LS EE
purpurea, une de celle des IHamamelidées, le noisetier, appelé Hamamelis Virginica.
Plusieurs arbres, surtout les espèces qui fleurissent de bonne heure au printemps, comme l'érable rouge, le lawier d'été, avaient déjà leurs bourgeons si bien formés, qu'en les ouvrant on reconnaissait facilement toutes les parties qui concourent à la production du fruit, le calice, la corolle, les étamines et le pistil Les boutons étaient extrémement durs et serrés de manière à les protécer contre le froid
Les noyers noirs avaient perdu leurs feuilles et laissé tomber leurs fruits
Le cornouiller de la Floride, Cornus Florida (Cornées), appelé Dogwood par les Anglais, est un bel arbre, surtout au printemps, quand il se couvre de ses fleurs blanches. Il est rare au Canada.
Le tulipier, appelé par les botanistes Liriodendron tulipifera, est un des plus grands arbres de l'Amérique du Nord; rien de plus beau à voir que ce géant de la forét paré de ses fleurs en forme de tulipes.
Le magnolier, Magnolia glauca, Linn., désigné par les Angiais sous le nom d’A4rbre du Castor parce que ce petit mammifère, de l'ordre des rongeurs, est très-friand de son écorce ; il se rencontre rarement au nord de la Pensyivanie, où 1l commence à fleurir vers la fin de Mai. Il perd ses feuilles de bonne heure en automne. à l'exception des jeunes individus, qui les conservent tout l'hiver. Le parfum de ses fleurs est très-suave, et em baume l'atmosphère à une grande distance, surtout le soir. Rien de plus agréable qu'une promenade dans ies bois lorsque le Magnolie: est en floraison. fes baies
et d Il & mai et Ï mail mar
nère s'en pou cour leur
s'en
(8) mais lure Jaiss
avec
Û qi)
PHITLADELPHIE Dh)
qui sont d'une belle couleur rouge, trempées dans du rhum ou de l'eau-de-vie, font un excellent remède contre la toux. L'écorce de cet arbre, réduite en poudre, s'emploie contre les fièvres, et est connue sous le nom de Quinquina de Virginie.
Kalm parle d'essais de domestication du bison, du cerf et du castor, qui ont été couronnés d'un plein succès. Il a vu des loutres apprivoisées qui suivaient leurs maîtres comme des chiens. Le sarigue (opossum) (1), et le raton (racoon) finissent aussi par se familiariser ; mais on ne peut guérir ce dernier de ses habitudes de maraudeur nocturne.
Le dindon sauvage (2) est plus gros que scn congénère domestique, et sa chair est plus savoureuse. Les gens de la campagne recherchent ses œufs dans les bois pour les faire couver par les dindes de leurs bassescours ; mais ils ont soin, lorsque les petits sont éclos, de leur couper les ailes avant que leur instiner les porte à s'envoler.
On était parvenu méme à apprivoiser des outardes (3), mais en leur coupant les ailes. Par exemple, elles ne voulurent jamais s’accoupler avec les oies domestiques et ne laissèrent pas de postérité.
Kalm assure avoir vu des perdrix (4) et des pigeons de passage () qui vivaient dans la plus parfaite harmonie avec les volailles de basse-cour.
(1) Famille de l'ordre des Marsupiaux, M.
(:) M:leagris Gallipavo {Gallinacés:s). M.
(3) Anser firus (Palmipèdes). M.
(ï) Perdix cinereus (Gallinacées). M.
(3) Ectopisles Migratoria (Gallinacées). M
EC
H1l OCTOBRE 174$.
