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Aux Capitaines de Wilice de la Côte du Nord, pour faire et entretenir un Chemin d'hivert de 12 ou 15 pieds,
DE PAR SON EXCELLENCE, &e., &ce.
Pour remédier à l’incommodité des Chemins de terre, pendant l'hivert, et prévenir Le retard que Cela occasionne aux Couriers et voiageurs pendant cette saison. Il est enjoint aux habitans dos différentes paroisses de ce Gouvernement sur la Côte du Nord, de tracer avec leurs traines et Cariolles, dès que la neige Couvrira la terre, un chemin de 12 ou 15 pieds de large, à peine de 20 piastres d'amende contre les paroisses qui négligeront de faire et entretenir un tel chemin. Et pour rendre L'’entretien du dit Chemin plus facile, Voulons et ordonnons que toutes voitures faisant route de Québec à Montréal, ou partie de la dite route, soient tenues de marcher sur ia droite du dit chemin, c.-à.-d., vers les terreset que celles qui descendront de Montréal à Québec soient tenues de marcher sur la Gauche, c.-à.-d. vers la grève, à peine d’une piastre d'amende Contre les habitans ou Maitres de poste qui meneront les dites voitures, dont moitié sera dohnée à la personne qui aura pris les Contrevenans sur le fait, et l'autre moitié aux pauvres de la paroisse où la voiture aura été arrettée.
ORDONNONS aux Capitaines de milices de la Côte du Nord de tenir la main à l'exécution du présent ordre, et, pour que personne n’en ignore, Voulons qu'il soit lü, publié et affiché au plutôt. Enjoignons aux Maitres de postes de Ste. Anne et du Chenail du Nord de faire part du présent ordre aux Maitres de poste des Grondines et de Berthier, afin qu'ils n’en ignorent et aient à s’y conformer.
ORDONNONS pareillement que les Chemins soient balisés à l'ordinaire, sitot que les neiges Le permettront.
Donné aux trois Rivières, ce 14e. novembre 1761.
(Signé) R. BURTON.
Par Son Excellence, (Signé) J. BRUYÈRE.
N. B. Il faut que les balises soient au moins de 6 à 7
pieds au dessus de la neige,
SIGNALEMENT de deux domestiques déserteurs.
NIGNALEMENT de deux domestiques désertés de chez Mr. le Major Christie, à Montréal, la nuit du 24 au 25 du présent, ayant emporté avec eux quelques meubles de sa Maison.
Le nommé Thomas Leoyd, anglois de naissance, jeune homme d'environ 17 ans, de 5 pieds 4 poucé& de haut, assés bien fait, Les jambes menües, les Cheveux et Sourcils blonds, Le visage pâle et long, et il parle un assés mauvois françois. Il avoit, lorsqu'il s'échapa, un habit de livrée de drap bleu doublé de serge rouge et paremens de panne rouge et boutons blancs, plats, une veste d'écarlatte et une Culotte de peau passée, avec un bonnet de velours noir.
Et Le nommé Jean Mora, Canadien de Québec, d’environ 18 ans, de 5 pieds 7 pouces de haut, bien fait, le visage blanc unis, le nez haut et retroussé, les Cheveux et sourcils blonds ; il avoit, lorsqu'il s’échappa, un capot brun, une veste bleue doublée de blanc, une Culotte verte, un Chapeau à bord haut et une radingotte de drap gris.
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IL EST ENJOINT, &c.—Dix piastre de récompenses pour ceux qui arretteront les dits déserteurs, ou cinq piastres pour un des deux.
Aux trois Rivière, le 29e Nov. 1761.
(Signé) R. BURTON.
Et par Son Excellence, (Signé) J. BRUYÈRE.
PLACCART qui deffend de couper du bois sur la Seigneurie de St. Maurice.
RaLzpH BURTON, &e. &e., &.
