‹ Mémoires de LekainChapitre 78 sur 114 · SCÈNE iv · texte numérisé non relu

SCÈNE iv

Vingt^sixihme coupure de quatre vers.

m Et je cours.... Ah! seigneur, où Toulez-yous courir?»

J'avoue que dans ces quatre vers coupés, je regrette la réponse de David ^ au sujet des révoltés qui sont vainqueurs.

LA RBIJTB.

• Que pouTCz-YOUs encor ?

DAVID

« Les combattre et mourir. »

DE LEKAIN. ijt

Ce sentiment est noble et sublime ; mais ce qui ne l'est pas, c'est ce jeu de mots : je cours Ou voulez-vous courir?

Vingl^septihme coupure de quatre vers,

DATiD, à Tharès, « Mes soldats , dont la honte irritera la rage, « Voudront venger dar vous , etc. »

Autre coupure du vieux comédien Sarrazin, dont l'âme était brûlante et l'haleine courte ; mais la faiblesse de son organe ne doit pas faire loi.

Ces vers sont beaux et nécessaires ; il faut les Isrisser subsister.

T^ingl'huitihTne coupure de quatre vers.

DAVID

« Allez , et toutes deux inspirez à mon fils • De ménager encor, etc. »

Ces sentimens sont nobles, vrais et touchans ; ils peignent la prudence et la bonté de David : pourquoi donc les supprimer ?

Je ne pense pas aussi avantageusement des quatre vers suivans du même couplet, lesquels ne sont qu'une répétition faible de ces beaux vers de la scène cinquième du quatrième acte.

« Vos esclaves par vous sont devenus vos maîtres. *

Vingt^neuvieme coupure de quatre vers»

DAVID

« Qu'Absalon me succède et ne me venge pas. « Adieu. »

Coupure bien faite : elle précipite T action sans récour ter; quand on ne fait que des sacrifices de ce genre, il n'y a rien à regretter.

Page 1