‹ Mémoires de l’Académie de Stanislas (volume 2)Chapitre 38 sur 101 · RAPPORT SUR LES PRIX DE VERTU XLII · texte numérisé non relu

RAPPORT SUR LES PRIX DE VERTU XLII

avee le concours d’un mari digne d’elle, sa tâche de dévouement, dans des conditions parfois pénibles. Même, elle a recueilli chez elle une de ses sœurs et la fillette de celle-ci, qu’elle élève comme son propre enfant. Le rapporteur de votre Commission à conversé avec Mme Lecomte dans son logis décent et bien tenu, et 1l s’est assuré que les éloges recueillis sur elle, étaient l’expression de la vérité.

Le prix Marguerite Pitoy est décerné cette année à deux personnes de la même famille, Mme Charles Fischer (1), de Lunéville et sa fille ainée, Mile Jeanne Fischer. Mne Fischer a déjà obtenu, en 1914 l’un des prix Pister; elle avait alors neuf enfants vivants, dont trois jumeaux nés à la Maternité de Nancy, qu’elle a réussi à faire vivre à force de soins vigilants et intelligents. Depuis, l’un des six autres est mort, mais pour combler ce vide, un petit garçon est né cette année même. Mlie Jeanne Fischer, âgée de vingt-trois ans, s’est montrée dès sa douzième année, l’infatigable auxiliaire de sa mère : au cours du dernier hiver, rentrant de son travail à 9 heures du soir. elle se mettait à laver le linge, par les froids les plus rigoureux. Les renseignements fournis par M. le curé de Sainte- Jeanne d’Arc et par d’autres personnes dignes de foi, concordent dans l’éloge de son dévouement familial et de son irréprochable conduite. Il a semblé à votre Commission qu’une seconde récompense pouvait être attribuée à la mère de famille exemplaire, et qu’en même temps, sa fille méritait son prix.

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