‹ Mémoires de la Société historique de Montréal [microforme] (volume 2)Chapitre 56 sur 61 · ENTRE LES FORTS ANNE ET ST FRÉDÉRIC · texte numérisé non relu

ENTRE LES FORTS ANNE ET ST FRÉDÉRIC

ses gens, cette courte distance à pied, en marchant le long du rivage, et trouva les bateaux au lieu indiqué. Il en prit un, ainsi qu'il était convenu, et ses rameurs se mirent à nager vigoureusement.

En chemin, ils virent, à leur gauche, les ruines d’une ancienne fortification en pierres posées les unes sur les autres, mais personne ne put dire si elle avait été bâtie par les sauvages ou par les Européens.

Nos voyageurs se trompèrent de route, ou pour mieux dire, de rivière, et firent un trajet inutile d'environ douze milles. Quand ils s'aperçurent de leur erreur, la journée était déjà très-avancée, et ils ne purent, mème en forçant de rames, talonnés qu'ils étaient par l’appréhension de quelque rencontre fâcheuse, que regagner la moitié environ du chemin perdu.

Ils passèrent la nuit dans une île, mais ils ne goutèrent aucun repos, à cause des moustiques qui les incommodèrent d'autant plus que la crainte d’être découverts par les Indiens, dont ils entendaient aboyer les chiens dans les bois, les empêcha de faire du feu.

Page 1