RAPPORT SUR LE PRIX DU SOUVENIR XIII
des héros de la grande guerre en constituant des bourses viagères pour les ascendants pauvres de ces soldats, dont la mort a laissé leurs familles dans le besoin. Les fondateur, de cette œuvre s’adressaient à toutes les Françaises dont les fils ont disparu, leur demandant l’or des bijoux que, dans leur deuil, elles ne porteront plus. Avec le produit de ces dons, étaient créées des bourses de 400 francs de rente, qui, réparties dans toutes les régions de la France, pouvaient soulager bien des misères. Bientôt, d’autres dons, sous forme de versements de membres fondateurs, donateurs ou simples adhérents, accrurent rapidement le patrimoine de l’œuvre, qui réunit de nombreuses adhésions, obtint la reconnaissance d'utilité publique, ainsi qu'un prix de l’Académie française. Puis, à la fondation de rentes viagères, la Brindille d’or ajouta, sous le nom de Fleurs du soldat, des bourses annuelles, allocations d'importance variable, qui permettent de venir en aide à un grand nombre d’infortunes. Par ce moyen, sont constamment rappelés les noms de soldats morts pour la patrie, et se trouve perpétué le souvenir des crimes inexpiables dont l’Allemagne s’est rendue coupable. Nous en avons dit assez pour justifier la décision de l’Académie de Stanislas, qui décerne à Mme la marquise de Saint-Vincent-Brassac le prix du Souvenir, afin de reconnaitre sa très remarquable initiative, l’ingéniosité de ses efforts, ainsi que le dévouement dont elle n’a pas cessé de faire preuve pour glorifier les soldats qui moururent pour que la France vive, et venir en aide aux familles qu’a laissées sans ressources une guerre dont la responsabilité ne saurait nous être imputée.