I . D'après Nunez de Castro, le voyage d'Aranjuez calculé
DE LA Cour d'Espagne. 2^7
la difficulté sur le titre de duc de Bourgogne, en convenant que le roi d'Espagne ne le prendroit point dans les actes qu'il exerceroit par écrit avec la France'. Les pouvoirs des commissaires pour les limites en Flandre furent réformés sur ce pied, mais comme, dans la suite, ceu.x de France tardèrent à se rendre à Courtray pour travailler à cette dépendance du traité de paix de Nimègue, les Espagnols en prirent ombrage et firent des plaintes à l'ambassadeur de France à Madrid. Ils se plaignirent encore d'une prétendue descente du comte d'Estrée dans les Indes, marquant, dans les mémoires qu'ils en donnèrent, qu'il s'étoit emparé du port de Gouyra% mais ce fait se trouva supposé, et l'on sut peu après que le vice-amiral avoit paru sur les côtes de l'Amérique espagnole avec toute la régularité qu'on doit observer dans la paix.
Les Espagnols, qui n'y sont pas si exacts, commencèrent en Flandre à redresser les fortifications de Bouvijiés, qui par le traité de Nifliègue devoîèîrr demeurer rasées. Le Roi en fit faire des plaintes au prince de Parme,
à un mois coûtait 170,000 ducats; celui du Pardo (vingt-six jours), 150,000; celui de l'Escurial (vingt jours), 120,000. {Solo Madrid es corte, édit. de 1675, p. 217.)
1 . « Le président Simon, l'un des commissaires du roy d'Espagne aux conférences de Courtray pour le règlement des limites, a rapporté au duc de Villa-Hermosa que les commissaires du Roy Très Chrétien étaient satisfaits du nouveau plein pouvoir que Sa Majesté Catholique a envoyé sans y prendre le titre de duc de Bourgogne. » (Gazette; nouvelles de Bruxelles du 14 octobre 1680.)