‹ Mémoires de littérature ancienneChapitre 15 sur 153 · APERÇU DES ORIGINES · texte numérisé non relu

APERÇU DES ORIGINES

Quid e»t quod me impediat ea qua probabilia miht videantur sequi , qua contra , improbare ; atque a/firmandi arrogantiam vitantem, fugere temerUatem,qua a tapientia diuidet plunmum?

CictiON, de Officlit, II, *.

Une tradition vénérable et chaque jour confirmée par les découvertes de la science, place au centre de l’Asie le berceau de la race grecque comme celui de l’humanité tout entière; mais entre ce premier âge et le jour où les Grecs occupèrent le sol qui a gardé leur nom, il y a dans l’histoire une grande lacune qui semble no devoir jamais être comblée par des faits authentiques. Des langues de l’Asie, récemment étudiées par nos philologues, montrent une intime parenté avec le grec et le latin ; quelques traits des mythologies asiatiques se retrouvent dans la mythologie grecque. Mais d'Homère aux Védas et au Zend-Avesta, la distance est immense. Si haut que nous remontions vers les premiers temps de la Grèce, elle nous offre une nation indépendante et même ennemie des races, asiatiques. Prenez -vous pour les ancêtres des Hellènes ces mystérieux Pélasges dont on ne parlait qu’avec une sorte d’effroi au temps d’Hérodote? L'âpre simplicité de

1 Leçon d'ouverture du Cours de littérature grecque, prononcée le i décembre 18i5, publiée dans ie Journal général de l’ Instruction publique.

Page 1