COMPTE RENDU DE L’EXERCICE 1927-1928 XXXIX
Il est tombé en pleine force, usé par la recherche du toujours mieux, par les soucis, par les scrupules dont les âmes délicates comme la sienne savent garder le secret. Son nom restera attaché à notre Institut d’électrotechnique qui est un des plus beaux fleurons de notre Lorraine.
M. le Dr Frédéric Gross, doyen honoraire, professeur honoraire à la Faculté de Médecine de Nancy, membre associé de l’Académie de Médecine, officier de la Légion d'honneur, appartient à une vieille famille alsacienne. Fils de médecin, il pensait continuer à Strasbourg les traditions paternelles et, le 19 mars 1869, il était nommé professeur à la Faculté de Médecine de cette ville. Mais la guerre de 1870-1871 détruit ses projets. L'Alsace et la Lorraine sont enchaînées à l'Empire allemand et M. le professeur Gross se réfugie à Nancy pour attendre le jour de la délivrance. C’est dans notre ville qu’il apporte ses éminentes qualités de chirurgien et de professeur. Frédéric Gross fut l’un des maîtres de cet art chirurgical qui exige tant de science, de sang-froid, de décision et de lucidité d’esprit.
Travailleur infatigable, soucieux de vulgariser les observations qu’il avait faites, il a multiplié les mémoires et les tommunications dans les revues techniques et publié deux suvrages devenus classiques : les Vouveaut éléments de Pathologie et de Clinique chirurgicale (1893) et les Nou- “eaux éléments de Pathologie chirurgicale générale (1898).
Votre Compagnie estima qu’elle devait s'attacher un savant de cette valeur, et le 9 janvier 1903 M. le prolesseur Gross était élu membretitulaire. Sa dignité affable, sa courtoisie parfaite, l’aménité de son caractère, lui avaient gagné la sympathie de tous ses confrères. Avec lui disparaît un de ces hommes d’autrefois dont il est juste et salutaire de conserver pieusement le souvenir.
M. Léon GERMAIN DE MaAipy, secrétaire perpétuel de la Société d'Archéologie lorraine, membre non résidant du Comité des travaux historiques et scientifiques, assocé correspondant de votre Compagnie le 15 décembre 1882, membre titulaire le 6 mars 1885, laisse une œuvre dont l’immensité et la variété justifient ce que disait de