RETRAITE DE M-' S AIN VAL AÎNÉE
A la suite des contestations qui s'étaient éles^ées entre elle et madame f^estris.
Mademoiselle Saioval ainée débuta, le 5 mai 1766 au Théâtre Français; elle fut reçue l'année d'après. Madame Vestris débuta le 19 décembre 1769, et fut reçue presque aussitôt. Toutes les deux étaient goûtées du public, quoiqjiie leur manière fat très différente. Mademoiselle Sainval brillait par des éclairs de talent qui la rapprochaient quelquefois de mademoiselle Dumesnil. Madame Vestris, plus égale , plus noble , plus intelligente , n'e^rcitait jamais de transports, ne produisait pas de fortes émotions , et plaisait toujours. La première était d'une laideur repoussante; la belle figure de l'autre se prétait difficilement au jeu des psyssions : mais elle était pleine d'agrémens.
En 1776, mademoiselle Sainval, admise pour jouer les reines, fot tentée de quelques rôles dans l'emploi des princesses, et forma sa demande daos une assemblée générale.
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Madame Vestris était en possessîoa de ces rôles ; elle défendit éloquemment ses droits (i), et rassemblée les confirma. Cette décision de la Comédie fiit sanctionnée par une distribution faite contradictoirement, en 1778, de tous les rôles tragiques du répertoire.
Cependant y mademoiselle Sainval y dont l'ambition ne se décourageait point ^ renouvela ses instances en 1779; mais elle s'adressa cette fois aux supérieurs du théâtre , qui la renvoyèrent à ses premiers juges. L'appellante , qui ne pouvait en attendre que la répétition de leur premier jugement , fit imprimer un petit écrit très vénéneux contre ses camarades 9 et surtout contre sa rivale. On pense bien qu'après cet éclat elle ne reparut plus à la Comédie.
Le théâtre eut à regretter une actrice assez distinguée; mais la société ne perdit qu'une femme inquiète y difficile et jalouse. (2)
(1) Madame Vestris parlait avec beaucoup de grâce et de facilité.
(2) Lekain termine cet exposé (que nous abrégeons) en reprochant à mademoiselle Sainval un étrange oubli de la conduite qu'avait tenue la Comédie Française à son égard , dans une circonstance effroyable.
Il n'en dit pas davantage. Nous nous croyons d'au-
Lekain répondît , par les observations suivantes^ aux prétentions de mademoiselle Sainval :
« Sans nous donner la peine de répondre
tant plus autorisés à suppléer au silence de Lekain , dont nous respectons d'ailleurs les motifs, que ce détail fait honneur à la société du Théâtre Français , et n'a rien d'avilissant pour l'actrice , que son ingratitude. Le sieur Malosëne de Roquefort, gentilhomme pro* vençal , frère des demoiselles Sainval , était sous-offîcier dans un régiment de cavalerie. Ses chefs le proposèrent, avec un autre sous-officier, pour une place de sous-lieutenant dans le même corps. Les deux concurreus étaient amis , et jouissaient tous deux , au même degré, de l'estime de leurs supérieurs et de leurs camarades. Le caractère ardent de Malosène, la soif d'avancer, et la crainte que son compétiteur ne lui fût préféré , l'égarèrent; il s'en débarrassa par un crime. Les soupçons se dirigèrent naturellement sur lui, quelque répugnance qu'eût le régiment à charger d'un assassinat un homme qu'il honorait. On exhuma le corps en présence de Malosëne : celui-ci , qui sentait que son émotion allait le trahir, se précipita sur le cadavre de sa victime, en poussant des sanglots. Cette inspiration subite > qui lui donna le temps de rasseoir ses esprits, et qui rendit tout naturel le désordre de ses traits , produisit l'effet qu'il en attendait. Ses juges étaient prêts à l'acquitter, quand il s'accusa lui-même.
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en détail à ce libelle incroyable , tout rempli d'outrages inouïs contre Tautorité, de principes faux^ de lois imaginées^ de règles et d'usages qui n'ont jamais existé, de faits con-
Une protection puissante fit commuer la peine ca-> pitale en un emprisonnement perpétuel.
Le bruit de cette malheureuse affaire s'ëtant répandu, mademoiselle Sainval aînée se rendit à l'assemblée de la Comédie Française , le i3 avril 1769, et prit la parole en ces termes : « J'apprends avec dou- « leur que plusieurs de mes camarades ont résolu de « ne pi us jouer avec moi depuis l'affreux événement...» Mademoiselle Sainval ne put achever, et sortit avec les marques du désespoir le plus violent.
