‹ Mémoires de l’Académie de Stanislas (volume 2)Chapitre 37 sur 101 · XLI1I SÉANCE PUBLIQUE .DU 22 DÉCEMBRE · texte numérisé non relu

XLI1I SÉANCE PUBLIQUE .DU 22 DÉCEMBRE

avec leur propriétaire. Le curé signale Mme Barozzi comme une ménagère propre, économe et laborieuse qui - veille avec soin à envoyer ses enfants à l’école et au catéchisme. Le ménage peut être cité en exemple d’une très modeste famille ouvrière qui élève proprement et honnêtement six enfants.

Sur la famille Chateau (1), les renseignements sont très favorables. Adolphe Chateau et sa femme, Marie Fenner se sont mariés en 1914 et ont sept enfants, trois fils et quatre filles. Le père ouvrier modèle aux Grands Moulins Vilgrain, est depuis quelques mois immobilisé par un accident de travail. La mère doit travailier au dehors pour subvenir à l’entretien des enfants et du ménage. Son courage est admirable, son logement est proprement tenu. Le directeur des Grands Moulins, d’une part, puis le directeur de l’école de garçons et la directrice de l’école maternelle sont unanimes à faire l’éloge des parents et des enfants.

Les prix Garnier et Audiat réunis sont attribués à Mc Lecomte (2) de Saint-Nicolas-de-Port, dont le mari travaille aux usines Solvay. Mme Lecomte était l’ainée d’une famille de quatre enfants. Elle perdit sa mère à quatorze ans, et prenant alors courageusement la direction du ménage, elle veilla consciencieusement à l’édu-

cation physique, morale et religieuse. de ses frères et

sœurs. Le père se remaria, puis mourut accidentellement; sa veuve se désinteressa des enfants, et même se retira. La charge de la maisonnée retombe donc, dès lors, plus lourdement que jamais sur l’ainée. Vient la guerre, sa conduite est admirable suivant l’expression même de M. le curé de Saint-Nicolas. Aujourd’hui, elle continue

(1) 37,.avenue Marcel.

(2) 1, rue de la Charrue.

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