‹ Mémoires de la Société historique de Montréal [microforme]Chapitre 9 sur 22 · HAT · texte numérisé non relu

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à aucune découverte: M. Brigeart (1) même qui avoit le 4 commandement en cas d'attaque y arriva le dernier, par- Ho ce que il avoit reçu son ordre un peu tard et qu’il n’avoit di: pu joindre ce monde parcequ'il alloit trop vite; pendant AS que quelques-uns se promenoient pour se dégourdir du pa bateau comme nous avons déjà dit,les autres plus diligens RU À

; di se mirent à ramasser de la pierre et un autre qui ne fut Î { pas le moins surpris alla vaquer à ses necessités, se met- Le (È ji FR tant sur le bord de l'embuscade des ennemis auxquels il Es : | a tourna le derrière, un Iroquois indigné de cette insulte ei If {l ce sans dire mot le piqua d’un coup de son épée emman- il ré chée, cet homme qui n’avoit jamais éprouvé de seringue 134 k le si vive ni si pointue fit un bond à ce coup en courant à c F il re la voile vers nos françois qui incontinant virent l'ennemi Re 14 te et l’entendirent faire une grosse huée, ce qui effraya telle- CHE È l 8 ment nos gens dont une partie n’étoit pas encore débar- ; | 4 Lu quée, que tous généralement ne songèrent qu’à s'enfuir, AU | | 1e hormis le "Sieur Brigeart, lequel se jetta à terre et se Naf ; À | x mit à crier et à appeler les François, lesquels véritable- | { as ment s’oublièrent de leur ordinaire bravoure et ne le se- 1] ÿ re condèrent pas, que si ils l’eussent fait les Iroquois ape an étoient défaits ;—Le Sieur Brigeart quoique seul les em- Dior 1) ur pêcha tous pendant quelque temps d'avancer, ce qui fa- nie A lu 26 vorisa la fuite des notres qui sans cela eussent tous été 7 Ar en pris, les ennemis prirent la résolution d'aller sur lui et AE 1 nt alors il choisit le Capitaine qu’il jeta roide mort d’un Sara Pr- coup de fusil, ce quieffraya tellement tous les autres que ER na cela les mit en balance s'ils devoient essuyer encore un Us es coup de pistolet qu'il avoit à tirer, mais enfin voyant que Are m- Brigeart étoit seul et qu’il n’étoit point soutenu ils firent hi er une décharge sur lui dans laquelle lui ayant rompu le Ë vis (1) Le mème que M. de Belmont nommé Brysat, et que le Reg. de la Pa- RER À Que roisse appelle et qualifie ainsi: “ Le Grenadier Claude de Brigard, soldat et Se pa à

Secrétaire de M. le Gouverneur, âgé de 30 ans, de Ligni-en-Barois.” (J, V.) (il 1 11:

bras droit et fait tomber son pistolet, ils se jettèrent sur lui |

et se mirent ensuite à faire de furieuses décharges sur un | grand bateau plat lequel tachoit de se mettre au large, par j leurs coups de fusils ils tuèrent et estropièrent plusieurs | personnes, entr'autres deux braves enfans de famille nom-

més Messieurs Moyen (1) et DuChesne, le dernier de ces deux exhortant son camarade à la mort sans songer être blessé lui-même tomba tout roide mort dans le bateau (2): C’est une chose étonnante que la peur, car il y avoit là de braves gens mais quand l’appréhension s’est une fois saisie du cœur humain il s’oublie de soi-même, au reste si le brave M. Brigeart eut pu arriver assez tôt pour faire faire la découverte et mettre ce monde à terre dans l'ordre qu'il falloit observer, ce malheur n'eut pas arrivé, mais c'étoit une permission de Dieu et non pas de sa faute : Revenons à M. Vignal afin de voir ce qui en arriva ; ce bon prêtre voyant tout le monde en ce désordre voulut se mettre dans le canot d’un de nos meilleurs babitans nommé M. René Cuillorier (3) dont malheureusement il trempa le fusil dans l’eau y voulant monter ce qui ayant réduit cette personne sans défense, les Iroquois tirèrent sans crainte sur eux avant qu'ils eussent le loisir de prendre le large, ce qui leur réussit si malheureusement pour nous que M. Vignal fut percé d'outre en outre.et ensuite pris avec Cuillorier ; ce pauvre homme ainsi percé fut jetté comme un sac de blé dans un canot et son compagnon d’infortune fut mis dedans un autre; M. Vignal se levant de temps en temps du milieu de son canot avec beaucoup de peine et de douleurs disoit aux autres prisonniers qui étoient proche

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