SCÈNE VI
ABSALOK.
« Je meurs !
LA BEUTB.
« Quoi ! mon fib , vous mourez ! »
Je meurs ! — Quoi! vous mourez ! Répétition qiri a l'air d'un jeu de mots, et qui apprêterait peut-être à rire à messieurs du parterre.
La Comédie l'a très bien changée par ce vers qu'elle met dans la bouche de David :
Quelle vengeance! 6 ciel! 6 trop malheureux père l trentième coupure de huit vers,
ABSALOir.
«Que de jours fortunés!.... si j'avais pu vous croire
« J'ai perdu mon espoir !.... j'ai souillé ma mémoire. »
Si j'en crois mon cœur et ma manière de sentir, je ne trouve rien d'inutile dans ce tes-
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tament de mort d'Absalon; il n'est pas aussi bien écrit que celui de Gusman dans Ahire ; mais il est plus court et aussi touchant.
LA BBIKE.
■ O sort impitoyable!.... ô mortelles alarmes! >
J'aimerais mieux que ces deux exclamations, qui peignent la douleur et le désespoir, fussent prononcées par la Reine et la femme d'Absalon.
En les divisant comme je l'imagine , elles feront peut-être un meilleur effet, parce qu'elles ramènent plus directement la mère et la belle-fille à l'intérêt commun.
TliàRiS.
O sort impitoyable!
LA RBIITB.
o mortelles alarmes!
ABSALOS.
Je frisonne, je sens accroître mes douleurs :
Seigneur !... mon père !... Ah ciel ! qu'on m'eÀiporte; je meurs.
J'estime que l'action serait plus vive et plus touchante pour chacun des interlocuteurs , si l'on pouvait joindre ce qui suit, au changement que la Comédie a déjà fait :
ABSALOir.
Je frisonne.... Mon sang ce glace.... Je frémis.
THAKÀS.
O mon cher Absdou !
▲ BSALOV.
Je me meurs.
DAYID.
O mon fils !
P. S, Je serai peut-être blâmé d'avoir ré-t tabli cent cincpiante vers dans cette belle tragédie, et d'en avoir coupé seize autres, de ma seule autorité ; mais je Faî cru nécessaire pour donner au dialogue plus de justesse , aux événemens plus de suite, et à l'action plus de précision.
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