DANS LE THÉÂTRE COMIQUE D’ ATHÈNES
Il suffit do parcourir les Fêtes de Cérès, Lysistrala et V Assemblée des femmes, pour comprendre ce qu’étaient le poète et la société pour qui la suprême indécence n’était pas la der^ nière dégradation de l’art et du talent.
Une comédie où des Athéniennes, réunies pour la fête de Cérès et de Proserpine, conjurent de se venger des insultes, d Euripide, et où toute l’action repose sur le déguisement du beau père de ce poète qui s’est introduit dans la salle des mystères; où Mnésilochus, ainsi affublé, devient pendant plusieurs scènes l’objet des plus sales équivoques ; où la cause des femmes est débattue en deux plaidoyers contradictoires, mais qui, tous deux, frappent en réalité sur le sexo lui-même ; une pièce qui roule tout entière sur une conspi-
1 La première partie de res réflexions, résumant une de mes leçons à la Faculté des lettres, a été publiée, en italien, dans la Rivista Europea, Milan, 18A5, vol. I, p. 107-1U. Je l'ai libieiuent modifiée en la reproduisant ici.