‹ Mémoires de la Société historique de Montréal [microforme]Chapitre 30 sur 55 · LE · texte numérisé non relu

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glisser dans la presente administration de la Justice, Nous voulons que les Registres des Causes qui paroitront, et seront décidées dans les différentes chambres susnommées soient envoyés tous les trois mois a commencer de la datte du present Reglement, a Notre Secretariat, pour y être par Nous examinés et aprouvés ainsi que de raison.

MANDONS ET ORDONNONS a tous les Capits. et officiers de milices des Côtes de ce Gouvernement de tenir la main à l’execution du present Reglement qui sera lü, publié, et affiché en la manière accoutumée.

Donné aux trois Rivieres, ce 5e Juin 1762.

(Signé) FRED. HALDIMAND.

Et plus bas,— Par Monsieur le Gouverneur,

(Signé) J. BRUYÈRE.

ORDRE «a lous les Caps. de faire arretter le nommé Guillot dit La Rose.

Monsieur,—Il vous est enjoint de faire arretter Le nommé Guillot dit La Rose, établi dernierement aux trois Rivieres s'il se trouve dans l'étendue de votre parroisse, et de le faire conduire en sûreté aux troisRivieres. Il est deflendu a toute personne quelconque de Iui donner azile, ou de favoriser sa fuite sous peine d'amende et punition corporelle, instruisés vos parroissiens du present ordre.

J'ai honneur d’être Mr. &c., (Signé) J. BRUYÈRE.

Ce Se. Juin 1762.

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PLACART qui deffend a loutes personnes d'achetter de soldat, ou autres, aucun outil appartenant à Sa Majesté.

DE PAR NoUS FREDERICK HALDIMAND ÆEcuyer Colonel d'Infanterie, Gouverneur actuel de la ville et Gouvernement des Trois Rivieres. | ON FAIT A SÇAVOIR a tous Bourgeois et habitans de

cette Ville et Gouvernement, qu’il leur est deffendu,sous

peine de vingt piastres d'amende, d’achetter a l’aveni, soit a prix d'argent, ou autrement, de soldats, ou autres personnes aucune pelle, pioches, ou autres outils appartenans a Sa Majesté ; et s’il se trouvoit quelque personnes qui en eussent actuellement en leur possession

1 leur estexpressement Enjoint de ies envoyer chez Mr.

le Capre. des milices de cette ville dans La huitaine

apres la publication du present, sous peine de L’amende cy dessus denoncée, contre toutes personnes chez qui

il pourroit se trouver aucun des dits outils, dans les vi-

sites et recherches qu’il pourra nous plaire ordonner d’é-

tre faites de tems a autres, après l'expiration de la dite

huitaine. Et pour que personne n'en ignore Voulons que Le present placart soit I, publié, et affiché en la manière accoutumée.

Donné aux trois Rivières ce 4e Juillet 1762.

(Signé) FRED. HALDIMAND Et plus bas,— Par Monsieur le Gouverneur, (Signé) J. BRUYERE.

PLACART publié dans La Ville au sujet des incendies. DE par Nous FREDERICK HALDIMAND, &c., &c. &c

L'INCENDIE MALHEUREUX qui vient de consummer une partie de la Basse Ville s'est passé sous vos yeux. les Craintes qui agitoient chacun des habitans de cette ville pendant son ravage, ont sans doute fait place a la Compassion pour ceux qui en ont été les victimes, et ont fait naitre dans le Cœur de tous un desir Sincere de les soulager chacun suivant ses facultés, trop heureux d'y être échapé soi-même, et de pouvoir en temoigner en partie sa reconnoissance a la providence qui vous a preservé—par des œuvres de Charité. Nous pensons que vous mattendés qu'a etre instruits de l'endroit où vous pouvés deposer les preuves de votre humanité et de votre compassion pour les y porter avec empressement. NOUS VOUS FAISONS donc sçavoir avec plaisir que Messieurs Perrault grand-vicaire, Tonnancour et Cres. sé le pere se chargent de recevoir vos Charités et de voir qu’elles soient employées Suivant vos Intentions.

Donné aux trois Rivieres, ce 8e Juillet 1762.

(Signé) FRED. HALDIMAND Et plus bas,— Par Monsieur le Gouverneur,

(Signé) J. BRUYERE.