De tous les oiseaux rares de l'Amérique du Nord, l'oiseau-mouche, Trochilus Colubris, est le plus admirable. Catesby, dans son Æisloire Naturelle de la Caroline, en doune un dessin colorié de grandeur naturelle (vol. 1, p° 65, tab. 65), ainsi qu'Edwards, dans son Histoire Naturelle des Oiseaux, page 28, tab. 88. M Forster, dans une note, dit qu'il y a une espèce de Colibri encore plus petite, le Truchilus Minimus de Linné, qui ne pèse que vingt crains. Bartram a gardé un couple d’oiseaux-
.mouches pendant plusieurs semaines en les nourrissant
avec de l’eau sucrée’(1)
Ce petit favori de la nature, dont, comme l'a dit Buffon, le plumage réunit les couleurs les plus brillantes de l’'émeraude, du rubis et de la topaze, arrive en Pensylvanie au printemps, iorsque la chaleur commence à animer et à faire éclore les germes de la vie, et s'y bâtit, dans les branches des arbres, un nid de forme ronde, du diamètre d’un pouce, tapissé à l'intérieur d’une sorte de duvet fourni par la grande molène et l’asclépiade, recouvert de mousse à l'extérieur, et destiné à recevoir deux œufs de la grosseur d'un pois. Sa langue extensible, rétractile et bifide, son bec long et eflilé sont organisés de manière à lui permettre de pomper le jus sucré des fleurs qui est contenu dans cet organe que les botanistes appellent le nectaire. Kalm a remarqué qu'il se plaît surtout dans le voisinage des jardins où croissent la balsamine et la monarde. Un habitant de la campagne peut
(t) Bartram aurail garde ces oiseaux-mouches plus longtemps et peut. être pendant toute la durée de leur vie naturelle, s'il leur avait donné des jnsectes à manger, Un naturaliste de Ja Jamaïque, qui élève beaucoup de ces trochiles, dit qu'ils ne vivent pas seulement du nectar des fleurs, mais qu'ils sont inseclivores aussi; et que c'est parce qu'on ne peut leur journir des insectis dans la traversée qu'ils meurent à bord des \aisseaux, M,
con s'il
cali ne con dan don
de
par COI sau con ten:
agr rul une élex
près mer sem
d'u viol par ach:
Les ]
U attn
PHILADELPIIE 57
compter avec certitude sur la visite de l'oiseau-mouche, s'il a le soin de cultiver dans son parterre des fleurs à calices tubuleux. Le colibri, dont la vie est tout aérienne, ne se pose pas sur la corolle dont il aspire le nectar ; au contraire, il renvoie ses pieds en arrière et ne se soutient dans le vide que par l'agitation continuelle de ses ailes dont la vibration est tellement rapide que tout le corps de l’oiselet paraît comme enveloppé dans une gaze.
Les fleurs de la monarde sont verticillées ou disposées par étages en anneaux rayonnants autour de l'axe, comme celles de la menthe, de la galiopside ou chanvre sauvage, de l’agripaume cardiaque et du lamier (1), et comme celles, au reste, de toutes les autres plantes appartenant à la famille des Labiées. C’est un spectacle agréable que de voir l’oiseau-mouche voler d’une glomérule, après en avoir fait le tour en plongeant son bec vivement dans chacune des fleurs qui la composent, à
une glomérule supérieure, et de celle-ci à une autre plus élevée jusqu'au dernier anneau de la tige.
Il n’est pas farouche et on peut s'en approcher d'assez près; seulement, si on fait mine de s'avancer directement sur lui, il s'éloigne avec une vitesse telle qu'il semble devenu subitement mvisible.
Ces joyaux vivants, que le Créateur s'est plu à vètir d'une livrée si splendide, sont susceptibles des plus violentes passions qui agitent le cœur humain. Animés par la jalousie, ils se livrent entre eux des combats acharnés dont les péripéties les amènent jusque dans les maisons.
Une corolle trompe-t-elle leur attente après ies avoir attirés par sa mine appétissante, ils se vengent de a
1) Mentha, aaliopsis, leonurus, lamium-—Labiées
pauvreté de son jus en l’effeuillant à coups de bec avec une impétuosité qui tient de la colère.
Parfois ils font des dégats énormes dans les jardins, détruisent toutes les fleurs et en éparpillent les pétales sur le sol avec une fureur qu'on dirait inspirée par l'envie.
Généralement on n'entend que le bourdonnement de leurs ailes. Mais quand ils se battent, ils jettent un cri qui ressemble à celui des moineaux. Kalm pensait comme Bartram que les oiseaux-mouches ne vivent que du nectar des fleurs. [ls émigrent vers le sud, à l'automne.
Le 25 Octobre, Kalm passa toute la journée et celle ( du lendemain à empaqueter des graines pour les envoyer en Suède.
Le 27 du méme mois le savant professeur partit de Philadelphie en compagnie de son ami, M. Cock, pour New York, “ dans le but de voir le pays et de s'enquérir de la route la plus sûre pour parvenir au Canada à travers les solitudes qui le séparent des Provinces anglaises.” [ls passèrent devant un grand nombre de fermes occupées par des Anglais, des Allemands et d'autres colons européens. Presque tous les cultivateurs avaient un verger près de leur maison. Dans une halte que nos voyageurs firent dans la matinée chez l’un de ces fermiers, pour donner quelque repos à leurs chevaux, Lt ils virent un oiseau-moqueur qui était gardé en cage. Linné a donné à ce chantre harmonieux et sans rival le nom de Turdus polyglottos (1), à cause de son habilité à imiter le ramage de presque tous les oiseaux. L'édition anglaise du voyage de Kalm en contient un dessin excellent, ainsi que du rouge-corge.
lt) Mimus Poleglotius (Dentirostres M,
halt quil ling E
bord
pass pau Lup ave joie bilit pou dés:
et le à le dou tant plan
D: Dela Jers
VOYE ter
(2) lait Ve Sol im rence
(3) lu lu