RÉPONSE DU PRÉSIDENT AUX RÉCIPIENDAIRES XCY
s'ajoutent, en l’éclairant, à l’œuvre de la justice, mais cela, Monsieur, vous l’avez dit avant moi, vous l’avez dit beaucoup mieux que moi : c’est la matière même de votre discours. Je n’y ajouterai qu'un mot : C’est qu'en réfléchissant aux difficultés de votre tâche, vous avez compris qu’un lien plus étroit que celui qui existe devait rassembler l’homme de Loi et l’homme de Science. Vous faites des cours dans cet esprit, aux étudiants en Droit. A la Faculté de Médecine vous délivrez un diplôme spécial de médecine légale. Et vous inspirez à vos élèves des thèses inaugurales dont plusieurs sont remarquables.
Est-ce bien là tout? N'avez-vous pas encore quelque occasion de rendre service à la société? Si fait. Vous dirigez, à Nancy, l’École régionale d’infirmières. Son action s'exerce sur quatre départements : l’ancienne Lorraine intégrale. Elle admet des élèves, soit laïques, soit congréganistes, et forme aussi bien des hospitalières que des visiteuses. Vous-même écrivez, dans la brochure dont vous m'avez gracieusement fait hommage : «… L'École offre à ses élèves le charme et le confort d’un foyer familial, sous la sollicitude éclairée et maternelle de Ja directrice morale sœur Louise. elle assure une solide instruction à celles qui se préparent, dans un but humanitaire, à prévenir et à combattre les fléaux sociaux. »
… Prévenir et combattre les fléaux sociaux : noble devoir, qui est le vôtre, et que vous accomplissez, Monsieur, dans le calme et la sérénité du sage, tout en prenant sur vos loisirs, pour nous réserver l’accueil de la confraternité la plus agréable.