8 JUILLET PLACART publié dans les Campagnes au Sujet des Incendies. DE PAR NOUS FREDERICK HALDIMAND, &c., &c., &c.

LE FEU vient encore de passer par la ville des trois Rivières le 4e du present mois, toute la vigilence et L'activité que l’on a employée pour arretter le rogrès de ce terrible fléau, n’ont pu empecher que les flammes n'aient devorées cinq maisons entierres, tous les hangards et fournis qui en dependoïient, ainsi que les meu. bles, Marchandises, et effets qui y étoient renfermées. Ces Maisons sont positivement celles qui par leur proximité de la grève servoient de retraite aux habitans des campagnes lorsque leurs affaires les attiroient en ville. Les propriétaires et Locataires sont reduits a la dpernière misere.

Nous sommes trop persuadés des sentimens d’humaunité, de Religion, et de compassion qui doivent remplir le Cœur des habitans de ce Gouvernement envers leurs frères et Compatriotes pour Croire qu'il faille les exiter par des representations étudiées : Nous pensons qu'il Suflit de leur annoncer que cet accident est arrivé, que plusieurs personnes en souffrent, qu’elles ont besoin d'un secours prompt et réel, et que nous avons donné nos Instructions a tous les Capnes. de Milices de s’infor. mer chacun dans leur endroit des secours que leur par roisse se propose d'envoyer aux Incendiés, soit en planches, Madriers, Bois de Charpente, argent ou autrement dont ils Nous enverront la liste au plutôt.

Et pour que personne n’en ignore Voulons et Ordonnons que le present soit 1ù, et publié en la maniere accoutumée.

Donné aux trois Rivieres ce 8e Juillet 1762.

(Signé) FRED. HALDIMAND.

Et plus bas,— Par Monsieur le Gouverneur, (Signé) J. BRUYERE.

LETTRE pour accompagner le placart cy dessus.

Monsieur,— Vous ferés incessamment publier le placart ey inclus, et aussitôt après vous vous ‘informerés par vous même, par vos oiliciers, et par vos sergents des secours que les differens habitans de votre parroisse se trouvent disposés a fournir ; et en quelle nature ; vous en ferés un petit état que vous m'enverrés dans la huitaine après la publication. C’est a dire que vous garderés pardevers vous la note de ce que chacun vous promettra, et que vous m'écrirés seulement, :

“ Monsieur.—Je trouve que les habitans de......promettent de fournir pour Le secours des Insendiés,.….... planches..…...Madriers..……. pièces de Charpente, et en outre d'argent, ’et sur e2t avis vous recevrés ordre de le faire ramasser et de l'envoyer a telle personne qui sera preposé a la recette.

J'ai l'honneur d’être, Monsieur Votre &ce

(Signé) , dJ. BRUYERE.

PLACART pour suspendre l'administration de la Justice jusqu'au quinze Seplembre prochain, et qui permet que le gros Ecu de France aie cours pour 6 lv. 12 5.

DE par Nous FREDERICK HALDIMAND Æeuyer, d'e., dc. de.

LA RECOLTE DES GRAINS, la Coupe des foins, et les autres travaux indispensablemt necessaires à ia Campagne pendant cette saison doivent fixer et occuper tous les habitans de ce Gouvernement sur leurs terres. Pour

prevenir le derangement que la malice, ou l'humeur litigieuse de Certaines gens pourroit occasionner, Nous Ju- GEONS à propos de suspendre l'administration de la Justice confiée aux Chambres établies dans les diflerens districts de notre Gouvernement par notre placart du cinq Juin dernier, et Nous vouLons que les dites Chambres soient fermées et leurs Neances suspendües jusqu'au quinze du mois de Neptembre prochain auquel jour elles reprendront l'exercice de leurs fonctions en la manière accoutumée comme cy devant, ET NOUS FAISONS pareillement sçavoir a tous Îles habitans de ce Gouvernement Marchands et autres que pour faciliter le Commerce, et mettre la monoie Courrante sur le même pied que dansles Gouvernemens de Montréal et de Québec, NOUS PERMETTONS, à conter de ce jour, que le gros Ecu de France a Couronne qui s’est jusqu’à present donné pour une piastres, passe et aie cours dans toute l'étendüe de ce Gouvernement pour la somme de six livres douze sols de France, ou cinq Nchellings et six sols argent d'ITalifax, ainsi qu'il est reçu dans les Crouvernement de Montréal et de Québec.

