SUR M. J. -F. BOISSONADE
naître en détail les immenses travaux de M. Boissonade.
Puisque je me hasarde à réclamer contre des intentions qui nous inquiètent, qu’il me soit permis d’aller plus loin.
M. Boissonade défendait do son mieux contre le plus légitime empressement de ses amis la retraite qu’il utilisait si bien. Néanmoins il était trop obligeant et trop civil pour no pas répondre aux fréquentes questions que lui adressaient les philologues. Il a donc écrit beaucoup de lettres, et il les écrivait à merveille. Ceux qui en possèdent savent le prix de ces petits trésors. Le public même en a quelques échantillons dans la correspondance de P.-L. Courier. On y voit que M. Boissonade était, en cela aussi, de la meilleure école. Si l’on publiait au moins un choix et des extraits de sa correspondance, un tel recueil aurait sans doute plus d’intérêt encore que ces épltres latines de Lucas Holstenius dont il se lit l’éditeur en 1817, et qui furent accueillies avec faveur. L’excellent écrivain français relèverait encore les mérites du philologue.
Espérons donc, dans l’intérêt de tous,, que la piété de ses fils et de ses élèves pourra former un recueil posthume avec ces précieux restes de son héritage littéraire '.
' M. Le Bas, ayant été interrompu par la mort dans son pieux dessein, l'accomplissement en est aujourd'hui délégué par M. G. Boissonade à l'un de nos jeunes collègues dans l'enseignement supérieur, M. F. Colincainp, de la Facullé des lettres de Douai.
DK