‹ Mémoires de littérature ancienneChapitre 6 sur 153 · JUSQU’AU TEMPS D ARISTOTE · texte numérisé non relu

JUSQU’AU TEMPS D ARISTOTE

Discourt prononcé, le 2Ü novembre 1840, h l’ouverture du couru de littérature grecque h la Faculté des lettres

Messieurs, j’essayerais vainement de vous dissimulerl’émotioa que j’éprouve en paraissant ici pour la première fols devant vous. Peut-on s’asseoir sans un frémissement de respect dans une chaire de l’antique Sorbonne, au milieu des échos savants et glorieux dont résonne cette enceinte ? Et moi surtout, puis-je songer sans crainte que je vais rappeler dans votre souvenir le nom d’un savant helléniste * et celui de l’illustre philologue dont j’occupe la place’? Aussi, messieurs, devant ces nouvelles obligations que j’accepte avec courage et reconnaissance, ma faiblesse a cependant besoin de s’étour-

1 En reproduisant ici ces discours, qui marquent deux époques dans ma modeste vie d’homme de lettres, j’ai pensé que je devais, à ce litre même, les reproduire sans aucun changement, malgré la Imitation que je puis avoir aujourd'hui de les corriger en plusieurs passages.

s M. J. David, qui m'avait précédé dans la fonction de suppléant.

3 M. i.-F. Boissonadc.

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