Donné aux trois Rivières le 7e. Aoust 1762.

(Signé) FRED. HALDIMAND.

Et,— Par Monsieur le Gouterneur, (Signé) J. BRUYERE.

Aux Caps. de Milice pour de la paille pour les casernes.

Monsieur,—Il vous est enjoint de faire garder par les differens habitans de votre parroisse le nombre de...

Bottes de paille pour l’usage des Cazernes de la ville afin qu'elles soient prètes a être apportées en ville, lorsqu'on vous les demendera, et que le Besoin le requerera. J'ai l'honneur d'être, Monsieur Votre &c., (Signé) J, BRUYERE.

Ce 27e Aoust 1762.

Paille demendée dans chaque Parroisse Par la lettre cy dessus.

3 Rivières et Banlieue... sons ossssosss 800 Bottes Poe Das tons, O0 MAO serein saines 600

Baye Nt. antoine... tas en durer: D DO = 5 La LCA OP secs” 800 DOS Aider tons aurai une 200 26 OA unes mircmsnieete siscuer DUO 1 Cap Magdeleine.......……. nées O0

ottes de paille 2100

23 NEPTEMBRE.

ORDRE a tous les Caps. de milice pour faire racommoder les ponts et les chemins.

Monsieur, —Il vous est enjoint aussitôt la presente reeue de faire racommoder les ponts et les Chemins qui sont dans votre District, C'est une Chose absolument nécessaire pour la commodité du Public et l'utilité des Couriers et voyageurs.

Jay l'honneur, d’être &c.

(Signé) J. BRUYERE.

Ce 23e Sepbre. 1762.

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PLACCART pour faire faire le chemin de Roy de 30 pieds de

large avec des fossés aux côtés du dit chemin.

DE Par Nous FREDERICK HALDIMAND Ecuyer &c., &c., &c. .

Sur les representations qui Nous ont été faites, que le grand Chemin de Poste traversant le Gouvernement des trois Rivières, pour aller de Montréal a Québec, étoit trop étroit en plusieurs endroits du Gouvernement, ce qui Cause le retardement des Couriers et voyageurs, lorsque plusieurs voitures se rencontrent, et donne lieu a des Marres d'Eau et a des Bourbiers qui gatent entierement les Chemins après la Chute des pluies ou a la fonte des Neiges. Aïant considéré l’avantage du public NOUS VOULONS ET ORDONNONS que le grand chemin de Roy conduisaut de Montréal a Québec, soita l'avenir dans l'étendue de ce Gouvernement de trente pieds de large entre les clétures ou les bois, et que pour l’Egoût des Eaux il soit fait dans tous les endroits necessaires un fossé sur les côtés du dit chemin, voulant que ces fossés,soient de trois piedsde large a fleur deterre, et de deux pieds et demi de profondeur observant d’en

jetter laterre surle milieu du grand chemin pour le re-

lever et lui donnerune pente douce pour l'écoulement des eaux vers les dits fossés. MANDONS ET ORDONNONS a tous les Capnes. de Milices des Côtes, de faire incessamment travailler au dit chemin par tous les miliciens de leurs compagnies, soit qu’ils demeurent sur le dit chemin ou non jusqu'à ce qu'il soit fait et parfait, après nor

chacun l'entretiendra sur sa devanture dans cette mème proportion, ainsi que de coutume.

DoNNé aux Trois Rivières, ce 2e 8bre. 1762.

(Signé) FRED. HALDIMAND.

Et plus bas,— Par M. le (Gouverneur,

à (Signé) J. BRUYÈRES.

PLACART au sujet des incendies, pour des échelles, seaux et beliers.

DE PAR Nous FREDERICK HALDIMAND, Ecuyer &c. &c.

