I. Pomponne à Villars, 15 janvier
Introduction. xxxvij
diocre valeur ' » . Le Roi profita de ce rapprochement pour donner à Mme de Villars une véritable mission diplomatique. Il la chargea d'insinuer à la régente, sans le compromettre, de demander pour Victor-Amédée la main de sa nièce, Mlle de Valois. La spirituelle marquise s'acquitta avec tout le tact convenable de cette délicate mission : elle n'obtint pas de réponse positive : la régente se retrancha derrière l'âge de son fils, refusant de le lier avant sa majorité, faisant observer, non sans fierté, « que ce n'était pas chose nouvelle « dans la maison de Savoie que de prendre des « alliances avec les maisons royales- ». Néanmoins'l'idée était bien lancée; elle fit son chemin. On sait que le mariage eut lieu en
Malgré ces témoignages apparents de confiance, la situation restait tendue et difficile : Villars comprit que la présence de sa femme était un obstacle à la cordialité des rapports, et nuisait par là même aux intérêts politiques dont il était chargé. Il communiqua ses scrupules à Pomponne, se déclarant prêt à faire les sacrifices nécessaires au service du Roi, ne dissimulant pourtant pas ce qu'aurait de pénible et d'onéreux pour lui le départ de sa femme et de ses enfants, l'obligation d'entretenir la dépense de deux ménages séparés. Cette ouverture fut mieux accueillie à Versailles qu'il ne l'aurait désiré. Le Roi commençait à se fatiguer de la querelle qu'il avait