‹ Mémoires de l’Académie de Stanislas (volume 4)Chapitre 38 sur 115 · COMPTE RENDU DE L'EXERCICE 1927-1928 XLIIE · texte numérisé non relu

COMPTE RENDU DE L'EXERCICE 1927-1928 XLIIE

soit à l'inauguration d’une école, à une distribution de prix, à une séance de secours mutuel, à une réunion de professeurs ou de maîtres d’école, 1l ne laissait jamais échapper une occasion de rappeler et d’exalter ces vertus essentielles : labeur, énergie, loyauté, désintéressement, modération dans les désirs et justice envers les proches comme envers les aïeux dont l'effort a fait la France.

C'est dans l’histoire, dans la géographie, dans la vie économique et sociale de notre Lorraine qu'il conseillait de prendre les exemples pour illustrer l’enseignement.

Il rattachait ainsi l’éducation intellectuelle et morale des enfants aux traditions de la petite patrie: en leur inspirant ce que Michelet appelait « la piété du sol»; il faisait de bons citoyens et de bons Français.

Ces allocutions, qui révélaient l’esprit d’un fin lettré et la haute conscience d’un maître qui a charge d’âmes, ont ouvert à M. Dessez les portes de votre Académie. Associé correspondant le 20 juillet 1906, titulaire le 26 avril 1907, secrétaire annuel pour l'exercice 1910-1911, vice-président pour celui de 1913-1914, il fut votre président du 22 mai 1914 au 11 mai 1917 et donna à tous, pendant cette rude période de la grande guerre, le plus bel exemple de courage tranquille et de ferme confiance dans la victoire.

Il aimait prendre part à vos réunions et trouvait parmi vous la sympathie qu’inspiraient la noblesse de son caractère et la délicate bonté de son cœur. Sous un voile d’impassibilité, il cachait une sensibilité très vive qui s’émouvait facilement, notamment aux séances où s’élaborait la liste de vos prix de vertu, lorsqu'il s'agissait de rendre hommage aux belles actions et aux purs dévouements.

M. Georges PaRiseT, professeur d'histoire à la Faculté de Strasbourg, chevalier de la Légion d’honneur, est un Alsacien de souche lorraine. Ses racines sont à Neuviller- Sur-Moselle; un de ses aïeux, soldat de lan IT, rentrant au pays natal au retour de la campagne d'Italie, et passant par l'Alsace, y rencontre la fille d'un pasteur protestant, l'épouse et le voilà fixé à Colmar. où 1l fonde un foyer. Ce sont, sans doute, les origines luthériennes de votre confrère qui le portèrent à prendre comme premier

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