‹ Mémoires de l’Académie de StanislasChapitre 24 sur 114 · XXX SÉANCE PUBLIQUE DU 20 DÉCEMBRE · texte numérisé non relu

XXX SÉANCE PUBLIQUE DU 20 DÉCEMBRE

haute figure de Marc-Antoine, son fils aîné, le sage con-'

seiller de Léopold, l’intendant des finances du duché, retint quelque temps l'attention de l’auteur : il nous montre le seigneur voenichisaey ns tonvrilalge tout en poursuivant l'extension de ses prérogatives et l’accroissement de ses revenus. C’est aussi la construction, à côté du vieux château, d’une maison-fief qu'il vint habiter dans les dernières années de sa vie. À la fin du siècle, un Marc-César de Mahuet, son petit-fils

pas era au contraire une grande partie de son temps en.

procès soit avec le curé de la paroisse, soit avec les béné- dictins de Saint-Evre, puis, dégoûté peut-être, vendra

en 1772 les deux tiers de sa seigneurerie aux Du Houx de Dombasle qui n’acquèreront pas davantage de popularité.

L'étude du château devait suivre tout naturellement celles des seigneurs; les renseignements, qui le concernent ne sont guère abondants qu'au xvirie siècle; un inventaire de 1772 lors de la vente nous permet de visiter en détail les différentes pièces et de décrire leur ameublement. M. l'abbé Rolin excelle dans cette description d’un intérieur confortable, douillet même, profondément marqué de l’esprit de l’époque : le crucifix de l’appartement personnel n’est-1l pas comme dissimulé dans le cabinet de toilette? Mais la tâche, dira-t-on, était aisée de restituer au moyen d’un inventaire détaillé, l’atmosphère du dernier siècle de la monarchie. Plus original certes est le chapitre que l’auteur a consacré à la communauté rurale, à ses assemblées, aux gens de justice, à la gruerle, c’est-à-dire au service forestier.

A la vie paroissiale, il était naturel qu’un prêtre s’attachât tout particulièrement, ce qui nous vaut, sur la vie religieuse du petit village lorrain, une série de traits précis et de réflexions émues. Après avoir dressé aussi haut qu'il peut remonter la liste des pasteurs qui l'ont précédé, le curé de Champenoux décrit la maison curiale,

les biens ecclésiastiques vendus au début de la Révolution.

Sur ce sujet brûlant des confiscations successives, la plume de l'abbé Rolin est légère. Après avoir cité la phrase d’un de ses prédécesseurs : « C’est là que se rendaient les

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