‹ Mémoires de l’Académie de Stanislas (volume 5)Chapitre 12 sur 116 · XVIII SÉANCE PUBLIQUE DU 20 DÉCEMBRE · texte numérisé non relu

XVIII SÉANCE PUBLIQUE DU 20 DÉCEMBRE

au nord ou à de hautes altitudes : leur présence dans notre pays est l’indice certain du refroidissement quaternaire.

Ajoutons que M. Lienhardt a fait aussi de la faune entomologique des mares salées de Lorrame l’objet de se8 recherches : il y a trouvé des formes d’eau douce qui se sont adaptées à l’eau salée, ainsi que des insectes propres aux rivages de la mer. La présence de ceux-ci aux environs de Nancy et de Vic pose un problème difficile à résoudre.

Ces recherches si originales dans leur esprit, si intéressantes dans leurs résultats, sont une heureuse et brillante contribution à l’activité scientifique de notre Université : elles sont éminemment dignes de l’encouragement que vous avez décidé de leur donner en attribuant conjointement à leurs auteurs le prix Dupeux. MM. Licnhardt et Remy ont obéi aux mêmes idées directrices, ils ont plusieurs fois collaboré dans leurs travaux, ils vous les ont présentés d’un commun accord: il était naturel de laisser leurs noms réunis dans une commune distinction.

Le prix du souvenir doit, aux termes de son acte de fondation, être attribué à un ouvrage ou à une initiative « qui ait contribué à entretenir le souvenir des responsabilités encourues et des crimes commis par PAlkmagne au cours de la Grande Guerre ». Si le véritable fondateur de ce prix, notre confrère M. Mirman, associécorrespondant, a Jamais voulu donner l’exemple et établir le modèle du genre ainsi conçu, je n’hésite pas à proclamer qu’il y a parfaitement réussi en écrivant l'Histoire de la Grande Guerre racontée à la Jeunesse de France. À la vérité, l’ouvrage vient à son heure: n’importait-il pas en effet d’aviver la « flamme du sovenir » et de ranimer les échos héroïques au milieu de la conspiration du silence qu’on fait autour des années tragiques dans une partie malheureusement trop grande du monde intellectuel, de la presse et du public?

En des pages bien documentées, M. Mirman a entrepris de donner un abrégé de la guerre et d’en faire revivre les émotions. Une belle lumière éclaire ce livre, lumière

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