‹ Mémoires de l'ambassadeur GerardChapitre 22 sur 51 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Les Américains & l'ouverture des HOsiiLr&s.

Naturellement, aux premières menaces de guerre, l'ambassade fut envahie parles Américains. Peu d'Américains avaient pris la précaution de se munir d'un passeport et le passeport devenait obligatoire. Toutes les personnes appartenant à l'ambassade, tous les volontaires que j'avais pu recruter — il y avait même parmi ces derniers un enfant de onze ans confié à notre garde — tous étaient occupés à répondre aux demandes des Américains, qui se tenaient par milliers sur la Wilhelm Platz, attendant leur tour pour pénétrer dans l'ambassade. La question d'argent se présenta aussitôt comme un problème à résoudre. Des voyageurs porteurs de lettres de crédit et de chèques importants n'arrivaient pas à se faire remettre un centime sur ces valeurs. L' American Express Company paya, je crois, tous les chèques qui la concernaient. Quand, accompagné de M. Wolf, président de l'Association Américaine de Commerce à Berlin, j'allai voir le directeur de la Banque Impériale et lui demandai de trouver un moyen quelconque pour obvier à la situation faite aux Américains de passage en Allemagne, il s'y refusa. Je lui suggérai alors de leur remettre du papier-monnaie — qu'on était en train d'imprimer — en échange de leurs lettres de crédit et de leurs chèques, lui faisant remarquer que ce papier-monnaie allait jouir en Amérique d'un crédit qui était susceptible d'offrir des avantagés plus tard. Il ne voulut rien entendre. Le directeur de la Dresdner Bank, Herbert Gutmann, fut le banquier qui aida à aplanir les difficulté!, ftutmann A'arraneoîi avec moi pou»1 que 1»

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