L. — Piété filiale
La liste des candidates aux prix décernés à la piété filiale commence cette année par un cas tout à fait émou- Yant, Mlle Marguerite Malenfer (1), à qui vous attribuez UN prix sur la fondation Jules Gouy, a réussi par son Seul travail, et grâce à une vie toute de privations et de Fénoncement, à soigner son père et sa mère jusqu'à leur Mort, et à élever un petit neveu qu’elle a pris à sa charge dès sa naissance. Elle a recueilh, en outre, deux fillettes de huit à dix ans, ses nièces par le nom, et, sans hésiter, elle à accepté, pour l’honneur de la famille, cette lourde Charge supplémentaire. Soutenue par le souvenir de l’atfeclon qu’elle portait à ses parents et à son frère, soutenue AUSSI par la fierté émue que lui inspire son neveu — ce dernier se destine à la prêtrise — elle veut mener son Projet à bien. C’est une noble figure que celle de Ml: Malenfer, Elle a pour ses parents et pour la mémoire de son frère un véritable culte, qui lui a donné la force de subir Pendant des années, en particulier durant la guerre, des Privations cruelles et des soucis écrasants. Mlle Malenfer 8t une âme droite et énergique. Elle pratique la religion f8kOnnée de la famille et de l'honneur, et, à ce double litre, elle mérite d’être distinguée par vous.
Mike Jeanne Mocotte (2), qui partage avec Mie Malenfer le prix Jules Gouy, à eu, elle aussi, une existence loute consacrée au bien. Pendant deux ans, elle a snigné s& parents malades; puis elle a gardé auprès d’elle sa Veille cousine et marraine, une infirme de quatre-vingtfnq ans. Elle l’entoure de soins délicats, et elle a déclaré
mme
(1}16, rue Saint-Michel, Nancy.
(2) 11, rue de Paris, Nancy.