‹ Mémoires de la Société historique de Montréal [microforme]Chapitre 50 sur 59 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

La famille de ma soeur Catherine Macé et son ertrée en la C'est ici la segonde supérieure de cette maison de Villemaison de.nos soeurs de La Flèche.

Marie, qui la pouvoit bin dire son insigne bien factrice pour les raisons que je dirai ci-après dans le cours de mon histoire.

Notre trés honorée et très chère mère Macé étoit de la ville de Nantes en Bretagne, de très honnêtes parents. Je ne Tuy ai jamais ouy parler de leur condition; mais plusieurs personnes qui disois les avoir connus m'ont dit qu'ils étois inarchands.

Ses bonnes inclinations, et l’attache pour la vertu qui luy étoit comme naturelle font bien connoitre que Messieurs ses parents prirent un grand soin de son éducation et qu'elle en profita, le ne Iuy ay jamais ouy raconter ancunes choses et particularité de son enfance, qu'elle eut dit ou fait, ayant pour maxime de ne point parler de soy ni des siens.

Mais dans l'entretien familier que j'ay eu avec elle pendant plusieurs années, elle a échappé à son humilité quelques paroles qui m'nt fait connoitre qu'elle a aimé Dieu dès sa tendre jeunesse et pris ses plus doux et agréables entretiens evec Juy dans la prière dans de petits oratoires cachés qui étois dans la maison de son père; d’où elle ne sortoit point que pour entendre la Ste messe et pour assister au service divin les festes et dimanches,

Je ne crov pas qu'elle ait jamais fait une promenade, visites ou autres parties de plaisirs innocents, par des sorties inutiles dont elle avoit une espèce d'horreur naturelle ment; ce qui fait connoitre la grande pureté de corps et d'âme dans laquelle elle à veseu dans la maison de Mr son

père qui étoit aussy des mieux reglées pour le service de Dieu, de toute la ville de Nantes, etc.

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