‹ Mémoires de l'ambassadeur GerardChapitre 27 sur 51 · LES AMÉRICAINS · texte numérisé non relu

LES AMÉRICAINS

pendant an certain temps. L'ambassade a également appris que le service qui s'effectue de Vlissingen (Hollande) a lieu tous les jours à onze heures du matin. L'ambassadeur, cependant, ne saurait recommander aux Américains de chercher à atteindre la Hollande par ces trains réguliers du service ordinaire, ayanl appris que les trains étaient l'objet de retards en route, les passagers civils étant contraints de descendre et de céder leurs places aux militaires toutes les t'ois que la nécessité d'une pareille mesure se présente. Il est préférable d'attendre le départ des trains spéciaux organisés par les soins de l'ambassade.

« La Dresdner Bank et ses succursales en Allemagne paieront les lettres de crédit et les chèques émanant de banques américaines jouissant d'un certain crédit, et cela en faveur des seuls Américains et pour des sommes limitées. Sont compris dans cette catégorie les chèques des établissements suivants : Banker's Association, Banker's Trust Company, International Mercantile Marine Company, American Express Company. Tous les chèques et toutes les lettres de crédit doivent cependant porter Le timbre des Consulats américains,, et les Consuls sont invités à s'assurer, en timbrant ces valeurs, que les personnes qui les détiennent en ont la légitime propriété. La Banque de Commerce et d'Escompte fait la môme offre et la Deutsche Bank paiera les chèques et les lettres de crédit émis par ses correspondants.

« Les consuls américains pourront' également tirer sur la Dresdner Bank pour le paiement de leurs salaires, plus tard, et aussi pour leurs frais administratifs. Cependant, les Consuls devront me soumettre, au préalable, les relevés de leurs frais. Il est à désirer que ces relevés soient transmis à l'ambassade à la première occasion.

« L'Ambassadeur. »

Onremarquerà, dans cette circulaire, que tous lcsAméri sains étaient tenus de faire timbrer leurs passeports

a l'ouverture dès hostilités L"27

par le Ministre des Affaires Etrangères. Il arriva que le passeport d'un Américain ne fat pas retourné, bien que celui-ci l'eût laisse' au Ministère. Le Ministère prétendit qu'il l'avait remis à quelqu'un qui s'était présenté au nom de l'ambassade. Nous ne fumes pas surpris d'apprendre, dans la suite, que ce passeport se trouvait entre les mains de Lody, l'espion allemand, qui se livra à des aveux et fut exécuté dans la Tour de Londres. Quelque temps après, le gouvernement américain me télégraphia pour m'autorisera faire des avances d'argent aux Américains sans ressourcés. Les dames installées dans la salle de bal s'occupèrent également de ce soin, aidées de leurs secrétaires, accordant des avances aux personnes nécessiteuses, complétant à d'autres le prix de leur passage d'entrepont de Hollande aux Etats-Unis. Nous vînmes à établir graduellement un système de banque. Des Etats- Unis, les Américains faisaient des remises d'argent aux parants ou aux amis qu'ils avaient en Allemagne, en versant les fonds au département de l'Etat. Le département de l'Etat me télégraphiait de remettre les sommes aux personnes désignées, ce que je faisais en tirant des traites sur le département de l'Etat. Les personnes, au profit desquelles ces traites étaient tirées, cédaient ces valeurs, à un taux déterminé, à la Deutsche Bank à Berlin. Cette façon de procéder se poursuivit sur une grande échelle et après que les Américains pressés de partir eussent quitté Berlin, ceux qui restèrent furent maintenus en fonds par leurs parents et leurs amis dans les mêmes conditions. Le 23 août, Breckenridge, le secrétaire adjoint au département de la guerre, qui était parti d'Amérique sur1 lé navire de guerre Tennessee, avec de l'or et accompagne d'un certain nombre d'officiers de l'armée, arriva à Berlin et prit la direction du service de secours que nous avions établi en vue du rapatriement des Américains. Il loua, à cet effet, un appartement dans un hôtel voisin de Tamba'ssade, le « Kaiserhof ». La commission était composée des majors .1. A. Ryan et J. H. Ford, de M. G. W. Martin

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