‹ Mémoires de la Société historique de Montréal [microforme] (volume 2)Chapitre 28 sur 61 · ETES PRIS L LA P · texte numérisé non relu

ETES PRIS L LA P

un nid abandonné, et alors il peut se considérer en sûreté. Kalm dit en avoir cependant tué plusieurs, et il a remarqué qu'ils étaient couverts de puces,

Le serpent à sonneites dévore beaucoup d'écureuils. Comment une créature rampante peut-elle réussir à faire sa proie d'un animal aussi agile ? Kalm croit que c'est au moyen de la fascination. Le serpent se tient au pied de l'arbre la tête élevée et les yeux fixés sur l'écureuil. Une ceflluve magnétique émanant de ses prunelles ardentes, stupéfie sa victime, l’attire à lui jusqu'à la forcer à se jeter dans sa gueule béante. Aussitôt que le sciurien rencontre le regard de son ennemi, il commence à pousser des cris plaintifs sur une note si bien connue que les passants qui l’entendent se disent de suite: “ Voilà un écureuil charmé par un serpent.” L’alerte petit rongeur, en proie à une vive inquiétude, monte dans l'arbre un peu, puis il en descend, puis il grimpe encore plus haut pour redescendre encore plus bas. Et le serpent ne cesse de le tenir sous le feu de son regard enflammé jusqu’à ce que l'écureuil, haletant, épuisé, se laisse choir sous la dent venimeuse du crotale.

Kalm a donné une description plus détaillée de la fascination exercée par les serpents sur les oiseaux et les écureuils dans les Mémoires de l’Académie Royale des Sciences de Stockholm (année 1753).

Forster, le traducteur anglais, ne croit pas à la fascination. Les serpents, dit-il, dans une note, ne dévorent guère que les oiseaux et les écureuils dont les nids sont à leur portée, et les cris d'alarme que-jettent leurs victimes en montant et redescendant de branche en branche, ont pour but de détourner l'attention de l'ennemi

de des arrive assez d tables à ou oise et à de

Pend mages verne de ces nage q année «€ louis.

L'éc l'écure C’est ut toute la et ne se cher se ceux de d’une d de saut:

un trajc sCIurop

Kalr suisse ( qui vit ( arbres « suites d non cor pelage cinq ra

de dessus leurs couvées ou petits. Mais, parfois, il, arrive qu'un bond ou essor mal dirigé les rapproche assez du serpent pour les mettre à portée de ses redoutables mâchoires, et le gentil petit animal, quadrupède ou oiseau, ne tarde pas à mourir sous l'effet du poison et à devenir la proie du reptile.

Pendant un temps, les écureuils causèrent des dommages si considérables à la récolte du maïs que le gouvernement offrit de payer trois deniers chaque tête de ces petits quadrupèdes, et on en fit un tel carnage que cette proscription coûta au trésor dans la seule année de 1749 à 1750 l'énorme somme de huit mille louis.

L'écureuil volant (sciurus volans) est plus rare que l'écureuil gris ou noir et ses habitudes sont différentes. C’est un animal nocturne, qui reste caché dans sa retraite toute la journée, à moins qu’on ne lui donne la chasse, et ne se met en mouvement que la nuit pour aller chercher ses aliments, qui, du reste, sont les mêmes que ceux des autres espèces d’écureuils. Il vole au moyen d'une double membrane qui lui permet, en s'étendant, de sauter d’un arbre sur un autre; il peut faire, ainsi, un trajet de vingt-cinq à trente pieds dans l'air. Ces sciuroptères s'apprivoisent très facilement.

Kalm parle d’une autre espèce d’écureuils, l'écureuil suisse (sciurus strialus) ou écureuil de terre de Catesby, qui vit dans des galeries souterraines, et ne grimpe sur ies arbres que pour y chercher un refuge contre les poursuites du chasseur. Sa longueur est d'environ six pouces, non compris sa queue, qu’il porte aussi en panache. Son pelage est couleur de fer ou brun foncé et marqué de cinq raies noires, dont l’une impaire, s'étend le long de

FDF ERRE SZ

Rare

CSS PRE

Page 1