ON ne sçauroit trop se precautionner contre les accidens du feu, et se mettre en état d'en arretter les progrès.—Nous voyons avec peine que malgré les incendies reiterées auxquelles cette ville a été sujette, les maisons de plusieurs de ses habitans sont degarnies d’échelles, sceaux et autres choses necessaires pour arretter et éteindre le feu. Nous vouLoNS que chacune des maisons de cette ville se pourvoyent incessamment d’échelles appliquées sur les couvertures en dehors, et

© d’une autre pour y monter que l'on gardera dans l’inttrieur des cours, d'une couple de sceaux, et de deux beliers dans chaque grenier des maisons a peine de cinq piastres d'amende contre ceux qui négligeront de le faire dans l’espace de quinze jours, à compter de la pu: blication du present, et de dix piastres contre ceux qui laisseront passer un mois. MANDONS ET ORDONNONS au Capitaine des milices de cette ville de tenir la main a l’exécution du présent, et de faire ou faire faire par ses ofli-

aux et

s ACCIs proncene, les es d’éarrethe des t d’érs, et l'intéax bee cinq de le la pu:

ux qui ONS au a l’exes ofli-

ciers et sergens la visite de chaque maison, après l’expiration de chacun des delays cy-dessus, et de Nous faire son rapport de quiconque aura négligé de s’y conformer.

DONNÉ aux trois [Rivières], ce 2e Octobre 1762.

(Signé) FRED. HALDIMAND.

Et plus bas, Par Monsieur le Gouverneur,

(Signé) J. BRUYÈRE.

ANNONCE dela Naissance du Dauphin.

DE par Nous FREDERICK HALDIMAND, Ecuyer, &c., à.

SALUT. SÇAVOIR FAISONS a tous les bons et fideles su” Jets de Sa Majesté dans l'étendue de ce Gouvernement, qu'en conséquence d'une Lettre de Mylord ,Egremont, l’un des principaux Secretaires d'Etat de Sa Majesté Brittanique, en datte de Whitehal du 14e aoust dernier, Nous avons le plaisir et la satisfaction de leur annoncer qu'il a plu a Dieu de benir le marriage de Leurs Majestés GEORGES TRoIS, ettrès Puissante Dame CHARLOTTE» Roy et Reine de la Grande Bretagne et autres lieux, et de donner a la nation un Prince hereditaire de la couronne né au palais de St. James le 12e. Aoust 1762, entre sept et huit heures du matin.

DonxÉ aux trois Rivières, le 29e Octobre 1762. (Signé) FRED. HALDIMAND.

Et plus bas, Par Monsieur le Gouverneur,

(Signé) J. BRUYÈRE.

VIVE LE Roy.

1762 252 15 NOTEMBRE.

LETTRE «a lous les Caps. de milices pour le recensement des grains.

Monsieur,-—Vous aurés pour agréable aussitôt la presente reçue de faire le recensement des grains recueillis dans votre paroisse, dans la dernière moisson, et d'en envoyer le rapport au Gouvernement le plutôt qu'il vous sera possible.

Cette recherche n’a pas pour but de priver les habitans de leurs grains, ou de les forcer a s’en deffaire, ce n’est uniquement que pour connoitre le succès de leurs travaux et juger si ce Gouvernement est en état de se passer du secours des autres, ce dont on se flatte.

Vous aurés soin de tenir la main a ce que les rapports soient très exacts. Pour plus grande vigilence vous vous ferés aider par vos officiers et sergents, a qui vous assignerés chacun une partie de la parroisse, où ils feront le recensement et vous en feront rapport. Il suffira de marquer qu'il y a tant de minots de bled, tant d'avoine, tant d'orge, et tant de pois.

J'ai l'honneur d’être, &c.,

(Signé) J. BRUYÈRES.

Ce 15 Novembre, 1762.

Monsieur,—[l faudra renouveller la provision du bois de chauffage pour la garnison de cette ville, avant la

bois

fin du mois de Janvier fournira . .......cordes de bois pour les mois de Janvier, Fevrier, Mars, Avril et May ; Vous aurés pour agréable d'avertir vos habitans dès a present afin qu'ils soient en état de voiturer leur part lorsque les ordres vous seront envoyés le 20 ou 24 de Janvier, lorsque les chemins d’hivert seront faits.

Monsieur le Gouverneur m’'ordonne de vous avertir de leur recommander de n’amener que du bois franc, sinon, qu'il ne sera pas reçu au magasin. Ne souffrés pas qu'aucun amène sa part avant les ordres que vous en recevrés en ce tems là.

