RÉPONSE DU PRÉSIDENT AUX RÉCIPIENDAIRES XCVII
le Lorrain. C’est peut-être sur la présence aux côtés de Charles Martel de nobles Lorrains que les ducs de Lorraine se fondaient, comme nous le rappelait M. l’abbé Renard, pour prétendre descendre de Charlemagne.
Vous avez montré, Monsieur, ce qu'était au Moyen Age la littérature lorraine et comment l’âme lorraine s’y révélait semblable à celle qui l'anime encore et qui animait ses enfants au cours des années tragiques où votre génération a été si cruellement éprouvée. En 1914, ils étaient conduits par un chef auquel on peut appliquer ce vers cité par vous comme un des plus beaux :
Le cœur d’un homme vaut tout l’or d’un pays.
Ce chef, dont la mort a mis en deuil la France et ses amis, l’Académie s’honorait de le compter parmi 8es membres et en gardera pieusement le souvenir.
Nous ne saurions trop vous être reconnaissants, Monsieur, de tout ce que vous faites pour la Lorraine, son histoire, ses traditions; vous avez devant vous un long avenir, le passé nous assure de ce que nous pouvons en attendre.