RAPPORT SUR LES PRIX LITTÉRAIRES XXX
bons curés, nos ancêtres dans la foi, pour y jouir de l’air pur, y entendre le chant de la fauvette, et y méditer à loisir la parole sainte. Aujourd'hui, leurs successeurs vont y pleurer sur des ruines in terra aliena », le curé actuel de Champenoux, dont la soutane s’orne de la croix de la Légion d’honneur, de la médaille militaire et de la Croix de guerre, avec cinq citations, se refuse à jouer les Jérémies : « Grâce à Dieu, dit-il, le curé de 1931, par un retour singulier des choses d’ici-bas, peut encore se rendre, pour la méditation et la prière, sur le terrain de l’ancien Douâre. C’est en effet sur une partie de l'emplacement de ce dernier, qu'est situé le grand cimetière national, dont le curé de Champenoux est le chapelain. Là, entouré des 3.000 croix des héros de 1914, en face de l’Ange. dont le geste fleurit les tombes, il comprend mieux encore que ses prédécesseurs le peu de chose que nous sommes, mieux aussi la grandeur et la valeur du sacrifice que nous pouvons parfois fournir, pour les causes sublimes qui nous dépassent. »
Ce sont ensuite les anciennes fondations, la dime, les charges de la cure qui sont passées en revue. Puis, vient l’église, la communauté paroissiale, avec les ressources que lui procuraient, sur le ban du village, le champ de l’adoration, le champ des hosties et le champ des noix, fruits que le jour de Pâques, à Champenoux et à Amance, on distribuait en guise de pain bénit. Viennent enfin les particularités liturgiques, le détail des processions et des congrégations. Aux services publics, four banal, moulin banal qui, ce dernier, subsista jusqu’à la Révolution, poste aux chevaux, service des salines (Champenoux dépendait du bureau de regrat d’Amance), à l’école, à l’assistance, notamment au gagnage des pauvres provenant d’une fondation faite en 1628, sont consacrées des pages vivantes. Tout ce que dit l’auteur n’est point sans doute particulier à Champenoux, mais il est aisé, grâce aux références, de faire le départ des renseignements tirés d'ouvrages généraux sur la Lorraine, et des précisions locales.
Quelques pages sur l’agriculture et un fort chapitre de vingt-trois pages, « la bataille pour la forêt de Cham-