J'ai l'honneur, d’être, &c.,

(Signé) J. BRUYÈRES.

ïe 27e Novembre 1762.

Bois demendé dans chaque parroisse par la Lettre cy-dessus.

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DE PAR LE Roy.

PROCLAMATION de la suspension d'armes tant par terre que par mer, convenüe entre Sa Majesté Brittanique, le Roy Très Chrétien, et Sa Majesté Catholique, avec ordre de s’y conformer.

GEORGE RK.

ON FAIT A SÇGAVOIR que les préliminaires de la paix ont été signés a Fontainebleau le troisième jour du present mois de Novembre par nos Ministres, ceux de Sa Majesté Très Chrétienne, et ceux de Sa Majesté Catholique, et pour mettre fin le plus promptement qu'il sera possible, aux malheurs de la guerre, Nous, Sa Majesté très Chrétienne, et Sa Majesté Catholique sommes convenus des articles suivans, sçavoir :

* « Qu'aussitôt les preliminaires signés toutes hostilités

“ cesseront tant par mer que par terre.

“ Et pour prévenir tous les sujets de plainte et de dis- “ pute qui pourroient survenir pour les vaisseaux, mar- “ chandises, et effets qui pourroient être pris en mer: “ Nous sommes mutuellement convenus que toutes les “ prises de vaisseaux, marchandises, ct effets, faites dans “ la Manche, et dans les mers du Nord a compter douze “jours après la ratification des articles des presens pre. “ Jiminaires, et six semaines après la dte. ratification par “ delala Manche, les mers Brittaniques ou mers du Nord “jusqu'aux Isles Canaries soit sur l'océan ou la mer Me- “ diterannée, et dans l’espace de trois mois par dela les “ dtes. Isles Canaries jusqu'a la liwne Equinoxiale, “ et enfin après l’espace de six mois dans tous les autres “ endroits par dela la dte. ligne Equinoxiale dans toutes “ les parties du monde sans aucune Exception, et sans

rre ue, rec

“ qu'il soit nécessaire de faire une distinction plus par- “ ticulière du tems, et des endroits, seront rendus de “ part et d'autre.

“On fait pareillement à scavoir que la dte. ratification “ des articles preliminaires a été signée et passée en “ bonne forme par Nos Plenipotentiaires, Ceux de K. M. “ T. C. et ceux de Na Majesté Catholique à Versailles le “ Vingt deux du present mois de Novembre, duquel “ jour commenceront le delays cy dessus mentionnés de “ douze jours, six semaines, trois mois, et six mois pour “ la restitution de tous Vaisseaux, Marchandises, et au- “ tres effets pris en mer Nous AVONS jugé apropos de “ l'avis de Notre Conseil privé de faire publier la presente “ a tous nos bons et Loyaux Sujets, et nous Enjoignons et ‘ Commandons tres Expressement a tous nos officiers “ tant de mer que de terre et a tous nos autres sujets “ quelconques, de cesser tous actes d’hostilité par mer “et par terre envers Sa Majesté très Chrétienne, et Sa “ Majesté Catholique, leurs Vasseaux ou Sujets depuis “ et après les delays cy dessus marqués, et ce sous peine “ de toute Notre disgrace. Car tel est Notre Royalle “ volonté et notre bon piaisir.

‘“ Donné a notre Céur de St. James le 26e Novembre

“ de la troisième année de Notre Regne, L'an de grace 4 1762.” VIVE LE ROY.

Lue, publiée et aflichée en la manière accoutumée

aux trois Rivières, ce 15e. février 1763.

(Signé) FRED. HALDIMAND.

Et plus bas, Par M. le Gouverneur, (Signé) J. BRUYÈRES.

1763 256 11 Mars.

LETTRE a tous les Cap'"s. de milices au sujet du retour de

Monsr. Burton.

