V. J. Du VAL
En Post-Scriptum. — M. Huart dessinateur de M. Jadot doit vous remettre un petit cachet monté en or, une bague montée de même et une paire de bas de Naples de soye crue, Je vous en souhaitte un bon usage. À l’égard de la bague, je crois qu’elle sera trop grande, mais on peut la recouper et la souder à la mesure de votre doigt. Je vous la donne de bon cœur telle que je l’ay. Vous pourrés luy donner la lettre du frère Zozime pour le porter à St-Anne avec quelques livres que j'y envoye. J’avois dessein d’y envoyer une partie des miens qui me sont inutiles icy, mais ie crains que le port ne coute plus qu’ils ne valent. Lorsque M. Sondini (2) aura receut la caisse qu'on luy renvoye, vous aurés la bonté de luy demander ce qu’elle coute de port et de me le mander. Je me régleray là-dessus. J’auray l'honneur de luy écrire pour luy demander la permission de luy adresser ma caisse, et au cas qu’elle arrive à bon port vous pourrés mettre mes livres dans l’armoire que vous avés chez vous (3), excepté
(1) Grozelier (voir page 68, note 2).
(2) Sondini. Lire Sonnini (Voir page 59, note 4).
(8) J. Du Val semble avoir eu à cette époque l'intention de se retirer en Lorraine auprès de ses chers ermites de Sainte-Anne.
probité de M. Groselier (1) récompensée par la plus vile
et la plus sordide ingratitude, m’ont détriompé à cet Cependant, il devait changer d'avis et plus tard à la date du 18 janvier
ceux que je destine pour St Anne, mais cet envoi ne se fera qu'après le retour de M. Jadot.