‹ Mémoires de l’Académie de Stanislas (volume 4)Chapitre 10 sur 115 · RAPPORT SUR LE PRIX DUPEUX XIII · texte numérisé non relu

RAPPORT SUR LE PRIX DUPEUX XIII

partie de longs extraits pris aux ouvrages de Goethe, de Jean Reynaud, d'Arthur Chuquet, et à un manuscrit du général Decaen. Trop occupé à les transcrire, l’auteur oublie de mentionner une condition essentielle de la capitulation, que la garnison serait libre de rentrer en France, sauf à promettre de ne point combattre les coalisés pendant un an.

Un autre chapitre aurait pu être d’un grand intérêt, celui qui raconte la tragique journée du 9 thermidor, où Merlin joua un rôle avec la décision et l'énergie qui lui étaient propres. Quand on a lu ce récit, qui n’a pas moins de 80 pages, on sait fort mal ce qui s’est passé, parce qu'on a trouvé les faits exposés quatre, cinq ou six fois par autant de témoins différents. C’est diffus, sans mouvement et sans vie. À quoi bon reproduire des propos insignifiants tenus à la Convention; il fallait ne retenir que les paroles décisives et surtout les interventions de Merlin. À quoi bon discuter longuement si Robespierre à voulu se suicider, ou s’il a été blessé par le gendarme Méda, ou s’il a été frappé par celui-ci après s’être blessé lui-même ?

Prenons encore le chapitre XXII, relatif à la mission de Merlin sur le Rhin en 1795. Il est composé d'extraits d'Albert Sorel, loyalement cité, nous nous plaisons à le reconnaître, de lettres de Merlin de Thionville, de son ami Merlin de Douai, du général prussien Moællendorf, d'un passage des mémoires de Hardenberg, enfin de quelques rares alinéas de M. Roger Merlin.

Ce n’est pas tout : il arrive trop souvent à l’auteur de : se répéter. Page 265, il nous sert deux fois, à quelques

lignes de distance, un détail de la fête de l’Étre suprême, | des femmes criant : Vive Robespierre! et Merlin les faisant taire en disant : Criez Vive la République, Robespierre y est compris ! Le récit de Méda sur le 9 thermidor est imprimé deux fois, pages 315 et 318. Qu'on ne s'étonne plus dès lors que cette biographie d’un personnage de second plan couvre 818 pages, sans compter | les tables.

En voilà assez pour établir que M. Roger Merlin ne sait pint composer. Ne voulant pas finir sur des critiques,

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