Monsieur, —Le Placart du huitième may dernier vous a annoncé, et a tous les habitans de votre parroisse qu'il plaisoit a la Cour que je m’absentasse pour quelque tems de mon Gouvernement des trois Rivières. J'ai maintenant la satisfaction de vous faire part de mon retour, et de me réjouir avec vous du succès dont la Providence a couronné l’expedition où J'ai eu l'honneur d’étre appellé. Les témoignages que Monsieur le Colonel Haldimand, Gouverneur pendant mon absence, m'arendu de la soumission et de la bonne conduite des habitans de votre parroisse m'a rempli de joye. Je ne doute point que votre attention et votre vigilance pour prevenir et arretter tout ce qui pourroit porter atteinte au bon ordre, conjointement avec vos officiers ne contribue efficacement a assurer cette tranquilité dont je souhaite sincèrement que tous les habitans de ce Gouvernement jouissent sansinterruption, ils peuvent être assurés et particulicrement ceux de votre parroisse, que je mé ferai toujours un devoir et un plaisir de veiller a leur procurer tous les avantages qu’ils ont lieu d’esperer d’un Gouvernement juste et doux tant qu'ils continuront a le meriter par leur conduite.

Vous ferés, ou ferés faire lecture de la presente Dimanche prochain, a l’issûe de la messe parroissiale, ou par assemblée de votre compagnie chez vous au cas qu’il n’y ait point de service divin, ce jour-là, dans vo-

r de

cas

tre parroisse, afin qu'aucun habitant n’en ignore, et vous leur donnerés les assurances sincères de ma protection.

J'ai l'honneur d être, &c., (Signé) R. BURTON, Ce 11e Mars 1763.

PLACART au sujet des perdrix, des ponts el chemins el de la garde des animaux et bestiaux.

DE par SON EXCELLENCE RALPH BURTON, Ecuyer, Brigadier General, Colonel du quatrevingt quinzième Regiment d'Infanterie, Gouverneur de la ville et Gouvernement des Trois Rivières, &e., &c., &c.

JUGEANT nécessaire pour l'avantage public de renouveller l’ordre que nous avons donné le 192. mars 1762 pour la conservation des perdrix dans toute l’etendiüe de ce Gouvernement,

Nous DEFFENDONS a toutes personnes, de quelque qualité et condition qu'elles soient, de tuer des perdrix depuis la presente publication jusqu’au premier aoust, a peine de vingt piastres d'amende applicable au denonciateur, comme aussi de les prendre a la tonnelle et au colet, et d’en enlever les œufs sous peine d’une amende du double de celle cy-dessus marquée applicable moitié au denonciateur et moitié a la Fabrique de la parroisse sur laquelle elles auront été prises et enlevées. Et pour oter entierement l'envie que quelques-uns peuvent avoir d’en tuer a l'avenir, pendant l’espace de tems cy-dessus marqué, Nous DEFFEN-

DONS aussi sous la inème peine de vingt piastres d’amende a toutes sortes de personnes d’en vendre ou acheter pendant le dit tems et d’en apporter dans la ville ny autres lieux de ce Gouvernement.

NOUS DEFFENDONS pareillement par ces presentes, pour la conservation des semences, à tous habitans ou autres, de donner l'abandon a leurs animaux et bestiaux, depuis la presente publication jusqu'a la St. Michel prochain, sous peine d’une demi piastre d'amende pour chaque animal ou bête a cornes.

ENFIN NOUS ORDONNONS qu'aussitôt que la terre sera decouverte, les ponts, chaussées etchemins soient reparés ou refaits, dans toute l’etendüe de ce (fouvernement en la maniere accoutumée, observant néantmoins que le erand chemin de Roy allant de Québec à Montréal et passant a travers ce Gouvernement soit de trente pieds de large entre les clôtures ou les bois, avec des égoux pour les eaux et fossés aussi sur les côtés du dit chemin, dans les endroits necessaires, ainsi qu'il est ordonné par le Placart du 2e Octobre dernier.

MANDONS ET ORDONNONS a tousles Caps. de milices des côtes de ce Gouvernement de tenir exactement la main a l’execution du present placart, de faire travailler au dit chemin par tous les miliciens de leurs compagnies soit qu'ils demeurent sur le dit chemin, ou non, jusqu'a ce qu'il soit fait et parfait, après quoy chacun l’entretiendra sur sa devanture, dans cette même proportion, ainsi que de coutume.

DonNNé aux trois Rivieres ce 15e. avril 1763. (Signé) R. BURTON.

Par Son Excellence,

(Signé) J. BRUYÈRES.

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259 1763 8 May.

ORDRE pour faire renfermer les cochons.

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