Apres une délibération oii tous les avis se réunirent, les comédiens français prirent un arrêté très remarquable par les sentimens qui l'avaient dicté : « Ils n confessaient, disaient-ils, que leur état laissant au (c public une liberté, souvent plus cruelle que juste, de tt censurer leur conduite , ils n'osaient , de leur propre n autorité, se mettre au-dessus des préjugés que leur u cœur, leur conscience, leur probité condamnaient. »
£n conséquence , ils s'en remettaient à la décision de messieurs les premiers gentilshommes de la chambre^ et déféraient aux juges souverains de l'honneur le droit de prononcer, etc. etc.
Délibération de nosseigneurs ^ sur l'exposé précédent.
^ Nous, ducs d'Aumont, Fleury, Richelieu, Du-
» ras, etc., approuvons et estimons que la délicatesse
aïO MEMOÏhES
trouvés, changés ou altérés, d'injures gratuites et de sarcasmes vils et iasoleos contre des supérieurs respectables, contre les membres les plus recommandables d'une société dont mademoiselle Sainval fait elle-même partie, enfin contre madame Vestris sa camarade, dont toute la conduite est un tissu d'actes de bienfaisance, en faveur d*une cruelle ennemie, qui, lâchement furieuse, se cache derrière une muraille pour écraser à plaisir son adversaire qui marche au contraire à découvert. Jetons un coup d'oeil sur ces deux
« des comédiens français, à l'égard de l'injuste préa jagé national qui semble détruire l'état de la demoi- H selle Sain val , est fondé et très louable.
« Mais l'affaire dont il est question étant d'une na- « ture que nous jugeons ne pouvoir et devoir être im- « putée à blâme par qui que ce soit , pour la Emilie « de la demoiselle Sainval }
« Non seulement nous trouvons très bon la sensi- « bilité de la Comédie pour la triste situation de la H demoiselle Sainval , mais nous estimons qu'eu déter- « minant les comédiens à la conserver parmi eux et M sous nos ordres, nous leur fournissons les moyens « de faire un acte d'humanité qui ne peut que leur « feiire honneur , et augmenter l'estime dont nous « avong toujours donné des preuves à leur société. »
Fait à Parif y ce 19 avril 1769.
listes de rôles de mademoiselle Sainyal et de madame Vestris, qui terminent l'ouvrage.
Elles sont certainement de la main de mademoiselle Sàinval, puisqu'elle les a fait courir avant la publication de son libelle :
Rôles de madame Vestris.
Absalon, Thares,
Adélaïde de Hongrie.
Adélaïde du Guesclin.
Adèle de Ponthieu.
Alzîre.
Amalazoute.
Amazis.
Amélisé.
Aménophis.
Andromaque.
Arsacides (les).
Artaxerce.
Astarbé.
Astrale.
Athalie , Josabeih,
Atrée et Thyeste.
Bajazet , Atalide,
Barmécides (les).
Bayard.
Bérénice.
Blanche et Guiscard.
Briséis.
Britannicus , Junie,
Brutus.
Catilina.
Ghérusques (les).
Cid (le).
Cléopâtre.
Comte d'Essex (le).
Comte de Warwick (le).
Coriolan.
Cosroës.
Cromwell. ^
Deny8-le-Tyran>
Don Sanche.
Du Guesclin.
Edouard.
Égyptus.
Electre.
Ëpicaris.
Fernand Cortez.
Gabrielle de Vergy.
Guillaume Tell.
Gustave, de Piron.
Gustave , de Laharpe
Hamlet.
Héraclides (les).
Héraclius , Pulchérie.
Hérode et Marianne.
Horaces (les).
Hypermnestre. .
Illinois (les).
Idoménée , de Grébilion.
Idoménée, de Lemiëre.
Inès de Castro.
Ino et Mëlicerte.
Iphigénie en Aulide.
Iphigénie en Tauride.
Irène.
Jeanne Graj.
Lorédan.
Machabées (les).
Mahomet , de Voltaire.
Mahomet, de Lanoue.
Oreste.
Orphanis.
Orphelin de la Chine (!').
Phèdre, Aricie.
Philoctète.
Pierre-le-Cruel.
Pompée.
Pyrrhus.
Régulus*
Rodogune.
Rome sauvée.
Scythes (les).
Sémiramis.
Siège de Calais (le).
Sophonisbe.
Spartacus.
Tancrède.
Thésée.
Mahomet , de Château- Timoléon.
brun.
Manco Capac.
Manlius.
MenzicofP.
Mort de Cicéron (la) Mithridate.
Mustapha etZéangir.
Nicomède.
Œdipe , de Ducis.
Olympie.
Troyennes (les).
Vcnceslas.
Venise sauvée.
Veuve du Malabar (la).
Xercès.
Zaïre.
Zarès.
Zelmire.
Zulica.
Zulime.
(c Suivant la liste détaillée ci-dessus y avec
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tant de soin , par mademoiselle Sain val , le total se monte à io3 rôles, et 8 reclamés, qui font III rôles.
