396. Fragilaria capucina Kütz. 1397. F. virescens Ralfs. 1598. Odontidium mesodon Kütz. 1599. Meridion circulare Ag. +400. Himantidium pectinale Kütz. |