‹ Mémoires de la cour d'Espagne de 1679 a 1681;Chapitre 8 sur 77 · Archives des Affaires étrangères. Savoie, t. 6j, f · texte numérisé non relu

Archives des Affaires étrangères. Savoie, t. 6j, f

xxxvj Introduction.

ponne : le ministre, dont cette discussion dérangeait les combinaisons, fit comme beaucoup de ministres en pareil cas, il essaya de rejeter sur son agent la responsabilité qui lui pesait. Reconnaissant qu'il ne pouvait rien exiger en dehors des circonstances officielles, il ajouta : « C'est seulement pour vous et « pour Mme la marquise de Villars que je « suis fâché de la voir réduite à une cérémo- « nie continuelle qui lui ôtera la liberté et la « familiarité qui pouvaient lui rendre la cour « de Madame Royale plus agréable. Elle aurait « pu, ce semble, sans déroger à la dignité du « caractère, tantôt être assise, tantôt ne l'être « pas et mêler la cérémonie à la privante. « Mais peut-être Madame Royale cherche- « ra-t-elle le moyen de ne se pas priver d'une « aussi bonne compagnie que la sienne'. »

Villars comprit qu'il ne fallait plus demander d'instructions : « Je crois que le Roi vou- « dra bien s'en fier à moi à l'avenir », écrit-il le 1 1 février 1877. Et, à partir de ce moment, il prit sur lui de résoudre au jour le jour les difficultés qui surgiraient. Mme de Villars fit de même ; rencontrant la régente « en lieu « qui n'était pas de cérémonie, une fois elle « s'assit à terre avec des dames, en l'autre elle « se tint debout «. Les victoires de Louis XIV aidant, un certain apaisement se fit. Madame Royale admit l'ambassadrice à une conversation particulière de trois heures, et lui donna son portrait : il est vrai qu'il était « de mé-

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