‹ Mémoires de l’Académie de Stanislas (volume 5)Chapitre 47 sur 116 · DISCOURS DE RÉCEPTION · texte numérisé non relu

DISCOURS DE RÉCEPTION

MESSIEURS

Des liens qui me sont particulièrement chers m'’unissent à l’Académie de Stanislas.

Le souvenir de mon oncle, le Dr Léon Parisot, professeur à l’École de Médecine de Nancy, qui fut membre de votre Compagnie il y a plus d’un demi-siècle, me reporte à ma Jeunesse, et ce n’est pas sans émotion que Je revois par la pensée son visage où se reflétaient la bonté et la science, les deux caractéristiques de son être moral; plus près de nous m’apparaît la figure de mon regretté cousin, le professeur Alexandre de Roche du Teilloy, que chacun entourait de respect et à qui beaucoup d’entre vous témoignaient une fidèle reconnaissance. Ce lettré modeste et érudit, doublé d’un philologue distingué, fut un de mes maitres; c’est lui, je n’aurals garde de l'oublier en ce jour, qui m’a présenté à vos suffrages et fut le meilleur artisan de mon élection. Malheureusement, je n’ai pas su profiter de son enseignement comme je l’aurais dû et aujourd’hui, plus que jamais, j'ai conscience de mon insuffisance littéraire en prenant la parole dans cette enceinte, devant des hommes rompus en l’art de bien dire.

Le médecin légiste manie plus souvent, hélas, le scalpel

Page 1