Râles de mademoiselle Sainval V aînée.
Clëopâtre^dans /{o£^o^if/ze. Léontioe, dans Héraclius.
Gornélie , dans Pompée. Arsînoë^ dans Nicomède.
Pauline, dans Po^ewc/e. Cl jtemnestre , dans ^/ecr*
Elisabeth , dans le Comte ire.
d'Essex. Léonor, dans Gustave.
Athalie. Thëmistée, dans Ino et
Agrippine. Mélicerte.
Phèdre. Statira , dans Oljrmpie.
Glytemnestre , dans Iphî" Nitocris, dans Amazis.
génie. Salmonée, dans les Ma-'
Jocaste, dans Œdipe, chabées.
Mérope. Médée , de Longepierre.
Sémiramis. 1 3 grands rôles.
Caliste. lo rd/e^ nommas petits,
Juliette , dans Roméo, par mademoiselle Sain"
Sabine , dans les Horaces, vah
a U est assez singulier que les rôles de Sabine, Léontine, Léonor, Statira, Nîtocrîs et Médée, qui produisaient un si grand effel quand ils étaient joués par mademoiselle Dumesnil, ne soient pas mis, par mademoiselle Sainyal, au nombre des grands rôles. Serait-ce à cause de la taille ? Non ; car Médée a six
cent quarante vers, et Clytemnestre , d'/^A£géniey en a deux cent trente.
« Avant de discuter sur ces deux listes, nous avons une observation à faire. La liste de madame Vestris est composée de noms de tragédies, et celle de mademoiselle Sainval, de noms de rôles. Cela parait d'abord assez indifférent; mais, avec mademoiselle Sainval, tout est fait à dessein. La première liste contient plusieurs tragédies dans lesquelles il n'y a point de princesses, mais seulement des reines. Si les rôles étaient dénommés, on s'apercevrait facilement de la supercherie. Mademoiselle Sainval a dit avec Tair de la plus grande naïveté : « Je présenterai deux « tableaux dont les contrastes révolteront : « on ne se donnera pas la peine de les discu- <( ter, et le coup sera porté. » Faisons toutefois cette discussion, plus importante qu'elle ne le parait d'abord, et commençons par la liste de mademoiselle Sainval : i". Son petit répertoire est composé par elle, de vingt-trois rôles , et il ne devrait y en avoir que vingtdeux ; car, suivant le sentiment de la Comédie, Pauline n'appartient point aux reines. Il faut croire que mademoiselle Sainval est devenue propriétaire du rôle de Caliste, qui a été joué
par mademoiselle Clairon^ et qu'elle possède un titre non illusoire de cette donation. 2**. Pourquoi mademoiselle Sainval a-t-elle oublié les sept rôles détaillés ci-dessous , et que la Comédie a placés dans sa liste ?
Maacha , dans ^hsalon, Clytemnestre, dans Orej^tf.
Dona Léonor, dans Don Hécube , dans /e5 TYq^'en-
Sanche. nés.
Pénélope^ dans Pénélope. Marguerite, dans le Comte
La Reine y dans Inès de de îf^arwick.
Castro.
G)mment a-t-elle oublié surtout les quatre derniers rôles qu'elle a joués? 3°. Pourquoi mademoiselle Sainval a-t-elle encore oublié , parmi les pièces à reprendre^ en partie du moins y les douze rôles suiyans :
Amélise y dsois jimélise. Émirhne y dans jirlaxerce.
Clëofé, dans Guillaume "Émirene y êans les Drui^
TelL / des.
Amestris , dans Cosroès. Véturie , dans Coriolan.
Adelinde , dans les Ché" Zuma , dans Zuma.
rUsques. Et Argënie ou Margiste,
Gertrude , dans Hamlet. dans Adélaïde de Hon^
Volgësie , dans les Arsa-- grie ?
cides.
« Observons encore que mademoiselle Sainval a joué les six derniers rôles, et que la suppression qu'elle en fait est désobligeante pour
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les auteurs qui les lui ont confiés ; mais mademoiselle Sainval^ dans sa colère^ on plutôt dans sa rage, ne ménage rien, ne respecte rien : nous croyons l'entendre s'écrier :
' Il vaut mieux mériter le sort le plus étrange ; Tombe sur moi le ciel , pourvu <|ue je me yenge !
