AS
RU ns Mode; ee
SE te Dr D RTE are nie
Il n'a vu le grillon domestique (gryllus domesticus) (1) ni en Pensylvanie ni dans le New-Jersey, En été, le criquet noir (gryllus campestris) ou grillon champêtre s'introduisait quelquefois dans les maisons. et y faisait entendre son cri-cri aussi longtemps que les chaleurs duraient. Mais aux premiers froids, il devenait silencieux. Il n'en est pas de même en Canada, où le grillon domestique chante gaiement dans les demeures de l'homme, l'hiver comme l'été.
Chose curieuse, la punaise (Cimex lectuarius) (2), si avide de sang humain en général, respecte la peau des Indiens, qui ne sont pas incommodés par cette vermine. L'éminent naturaliste s'appuie, pour affirmer que les sauvages jouissent de cette immunité, non-seulement sur son expérience personnelle, mais aussi sur l'autorité de M. de Lusignan, gouverneur du fort de St Frédéric, en Canada. Cet insecte est-il originaire de l'Amérique ? Après avoir discuté la question, Kalm semble pencher pour la négative et croire qu'il a été apporté d'Europe, Certaines personnes lui ont affirmé, il est vrai, avoir vu des punaises sous les ailes de chauves-souris (3). Mais cette observation n'est pas concluante, car il est bien connu que les chéiroptères entrent souvent dans les maisons pendant les nuits d'été. De plus, on peut avoir pris un pou (4) ou une tique (acarus) (5) pour une punaise.
La blatte des cuisines, blatta orientalis (orthoptères), est un autre fléau domestique de l'Amérique Septentrionale.
(1) Orthop'era. M.
(2) /lemiplera. M.
(3) Vespertilio muriius (Chciroptera). M, (4\ Pediculus (Anopiura)
(5) Arachnida,
Le savant Dr. Colden (1) croyait que cet insecte était originaire des Antilles, et qu'il avait 6t6 apporté aux colonies dans les vaisseaux qui naviguent entre l'archipel et le continent, Kalm pense au contraire que la blatte existe de temps immémorial dans l'Amérique du Nord, parce qu'on la trouve dans les bois et les déserts. Il dit qu'en Octobre 1749, voyageant au travers des forêts dans les régions inhabitées qui s'étendent entre les colonies anglaises et le Canada, il lui est arrivé plus d'une fois d'en voir sortir des légions des troncs d'arbres pourris près desquels il allumait du feu. Ses guides français ne connaissaient pas cet insecte et en ignoraient même le nom. Il faut croire que la blatte n'existait pas alors au Canada. Les Hollandais donnaient à cet insecte le nom de kakerlack, et les matelots celui de cancrelas.
Kalm ne mentionne qu’en passant les cloportes, autres hôtes désagréables des bois; il renvoie le lecteur à la description qu'il a donnée de cet insecte dans les Mémoires de l'Académie Royale de Stockholm (année 1754).
Le 11 Décembre, il fit une courte excursion de deux jours à Penn’s Neck (2) et à Wilmington. En passant à travers bois, il remarqua que la plupart des vieux arbres n'avaient guère plus de deux cents ans d'existence et présentaient déjà des signes de £gaducité. Souvent on remarque des buttes dans les bois. Elles sont produites par la terre qui reste attachée aux racines des grands arbres abattus tout d'une pièce par les ouragans ; au bout d’un certain temps,.cette terre finit par tomber en formant un monticule. Voilà la cause des inégalités du sol dans les forêts.
Quelques arbres sont plus sujets à la pourriture que
(1) Gadwallader Golden, auteur de l'His'oire des cinq nations sauvages du Canada, publiée à Londres, en 1747, M, (2) Aujou‘d'hui Penn's Grove, M,
PLIS ete NET
te
CE te
Le