LES AMÉRICAINS A L'OUVERTURE DES HOSTILITÉS
et des capitaines Miller et Fenton. Le Comité de Secours et le bureau installé pour les avances de fonds continuaient à fonctionner dans la salle de bal de l'ambassade. Un bulletin paraissait sous les auspices de l'Association Américaine du Commerce. Un avis fut inséré dans ce bulletin, invitant les Américains qui avaient les moyens de quitter l'Allemagne à ne pas hésiter à profiter de tout train spécial qui se mettait en route. On leur donnait le conseil de se rendre directement à Londres, d'où ils pouvaient se faire transporter aux Etats-Unis. On invitait tous les Américains sans ressources à s'adresser au Comité de Secours, lequel était autorisé à subvenir aux besoins des Américains en détresse et à leur procurer les moyens de retourner dans leur pays. .
Il fallut s'occuper des nombreux bagages que les Américains laissaient derrière eux en Allemagne. Beaucoup d'Américains insistaient pour rester. Il y avait bien parmi ces récalcitrants quelques commerçants, mais on remarquait surtout des chanteurs, des pianistes et des étudiants. Les retardataires nous causèrent beaucoup d'ennuis. Ainsi, une Américaine, qui était accompagnée de sa fille, ayant refusé de partir au moment où elle était invitée à le faire, se mit, en restant, à s'endetter et finit par devoir plus de dix mille marks. Comme l'emprisonnement pour dettes est en vigueur en Allemagne, la mère et la fille se trouvèrent dans l'impossibilité de partir quand elles voulurent se mettre en route. Nous dûmes faire circuler une liste de I souscription à l'ambassade, afin de recueillir une somme 1 qui permît de solder leurs dettes les plus pressantes. Elles ] finirent par quitter l'Allemagne, non sans avoir ajouté aux jj préjugés entretenus à l'égard des Américains.