(( Eh de quoi?..» de tous les services que madame Vestris lui a rendus? Il est vrai que la bienfaisance outrage et révolte le cœur des ingrats. Mademoiselle Sainval va nous dire : « Comment osez-vous mettre AméUse^ qui « n'a eu qu'une représentation; les Druides <c et les Arsacides , retirés par ordre supé- « rieur? CWi est la bonne foi? »
» Nous répondrons à mademoiselle Sainval : « Gomment osez-vous mettre cette Améw lise et ces Arsacides dans la liste prodigîeu- (c sèment exagérée de madame Vestris?.... w Où est la bonne foi? » Nous en avons ^ nous, do la bonne foi, et nous réduisons, pour concilier tout , cet article de douze rôles , à six :
« \^* Nous ne comprenons point pourquoi madomoiselle Sainval n'a pas ajouté à sa liste los neuf rôles dont madame Vestris lui a cédé volontairement la jouissance viagère , et qui sont :
Hoxaue , daus BajazeL Bérénice , dans Bérénice,
Emilie , dans Cinna, Zénobie , dans Rhada-
Valérie^ dans Manlius. miste,
Monime , dans Miihri^ Junie , dans Scévole.
date, Ino , dans Ino et Méli^
Pauline , dans Poljreuctc. certe.
Récapitulation.
Il y a 22 rôles compris au premier article. Plus 7 nommés par la Comédie assemblée.
Plus 6 suivant la réduction faite des 12.
Plus 9 faisant cession de madame Yestris.
Ceci forme un total de 44 rôles.
« Venons maintenant à la liste des rôles de madame Vestris, faite par mademoiselle SainyaL Elle monte à cent onze rôles; mais^ déduction faite des huit rôles que demande mademoiselle Sainyal^ et des neuf que lui a cédés madame Vestris, reste quatre-vingt-quatorze rôles.
c( Pour peu que Ton connaisse le répertoire tragique de la Comédie Française, on voit que la plus grande partie de ces pièces ne sera jamais jouée , un grand nombre étant tombé dans les règles , les autres ayant été retirées par les auteurs qui n'en ont pas demandé la reprise; qu'en outre, il y en a plusieurs qui n'ont que des rôles de reines et point de princesses, tels quÉgf plus jj^mélise^ Guillaume
Tell et Coriolarij placés frauduleusement dans la liste de madame Vestris ; plus, quatre pièces qui n'ont point acquis le droit de reprise, que l'on n'obtient qu'après douze représentations rhiver, et dix l'été , conformément au règlement de l'année J766; plus, sept qui sont tombées, n'ayant eu qu'une représentation; ces sept tragédies soûl ^ Aménophis , Épicaris, Egfptus, le Gustave àe M. deLaharpe, Amé- Use, Pierre-le-Cruel et Lorédan. Les quatre pièces qui n'ont point acquis le droit de reprise sont , les Scythes , la Veuve du Malabar^ les Chérusques , et Sophonisbe.
« C'est ici le cas de dire : (c Ah! mademoi- « selle Sainyal, où est la bonne foi? » Résumons : le répertoire des princesses fait par la Comédie , emploi joué en chef par madame Vestris , monte à cinquante-sept rôles ; si Ton ajoute les pièces qu'on peut reprendre ou remettre au théâtre, il sera de soixante-quatre ou soixante-six rôles. Ije tableau de ces deux emplois, composé pour mademoiselle Sainyal de quarante-quatre rôles, et pour madame Vestris de soixante- six rôles, n'offre plus rien de choquant ni de ridicule, et c'est de cette manière qu'il fallait le présenter. Si celui des reines est moindre que celui des prin-
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cesses, on répondra que l'emploi des reines a presque toujours été occupé par une seule actrice, et que celui des princesses l'a toujours été par deux, et quelquefois par trois ou quatre actrices; enfin, que jusques à mademoiselle Sainval, on a ajouté à l'emploi des reipes celui des soubrettes.
« Mademoiselle Sainval a pour épée de bataille, dans ce libelle monstrueux, le droit (ï ancienneté. Il n'est d'aucune valeur dans sa cause. Ce droit ne peut être reclamé que par les acteurs d'un même emploi, dans lequel l'ancien a toujours la liberté de choisir le rôle qui lui plait, ou qui lui convient le mieux, (i)
w Mademoiselle Sainval a été reçue pour les reines; elle n'a rien à prétendre aux rôles de princesses ; de même celles qui jouent les princesses n'ont aucun droit aux rôles" de reines y que du consentement de celle qui est en possession de cet emploi , ou pendant un
(i) C'est en vertu de ce privilège que l'on a vu Lekain jouer Oreste dans Andromaque , Pirithoiis dans Ariane , larbe dans Didon , quoique , dans ces mêmes pièces , Pyrrhus , Thësëe , Énée soient les premiers^ rôles 'y mais on ne l'a jamais vu jouer des rois , quoiqu'il soit devenu le doyen des acteurs.
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interrègne (ce qui est arriré une fois à la Comédie) ; ou dans des cas de maladies, on da service de la cour, lorsque la Comédie assemblée le juge convenable 9 et que les sapériears Tappronvent.
ff Voilà toute la cause. Que devient le libelle? Un monument honteux de noirceurs , d^audace et de mensonges. » (i)