‹ Mémoires de la Société historique de Montréal [microforme] (volume 2)Chapitre 26 sur 61 · TS · texte numérisé non relu

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Plus d’une fois, assurait ce monsieur, on avait trouvé à des distances considérables des rivages de la mer, en creusant des puits, des écaules d’huitres et même des becs pétrifiés d'oiseaux de mer, ‘“ des glossopètres (1) probablement,” dit Kalm.

[l y avait deux espèces de renards (2) dans les colonies anglaises, le renard gris appelé renard de Virginie, et le renard rouge plus rare et qui était inconnu aux Indiens, selon M. Bartram, avant l’arrivée des Européens. D’après une tradition en crédit dans ces pays, l'espèce rouge aurait été importée d'Europe par un riche gentilhomme de la Nouvelle-Angleterre, très passionné pour la chasse à courre. Le traducteur anglais repousse cette explication peu scientifique, prétendant que les renards rouges sont venus de l'Asie et très probablement du Kamtchatka, où l'espèce en est commune. Il est possible que les Indiens ne les aient pas remarqués avant l’arrivée des Européens, parce qu'ils ne leur faisaient pas alors la chasse. Mais quand les peaux de ces animaux devinrent en grande demande, et qu'ils trouvèrent du profit à se les procurer, ils les regardèrent comme une ‘nouveauté. Dans tous Les cas, ces renards s'étaient tellement multipliés, que l’on offrait une prime d’un à deux chelins pour chaque bête rousse de cette espèce abattue.

Les loups (3) étaient aussi très nombreux autrefois. L'Etat donnait vingt chelins pour chaque tête de ces animaux féroces.

Le bœuf sauvage habitait principalement les forêts de la Caroline.

il) Miner. Langues de pierre, dents de poissons pétrifiées. M. (2) Canis vulges, (carnassicrs digitigrades), famille des canidés. M.

(3) Canis Lupus (carnassiers digitigrades), famille des canidés. M.

Le gui fibreux, viscum filamentosum (Loranthacées), plante parasite du chêne, était si commun dans cette même province qu'on en faisait des paillasses.

Une espèce de genêt à balais, sparlium scoparium, (Papilionacées-(renistées), provenant de graines anglaises, croissait dans le jardin de M. Bartram.

Il avait aussi dans sa collection de curiosités des truffes, Lycoperdon tuber (Lycoperdacées), qu'il avait trouvées au New-Jersey, dans un terrain sablonneux. ‘Il en montra une à son ami de la Caroline, et lui demanda si c'était le Tuckakoo des Indiens. L’étranger répondit négativement, prétendant que cette truffe, commune dans son pays, n’était bonne qu’à mettre dans du lait comme remède contre la dyssenterie. Le Tuckakoo est un tout autre végétal qui croît dans des terrains humides. Les cochons sont très friands de ses racines, et les déterrent avec leurs groins. Les Indiens les mettent sécher au soleil, après’ quoi ils les réduisent en une sorte de poudre ou farine, avec laquelle ils font du pain. Kalm pense, d’après cette description du Tuckakoo, que ce n’est rien autre chose que l'arum Virginianum. Nous aurons occasion de parler encore de cette plante.

8 NOVEMERE.—Beaucoup de colons anglais et suédois se livraient avec succès à l’apiculture. Maïs tout le monde était d'opinion que l’abeille commune (1) n’existait pas dans l'Amérique du Nord avant l’arrivée des Européens. Les Sauvages n'ont pas de mot dans leur langue pour la désigner, et ils l’appellent la Mouche des Anglais. Il faut croire que l'élevage des abeilles n'était pas connu dans la Nouvelle-France lors du voyage de Kalm, car le savant naturaliste prétend que ‘“ les abeil-

4) Apis Mellifica, (Hymenoptera). M

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