Sur le raport qui nous a été fait, que plüsieurs Bourgeois et habitans de Cette ville alloient, sans aucune permission de notre part, couper et enlever des bois de Chauffage et autre sur les terres dépendantes de la Seieneurie et Fief St. Maurice : pour arretter cet abus, Nous deffendons très expressement à toutes personnes quelconques de couper à l'avenir et d'enlever les bois de la dite Seigneurie, sans une permission écrite de notre main, Sous peine contre les Contrevenans d’une piastre d'amende pour Chaque Charrette ou traine, et de punition arbitraire en cas de récidive. Voulons que le présent soit lù et publié en la manière accoutumée, afin que personne n’en ignore.
Donné aux trois Rivières, ce 7 Déc. 1761.
(Signé) R. BURTON.
Par Son Excellence,
(Signé) J. BRUYÈRE,
Aux Capitaines des milices depuis le Cap jusqu'à Sle. Anne, au Sujet des chemins de neige.
Monsieur,—Son Excellence ayant appris que vous ne vous Etiés point Conformé à son placcart au Sujet des Chemins de neige, faute de l’avoir bien compris, elle m'a ordonné de vous l'expliquer.
C'est un Chemin de 15 pieds de large dans lequel les voitures puissent tenir la droite en montant et la Ctauche en descendant, et hon pas deux Chemins séparés et encore moins des balises au milieu : vous le ferés entendre aux habitans de votre paroisse, afin qu'ils ayent à s'y conformer, et vous leur ordonnerés d’applatir le banc de neige qui sépare à présent les deux Chemins et d'en oter par conséquent les Balises, pour n’en faire qu’un seul chemin.
J'ay l'honneur, &c.
Ce 23e Décembre 1761.
(Signé) J. BRUYÈRE.
P. S.—Ne négligés pas Surtout de faire baliser en règle, sous peine de l'amende portée par le placcart. * 29 DÉCEMBRE.
Aux Capitaines des milices d'Yamasca, Baye St. Antoine, Nicolet et Bécancour, pour le bois des Cazernes.
Monsieur.—En conséquence de l’ordre de $. E. du 22 Tbre dernier, il vous étoit ordonné de faire fournir par les habitans de votre paroisse. .cardes de bois de Chauffage par mois, pendant 6 mois, pour l'entretien des cazernes en cette ville, et Comme vous en avez fournis...
pour votre taxe des 8 premiers mois, il vous est enjoint d'envoyer incessamment, et au plutôt cordes pour 8 autres mois. Ce transport vous est fort facile maintenant que les chemins sont fraïés, ainsi proffités-en, J'ay l'honneur d’être, Monsieur, &c, (Signé) J. BRUYÈRE.
Nota—Demandé à Bécancour 2 cordes par mois d'augmentation et autant à Bécancour (1).
Yamaska, St. François, Nicolette, Bécancour, Ste. Pierre, St. Anne, Champlain, Trois Rivières, Machiche, Maskinongé. S SIGNALEMENT du nommé Thomas Hunter, Soldat dé-
serteur du 4de Régt. de la Compaguie de Mr. Le Capi-
taine Hervey.
C’est un homme d'environ 84 ans, de 5 pieds, 6 pouces de haut, le visage Long, le tein olivâtre, les yeux et les Cheveux d’un Brun foncé. Il est né en Ecosse, et il est tisserant de son métier. Il avoit lorsqu'il est parti, son habit d'ordonnance, un capot de Couverte etune Bayonnette attaché à une Ceinture de Cuir. Il servoit, l'année dernière dans Le Régt. des Ecossais de la garnison de Montréal, d’où il a été échangé et placé dans le 44e, Régt.
Il est enjoint, &c. Quatre piastres de récompense pour ceux qui arretteront Le dit Déserteur, &c.
Par ordre de Son Excellence,
(1) Ainsi, à la copie du MS, que je transcris, J, V.
À tous les Capitaines de milices au sujet des Courriers de Côtes.
