‹ Mémoires de l'ambassadeur GerardChapitre 23 sur 51 · LES AMÉRICAINS A L'OUVERTURE DES HOSTILITÉS · texte numérisé non relu

LES AMÉRICAINS A L'OUVERTURE DES HOSTILITÉS

Dresdner Bank, qui est considérée, vu son importance, comme la deuxième banque d'Allemagne, versât aux Américains le montant des chèques, des lettres de crédit, des traites et effets de commerce de l'American Express Company et des autres valeurs qu'ils pouvaient avoir sur eux — ne dépassant pas, bien entendu, un chiffre raisonnable. Il était convenu que ces chèques et lettres de crédit seraient revêtus*du sceau de l'ambassade attestant ainsi que les bénéficiaires appartenaient à la nationalité américaine. Le sceau du Consulat américain devait être employé pour les valeurs payables en dehors de Berlin. La situation fut ainsi éclaircie.

Je n'avais pour m'aider que M. Wolf — au reste, très pris par ses propres affaires — et ne disposais d'aucun comité américain semblable à ceux qui fonctionnaient déjà à Londres et à Paris. Cependant, à Munich, des Américains s'organisèrent entre eux et formèrent un comité, qui donna d'excellents résultats. M. et Mme Ralph Pulitzer se trouvaient à Berlin et se mirent à la disposition de l'ambassade. M. Pulitzer s'occupa de la délivrance des passeports et Mme Pulitzer se montra très active, apportant un concours des plus précieux. Elle forma avec Mme Ruddock, femme de notre troisième secrétaire, M"10 Gherardi, femme de notre attaché naval, et Mm0 Gérard, une sorte de comité de secours, dont le but était de venir en aide aux Américains qui se trouvaient privés de ressources et d'assistance. Avec le concours efficace de Lanier Winslow, j'établis, à l'intention des Américains, un service de trains spéciaux pour la Hollande. Des trains partirent, pour cette destination, de Suisse, de Munich et do Carlsbad, et traversèrent l'Allemagne. Des trains partirent également de Berlin.

En arrivant à l'ambassade, on pénétrait tout de suite dans la salle réservée à la vente des billets de chemin de fer. Les billets furent d'abord vendus par Mme Winslow, que le capitaine Fcnton remplaça ensuite. Ils étaient dis* tribut gratuitement aux Américain! dont la situation

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