‹ Mémoires de l’Académie de Stanislas (volume 5)Chapitre 59 sur 116 · ERREURS JUDICIAIRES ET MÉDECINS EXPERTS LXXIII · texte numérisé non relu

ERREURS JUDICIAIRES ET MÉDECINS EXPERTS LXXIII

de le voir, cette preuve est faillible, aussi a-t-on cherché à la remplacer ou à la contrôler par des indices matériels dont s'occupe aujourd’hui, avec tant de succès, cette nouvelle branche de la médecine légale : la police scientifique, qu'il s'agisse de l’identification des récidivistes, de l'étude des empreintes digitales, des poussières ou des taches.

À la preuve testimoniale déficiente, tend à se substituer la preuve matérielle mise en valeur par la science technique de l'expert.

Messieurs, l’Académie de Stanislas est le lieu par excellence où on se plaît à évoquer le passé; c’est dans mon propre passé de médecin légiste que j’ai tenu à rechercher des souvenirs et non dans la littérature médicale; j'ai voulu faire, devant vous, œuvre personnelle, heureux si cet exposé, malgré toutes ses imperfections, pouvait vous faire entrevoir les progrès réalisés par l’expertise médicale.

Grâce à des directives plus strictes et à des méthodes scientifiques plus rigoureuses, la spécialisation médicolégale paraît aujourd’hui capable d’éviter ou de réparer au besoin l’erreur judiciaire.

Sans médire du passé ni nous enorgueillir présomptueusement du présent, la science du médecin expert nous autorise, Messieurs, à entrevoir pour l’avenir de précieuses garanties de Vérité et de Justice.

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