Monsieur,— Vous devriers avoir Compris par les placarts publiés, qui ont été réitérés, que S. Ex. ne veut point Souffrir le Commerce qui se fait par le moyen des Coureurs de Côtes; Cependant, on lui a fait rapport que, Maigré son intention et ses deffenses, il s'en rependoit de tems en tems qui, avec des permissions du Gouvernement de Québec, trafiquoient pendant une quinzaine dans une paroisse et de là S’en alloient dans une autre. Il vous est de rechef ordonné d'arrêter ce commerce-là, et de faire Executer les placarts de Son Excellence. Pour y parvenir, Lorsque vous apprendrés L'arrivée de quelques[uns]de ces Coureurs de Côtes dans votre paroisse, vous les ferés sommer de se rendre pardevant vous et vous leur ferés produire leurs permissions et passeports, et lorsque vous n’en verrés point de Signés par S. Ex. ou par moi par son ordre Vous signifirés à ces genslà les ordres que vous avés et leur ordonnerés de quitter votre paroisse dans l’espace de 24 heures, leur deffendant néantmoins de trafiquer pendt. le dit tems ; Le tout sous peine de Saisie de Leurs effets. Si, après ces ordres de votre part, ils s’obstinoient à rester audelà du tems Limité, Il vous est Enjoint de faire saisir leurs effets et de les mettre en sureté, en Quelque partie de votre maison ou ailleurs, où vous jugerés nécessaire, sous Clef et d'envoyer aussitot faire votre rapport iei de ce que vous aurés fait, accompagné de L'homme dont vous aurés Saisi les effets et d’une note de leur quantité et nature.
Vous ferés attention que, il estici donné des per-
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missions pour aller dans les paroisses, elles seront données en françois, et que si les dits Coureurs de Côtes vous produisent une permission en anglois de Mr. Murray ou de son Secrétaire, et que la dite permission soit appostillée de moi pareillement en anglois, cette appostille contient une deffense de trafiquer et non pas une permission.
| J’ay l'honneur d’être, Monsieur, &e.
Ce 30 Janvier 1762.
(Signé) J. BRUYÈRE.
Si vous vous trouvés dans le cas d’avoir besoin de secours pour Executer les ordres cy-dessus, vous pouvés vous adresser au Commandant des troupes Le plus voisin, qui vous donnera toute assistance nécessaire.
ANNONCE du Mariage et Couronnement de leurs Majestés. De par Son Excellence, &c., &c., &c.
Nous AVONS reçu des Lettres de Mr. le ministre et Secrétaire d'Etat de Sa Majesté. Nous faisant part du mariage de Sa dite Majesté GroRGE Trois Roy de la Grande-Bretagne avec très haute et très puissante Princesse CHARLOTTE DE MEKLEMBOURG NSTRELITZ lequel a été heureusement célébré à Londres, Le 8 7hre. 1761. Les dites lettres nous donnent pareillement avis du Sacre et Couronnement de Leurs Majestés, dans la Cathédrale de Wesminster, le 22e du dit mois. En conséquence des dites Lettres Nous jugeons a propos de faire part et Congratuler tous les bons et Loyaux Sujets de Sa Ma
jesté dans l'étendue de ce Gouvernement de cet heureux et glorieux avenement, qui ne peut manquer de les remplir de plaisir et de satisfaction,
Donné aux trois-Rivières ce 4e février 1762.
(Signé) R. BURTON.
Par Son Excellence, (Sigué) J. BRUYÈRE.
6 Mars.
PuBuif,—que Le Nommé Martin, françois de naissance, s'étoit noyé le 26e février dernier, à six heures du matin ; que Le scellé a été apposé Le même jour sur les effets du dit Martin, par ordre de Monsr. Le Député Juge-Avocat pour le Roy, et que le dit scellé sera levé dans dix jours. Enjoint a tous les Creanciers du dit Martin d'envoyer leurs noms chez le Sr. Dielle, Notre. et le montant de ce qu’il leur est dû Par le dit Martin.